OM : Grégory Lorenzi sort du silence
Avant le dernier match de la saison, le directeur sportif de Brest Grégory Lorenzi, annoncé proche de l’OM, s’est confié sur la rumeur et a expliqué les raisons de son départ du club breton.
Ce samedi soir, l’Olympique de Marseille a enfin officialisé le départ de son directeur sportif Mehdi Benatia. « Après deux ans et demi au sein du club qui l’a formé en tant que joueur au début de sa carrière, Medhi Benatia quittera ses fonctions le 18 mai 2026 », a indiqué le communiqué de l’OM. Une annonce pas vraiment surprenante et qui était évidemment attendue. Pour Marseille, il faut désormais trouver un successeur qui sera à même de gérer l’immense chantier de l’été car le club se trouve à un tournant.
Depuis plusieurs semaines, un nom revient avec insistance, celui de Grégory Lorenzi. Le directeur sportif de Brest, qui quittera le club cet été, était annoncé proche de l’OGC Nice. Mais c’est finalement bien l’OM qui devrait rafler la mise. Dans un entretien accordé à Ouest-France, le dirigeant de 42 ans a évoqué la rumeur l’envoyant à l’OM. Et il a tenu à temporiser un peu. «Je communiquerai une fois ma situation réglée pour la suite de ma carrière. C’est vrai que j’ai la chance d’avoir des contacts avec quelques clubs, mais je ne peux en dire davantage. Vous aurez bientôt le dénouement. Quelle que soit la structure que je rejoindrai, ce sera forcément un fonctionnement différent. Ce sera pour moi une façon de plus me concentrer sur le rôle réel d’un directeur sportif. Je suis prêt à ça», a-t-il expliqué.
L’envie de faire un break
Grégory Lorenzi en a aussi profité pour expliquer les raisons de son départ de Brest ajoutant qu’il n’avait pas quitté le club à cause d’une offre d’un autre club. Après des récentes années exceptionnelles avec Brest, il avait besoin de repos et d’entamer un nouveau cycle. «Je ne voulais pas faire l’année de trop, m’accrocher à mon poste. Je me suis dit que c’était le moment pour le club de repartir sur une nouvelle dynamique et pour moi de couper. J’ai commencé en mars à me poser ces questions. En avril, j’étais fixé et j’en ai parlé au président. J’étais dans l’optique de faire un break. Ce n’est pas parce que j’ai eu une opportunité que j’ai voulu partir, ça a été fait dans le sens inverse. Il fallait vraiment que je puisse retrouver une nouvelle fraîcheur, soit en me ressourçant chez moi en famille, soit dans un nouveau projet», a-t-il lancé avant d’enchaîner.
«Mentalement, je n’avais peut-être pas la force de continuer. Après, je l’assume, c’est le rôle qui veut ça. Mais je ne suis pas le décideur. À un moment donné, je fais avec les moyens que j’ai pour avoir les meilleurs résultats possibles. Aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens banalisent le fait que Brest est encore en Ligue 1. Ils estiment que Brest devait investir, passer à une étape supérieure. La réalité n’est pas comme ça. Quand on voit que Troyes monte avec un budget plus important… On ne peut pas dire aujourd’hui : "on est 12e, on a fait une saison de merde. Si on est là, c’est que le recrutement n’a pas été bon."" Être 12e (au classement) avec le 16e budget, c’est surperformer et malheureusement les gens ont du mal à le comprendre.» Voilà qui est clair.
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