Coupe du Monde

Coupe du Monde 2026, Tunisie : les révélations surréalistes sur la journée du limogeage de Sabri Lamouchi

Mis à la porte après la cuisante défaite face à la Suède (1-5), Sabri Lamouchi n’a pas été ménagé par la fédération tunisienne… avant d’être consolé par André-Pierre Gignac.

Par Matthieu Margueritte
3 min.
Sabri Lamouchi, avec la Tunisie @Maxppp

Sabri Lamouchi avait accepté, en janvier dernier, de prendre les rênes de la Tunisie. Un choix de coeur pour l’ancien international tricolore vis-à-vis du pays de ses parents. Mais dans le monde du football, il n’y a pas souvent de place pour les sentiments. Surtout quand chacun essaie de sauver sa peau. C’est ce qu’a vécu le technicien de 54 ans, limogé par la fédération tunisienne à Monterrey, quelques heures seulement après la claque reçue face à la Suède (1-5). Depuis, Hervé Renard a pris sa place et espère désormais redresser la barre dimanche prochain face au Japon.

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Un communiqué publié, puis retiré comme si de rien n’était

Cependant, L’Équipe vient de nous dévoiler le récit de la journée d’hier fatale à Lamouchi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Aigles de Carthage n’ont pas vraiment redoré leur blason. Le quotidien explique que la Tunisie a déjà agacé pas mal de monde à la FIFA en exigeant des billets et des places de parking supplémentaires pour le match contre la Suède. Des places pour des VIP qui ne sont pas vraiment bien conduits avec leur sélectionneur puisque Sabri Lamouchi a été invectivé dès le début de la rencontre par ces personnes assises juste derrière lui.

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Rentré sonné à l’hôtel après la rencontre, l’ancien joueur de l’AJ Auxerre s’est réveillé le lendemain pour aller diriger la séance de décrassage. Sauf que, pendant ce temps-là, sa fédération (FTF) a annoncé son départ via un communiqué publié sur son compte Instagram. Un communiqué annonçant qu’un accord à l’amiable avait été trouvé et que Mondher Kebaier remplaçait Lamouchi. Certains médias, dont l’agence de presse Reuters, ont alors immédiatement relayé la nouvelle. Le souci c’est qu’aucun accord n’a été trouvé à ce moment-là puisqu’aucun document n’a été signé. La FTF a alors supprimé son communiqué, tout en faisant comme si rien ne s’était passé.

André-Pierre Gignac, le visiteur inattendu

Face à cette situation surréaliste, L’Équipe nous apprend que huit cadres de l’équipe tunisienne sont venus voir Lamouchi afin de passer un pacte avec lui : s’il part, tout le monde part. Une promesse qui aurait été dictée par le refus des joueurs de voir un Tunisien (comme Kebaier) prendre les rênes de la sélection. Annoncé comme successeur de Lamouchi, Kebaier patientait dans les couloirs de l’hôtel pendant que le président de la FTF, Moez Nasri, prenait enfin la peine d’aller annoncer à Lamouchi son licenciement. Un choix politique puisque Lamouchi a servi de fusible à Nasri pour que ce dernier sauve sa peau. Et là encore, rien ne s’est fait dans les règles, car le boss de la FTF a sorti Hervé Renard de sa manche… alors que Lamouchi n’avait toujours rien signé.

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Ce n’est que plus tard, après la visite du secrétaire général de la FTF, Oualid Merdassi, que Lamouchi signa les papiers du divorce « contre le mur de sa chambre ». Et les huit cadres venus passer un pacte avec leur coach ? Aucun ne s’est présenté et Lamouchi n’avait pas envie de les croiser dans les couloirs de l’hôtel. Mis KO, Lamouchi s’est demandé durant de longues minutes pourquoi il avait accepté une telle mission, avant de recevoir le soutien d’un acteur inattendu André-Pierre Gignac. L’attaquant français installé à Monterrey est en effet venu voler au secours de l’ancien milieu de terrain. APG s’est rendu à l’hôtel de la sélection tunisienne pour l’inviter à venir passer la soirée avec lui. Ce que Lamouchi et ses adjoints ont fini par accepter. La villa de Gignac a sans doute été plus accueillante, mais Sabri Lamouchi n’est pas près d’oublier cette journée du 15 juin 2026.

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