PSG : les coulisses exceptionnelles d’une nuit magique à Budapest
Au bout du suspense et d’une séance de tirs au but irrespirable, le PSG a conservé sa couronne européenne face à Arsenal. De la communion avec les supporters aux célébrations privées à l’hôtel, retour sur une nuit hors du temps vécue par les Parisiens à Budapest.
Le temps s’est arrêté quelques secondes lorsque Gabriel Magalhães a expédié son tir au-dessus de la barre. Puis Budapest a explosé. Sur la pelouse de la Puskás Aréna, les joueurs du PSG se sont effondrés avant de se relever dans un même mouvement, comme libérés après plus de deux heures d’une bataille étouffante face à Arsenal. Ousmane Dembélé a sprinté vers le virage parisien, Achraf Hakimi l’a suivi avec la coupe dans les bras, tandis que les 17 000 supporters rouges et bleus présents dans l’enceinte hongroise répondaient par un rugissement assourdissant. Cette fois, il n’y avait pas le sentiment de supériorité de Munich et du 5-0 infligé à l’Inter un an plus tôt. Il y avait la délivrance. Celle d’un groupe poussé dans ses retranchements, passé par les prolongations puis une séance de tirs au but irrespirable pour finalement écrire un peu plus l’histoire du football européen.
Pendant de longues minutes, les joueurs ont refusé de quitter leurs supporters. La communion a été totale. Les chants ont recouvert les annonces du stade, les drapeaux ont continué à flotter malgré l’heure tardive et les héros du soir ont savouré chaque seconde. Luis Enrique lui-même s’est laissé gagner par l’euphorie. Le technicien espagnol a multiplié les accolades avant de s’amuser à reproduire la célèbre célébration de Khvicha Kvaratskhelia, le doigt posé sur les veines du bras, sous les rires de ses joueurs. Quelques instants plus tard, l’entraîneur asturien était porté en triomphe par son groupe. Une image forte, presque symbolique, pour celui qui a transformé le PSG en machine à gagner et qui venait de décrocher une deuxième Ligue des champions consécutive.
De nouveaux souvenirs à jamais gravés
Mais la vraie fête a commencé loin des caméras. Dans les couloirs du stade, les sourires étaient partout. Les joueurs défilaient en zone mixte avec des masques de ski sur la tête, des canettes à la main et des médailles autour du cou. Hakimi filmait tout ce qui bougeait. Dembélé enchaînait les embrassades. Nasser Al-Khelaïfi prenait dans ses bras Warren Zaïre-Emery. Puis un bruit inattendu est venu arracher quelques éclats de rire aux journalistes présents. Au dehors, les cars du PSG se sont mis à klaxonner en rythme sur des chants de supporters parisiens. Un message à peine déguisé pour les retardataires encore occupés à répondre aux médias. « Il est l’heure de partir ! », semblait crier le bus parisien. Même les joueurs présents en zone mixte en riaient. Une scène rare qui racontait à elle seule l’ambiance familiale régnant dans cette équipe.
Peu avant minuit, la délégation parisienne a finalement quitté la Puskás Arena pour rejoindre l’hôtel Anantara. Là, loin des regards, les joueurs ont prolongé les célébrations avec leurs proches, leurs familles et les membres du club. Une parenthèse intime avant une nouvelle journée historique. Ce dimanche, les champions d’Europe retrouveront Paris pour communier avec tout un peuple rouge et bleu. Un passage au Champ-de-Mars devant près de 90 000 supporters est prévu avant une réception à l’Élysée puis une grande fête au Parc des Princes. La nuit de Budapest s’achèvera alors définitivement. Mais pour le PSG, la célébration d’un exploit déjà légendaire ne fera que commencer.
En savoir plus sur