FC Nantes : Collectif nantais, le projet visant la succession de Waldemar Kita

Décrié de toutes parts, Waldemar Kita est toujours le propriétaire du FC Nantes. Mais en coulisses, plusieurs entreprises locales et Mickaël Landreau ont formé le Collectif nantais avec pour but de proposer une alternative à Kita. Présentation.

Le centre d'entrainement du FC Nantes
Le centre d'entrainement du FC Nantes ©Maxppp
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À Nantes, le changement s’organise. Tout du moins, il essaie. Depuis plusieurs mois maintenant, le peuple jaune et vert affiche un rejet total de Waldemar Kita, le propriétaire du FC Nantes. Les supporters ont multiplié les manifestations contre le « FC Kita » et en coulisses, plusieurs entreprises locales tentent d’unir leurs forces afin de monter un projet capable de prendre la succession des Kita, en cas de vente bien entendu. Et ce vendredi, une conférence de presse était organisée par le Collectif nantais (CN), une société créée par plusieurs entreprises et incarnée médiatiquement par un certain Mickaël Landreau. L’ancien portier emblématique des Canaris était présent face aux médias, mais c’est Philippe Plantive, patron de Proginov, sponsor du FCN depuis 20 ans et membre créateur du CN, qui a tenté d’expliquer la démarche de ce projet.

« La réflexion est menée depuis six mois. Une prise de conscience au cours de laquelle les supporters ont joué un vrai rôle. On voit que parfois la passion disparaît, que l’engouement du public disparaît. Et les valeurs, au cœur de nos discussions avec les supporters, ne sont plus là. C’est selon nous au territoire, qui vibre en jaune et vert depuis des décennies, d’agir. (…) Notre objectif, c’est d’appuyer un projet de succession à Waldemar Kita. On ne peut pas imaginer être à la tête d’un club et être en opposition avec ses supporters et avec les élus du territoire », a-t-il déclaré, dans des propos relayés par Ouest France.

L'objectif : récolter 20 M€

Pour faire partie du Collectif nantais, le droit d’entrée est fixé à 100 000€. Le but est d’arriver à récolter pas moins de 20 M€. Un objectif peu évident pour un collectif qui n’a levé pour le moment que « quelques millions ». D’autant que ces 20 M€, qui représentent déjà un montant énorme, ne sont qu’une estimation du prix de vente du FCN. « Sans audit c’est difficile à dire. Le club de Saint-Étienne, qui est en meilleure santé financière que nous, vaut 20 millions d’euros », a déclaré Thibault François, patron de Fastea capital, autre société membre du CN. Alors qu’il faut déjà convaincre Waldemar Kita de vendre le club, il faut donc également que l’homme d’affaires franco-polonais ne se montre pas trop gourmand.

Le Collectif nantais arrivera-t-il à se faire entendre par le sulfureux propriétaire du FCN ? Plantive rappelle que ce dernier n’avait pas spécialement apprécié la nouvelle en février dernier, et qu’il avait ensuite « sorti la sulfateuse dans L’Équipe ». Malgré tout, le CN y croit et martèle que, s’il veut succéder à Kita, l’objectif n’est pas d’entrer en guerre contre le patron des Canaris. « Il faut respecter Waldemar Kita, ce n’est pas un scénario d’affrontement, mais de succession. Il mérite le respect, mais il y a toujours des choses critiquables. Notre objectif est d’apporter une alternative à Waldemar Kita ». Le projet est lancé, reste maintenant à savoir s’il aura des chances d’aboutir.

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