L’homme se fait rare dans les médias depuis cette triste affaire. En retrait sur le plan médiatique suite au décès d’Emiliano Sala, le président du FC Nantes, Waldemar Kita, n’a pris que très rarement la parole pour tenter de se défendre. Car depuis le drame, l’homme d’affaires franco-polonais est la cible de nombreuses critiques. La principale raison des reproches est simple : la famille de l’Argentin fulmine en accusant les Canaris d’avoir tout fait pour pousser le natif de Progreso au départ. Nantes souhaitait en effet profiter de l’excellent état de forme de son attaquant pour le vendre au prix fort et toucher ainsi une somme bien plus importante que ce que le FCN pouvait espérer.

Une version à laquelle Kita a souhaité apporter quelques bémols. En froid avec les proches de Sala, le patron du FCN a profité d’un documentaire réalisé sur cette triste affaire pour livrer ses vérités dans les colonnes de L’Equipe. « Je suis un peu surpris de cette haine à mon égard. Surpris et déçu car je me comporte du mieux possible avec les gens. En même temps, en tant que dirigeant, je dois aussi accepter une vision différente de la mienne. Mais ces critiques sont très dures car ce n’est pas du tout moi. (...) Au départ, le transfert était à 20 millions d’euros, on a baissé notre prix pour, visiblement, que Emiliano et son agent touchent une prime à la signature. » Mais ce n’est pas tout.

Waldemar Kita apporte des bémols

Soucieux de ne pas vouloir passer pour le méchant de service ayant tout fait pour encaisser un gros chèque, Kita répète que Sala n’était pas mécontent non plus de plier bagage. Rémunéré à hauteur de 50 000€ par mois sur les bords de l’Erdre, l’Argentin était promis à des émoluments de l’ordre de 300 000€ mensuels à Cardiff. Depuis, Nantes est engagé dans une bataille avec Cardiff devant la FIFA pour tenter de récupérer l’argent du transfert que n’a toujours pas versé le club gallois. Et selon Kita, si Nantes veut ses sous, c’est surtout pour payer les différentes parties impliquées dans l’affaire (Bordeaux doit ainsi toucher 50% de la somme). Et pas pour s’enrichir. L’occasion d’ailleurs pour le dirigeant de rappeler son étonnement vis-à-vis de la clémence médiatique accordée à Cardiff, pas tout à fait blanc dans l’histoire selon lui.

« Je ne veux même pas de cet argent et peut-être que je ne le toucherai jamais. Mais n’oubliez pas qu’il y a un club, Bordeaux, qui doit toucher la moitié du transfert et qui suit l’affaire. On doit le rémunérer, ainsi que les agents. (...) Gagner de l’argent sur quelqu’un qui est décédé, cela ne m’intéresse pas. Nantes ne peut pas être responsable. (...) Je veux bien tout prendre. Mais quand même... À partir du moment où il a signé à Cardiff, je ne suis plus responsable du joueur. N’oubliez pas quelque chose : il était très content (de partir), il l’a dit à tout le monde quand il est revenu au club. Il faut arrêter de faire croire aux gens qu’on l’a forcé à partir. Cardiff est responsable, pas Nantes ». C’est dit.

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