L’attitude de la FIFA avec l’Irak fait scandale pour la Coupe du Monde 2026
La FIFA se retrouve au centre d’un scandale après avoir laissé l’Irak dans l’impasse pour son barrage qualificatif à la Coupe du Monde 2026. Avec l’espace aérien fermé, l’impossibilité pour certains joueurs d’obtenir un visa et une guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis dix jours, la sélection irakienne voit sa participation au match décisif contre le vainqueur de Bolivie-Suriname sérieusement compromise.
Le chemin vers la Coupe du Monde 2026 s’est transformé en véritable saga pour de nombreux pays engagés dans les phases de barrages intercontinentaux, derniers tours qualificatifs avant le début officiel de la compétition organisée aux États‑Unis, au Canada et au Mexique. Parmi ces nations, l’Equipe de France pourrait être amenée à croiser le fer avec une sélection irakienne en quête d’un retour historique sur la scène mondiale. L’Irak, qui n’a participé qu’à une seule phase finale en 1986, est aujourd’hui à un match d’une place au Mondial. Un exploit que beaucoup décrivent comme l’un des plus grands motifs d’espoir pour le football dans la région asiatique. Ce barrage, censé opposer les Lions de Mésopotamie au vainqueur du duel entre la Bolivie et le Suriname à Monterrey le 31 mars, est devenu un nœud diplomatique autant que sportif. La situation autour du Moyen‑Orient a brusquement posé la FIFA au cœur d’une tempête politique et sociale qui dépasse largement les traditionnelles discussions sportives.
Depuis maintenant plus d’une semaine, une guerre ouverte secoue la région, opposant notamment les États‑Unis et Israël à l’Iran, entraînant des frappes aériennes, des ripostes massives et une escalade des tensions qui ont conduit à des bombardements et des pertes civiles importantes. Les frappes israéliennes et américaines se sont multipliées sur le sol iranien depuis fin février, déclenchant des contre‑attaques qui ont affecté plusieurs zones du Moyen‑Orient. Ce conflit armé a entraîné la fermeture de l’espace aérien irakien et de nombreuses ambassades, paralysant littéralement la logistique autour du barrage mondialiste. Dans ce climat de forte instabilité politique, la FIFA est vivement critiquée pour son silence, son manque de réaction claire et son refus apparent de prendre des décisions qui prendraient en compte la réalité humaine et géopolitique qui pèse sur l’équipe irakienne.
La propistion loufoque de la FIFA
C’est précisément dans ce contexte que la Fédération irakienne de football a officiellement demandé à la FIFA de reporter la finale du barrage intercontinental qui doit les opposer au vainqueur de Bolivie‑Suriname en fin de mois. Avec l’espace aérien de Bagdad fermé en raison des frappes et des contre‑frappes régionales, l’équipe nationale irakienne se retrouve presque totalement privée de moyens pour se déplacer, alors que près de la moitié de ses joueurs évoluent dans le championnat local et ne peuvent quitter le pays normalement. Les contraintes sont telles qu’un plan alternatif loufoque a été proposé par la FIFA, impliquant un trajet de plus de 25 heures par la route jusqu’en Turquie puis un vol international. Une offre logiquement rejetée par les autorités irakiennes et le staff technique, jugé à la fois dangereux et irréaliste. À cela s’ajoutent des complications supplémentaires concernant les visas, car plusieurs ambassades sont fermées ou inopérantes, empêchant l’équipe d’obtenir les autorisations nécessaires pour entrer au Mexique ou aux États‑Unis, où se déroulera le Mondial 2026. Face à ces obstacles, le sélectionneur Graham Arnold et la fédération irakienne appellent à une prise de décision urgente et sensée de la part de la FIFA, soulignant que disputer un match décisif sans l’ensemble des joueurs ou dans des conditions aussi dégradées remet en cause l’équité sportive.
« Une équipe composée uniquement de joueurs évoluant hors d’Irak ne serait pas notre meilleure équipe, et nous devons disposer de notre meilleur effectif pour le match le plus important du pays depuis 40 ans. Si la FIFA reportait le match, cela nous donnerait le temps de bien nous préparer. Que la Bolivie affronte le Suriname ce mois-ci et, une semaine avant la Coupe du monde, nous jouerons contre le vainqueur aux États-Unis. À mon avis, cela donnerait également à la FIFA plus de temps pour décider de son sort vis-à-vis de l’Iran. Si l’Iran se retire, nous participerions à la Coupe du monde, ce qui donnerait également aux Émirats arabes unis, que nous avons battus en qualifications, l’occasion de se préparer à affronter la Bolivie ou le Suriname », a déclaré Arnold à l’Australian Associated Press. Jusqu’à présent, la réponse de l’instance dirigeante du football mondial est restée floue, nourrissant un sentiment de mépris et d’incohérence dans la gestion d’une crise qui dépasse le simple cadre sportif. Cette attitude contraste avec les prises de parole antérieures de la FIFA sur le rôle du sport dans la paix. Cette forme de politisation assumée ou d’influence externe, notamment par rapport à certains pays du Golfe proches des instances dirigeantes, ajoute une dimension supplémentaire au scandale actuel.