OM - Strasbourg : les notes du match

Porté par un doublé d’Amine Gouiri et facilité par le carton rouge strasbourgeois, l’Olympique de Marseille s’est imposé contre Strasbourg (4-0), au CEPAC Vélodrome, pour lancer cette saison 2026/2027 de Ligue 1. Voici les notes de cette rencontre.

Par La Rédaction FM
14 min.
Amine Gouiri, avec l'OM @Maxppp

La première page d’un nouveau chapitre. Après une préparation estivale mi-figue mi-raisin, l’OM avait à cœur de l’emporter au Vélodrome pour la première officielle de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Peu aidé par un mercato avec 0 recrue, l’ancien coach de l’OL et du LOSC voulait néanmoins entamer son aventure par un succès. Ainsi, il alignait un onze plutôt offensif avec Himad Abdelli, Angel Gomes, Igor Paixao, Amine Harit et Amine Gouiri pour aligner l’attaque. De l’autre côté, Strasbourg devait se rassurer. Malgré un mercato ambitieux, les Alsaciens ont réalisé une pré-saison calamiteuse sous la houlette de leur nouveau coach Hugo Oliveira. D’entrée, les dynamiques des deux clubs étaient facilement discernables dans un Vélodrome incandescent.

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Dans un début de rencontre rythmé, Strasbourg a d’abord tenté d’imposer son jeu de possession avant de subir l’agressivité du pressing olympien. Emmenés par un Paixao omniprésent et particulièrement percutant sur son côté gauche, les hommes de Bruno Genesio ont progressivement pris l’ascendant. Malgré plusieurs opportunités franches signées Gomes, Gouiri ou encore Harit (8e, 19e, 24e, 26e), la défense strasbourgeoise et un Jorgensen vigilant ont réussi à préserver le score nul jusqu’à la pause. Pêchant dans le dernier geste, l’OM a montré un visage particulièrement rassurant dans l’envie et les idées de jeu et il ne manquait que la finition aux Marseillais face à des Alsaciens très décevants.

L’OM lance parfaitement sa saison de Ligue 1

Ces lacunes offensives n’auront pas persisté longtemps et la rencontre a basculé dès la reprise du second acte. Sur une superbe combinaison amorcée par Paixao et Gomes, Amine Gouiri a ouvert le score du pied gauche pour faire exploser le Vélodrome (1-0, 46e). Totalement lancé, l’OM a enfoncé le clou quelques minutes plus tard avec l’aide de l’arbitrage de M. Buquet. Après l’expulsion directe d’El-Mourabet pour un mauvais geste sur Højbjerg (58e), Paixao a provoqué un penalty validé par la VAR en usant de malice face à Guéla Doué. Sans trembler, Gouiri a pris Jorgensen à contre-pied pour s’offrir un doublé (2-0, 66e).

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En infériorité numérique et mené de deux buts, le RCSA est complètement tombé dans le dur physiquement et mentalement. Avec une possession à son avantage, la formation marseillaise a parfaitement maîtrisé les vingt dernières minutes en faisant courir son adversaire. Entré en jeu quelques minutes auparavant, le jeune Keyliane Abdallah s’est joint à la fête d’une belle frappe du gauche (3-0, 89e) avant que Pierre-Emile Højbjerg ne corse l’addition dans le temps additionnel (4-0, 90+6e) d’une belle reprise. Grâce à cette victoire solide et maîtrisée, l’OM lance parfaitement sa saison et démontre qu’il y a sûrement des choses (positivement) surprenantes à attendre de la troupe de Bruno Genesio cette saison. De son côté, Strasbourg affiche un visage très inquiétant et confirme sa préparation estivale catastrophique.

L’Homme du Match : Gouiri (8,5) : très généreux dans le pressing sur le gardien et la défense strasbourgeoise, l’attaquant marseillais a essayé de se montrer dans la zone de vérité : sa reprise de volée passe à côté (25e), avant qu’une autre de ses tentatives ne soit détournée (43e). Dès la reprise, il ouvre son compteur but en championnat en reprenant du pied gauche le cuir, sur une passe de Gomes (46e, 1-0). En confiance après son but, il s’essaye de loin après une bonne transition et une remise de Weah (56e). Il signe ensuite un doublé en transformant un penalty provoqué par Paixão (68e, 2-0). Avec les départs de Greenwood et d’Aubameyang, le buteur algérien sera attendu comme le leader offensif de cette formation phocéenne. Ce vendredi soir, il a parfaitement rempli son rôle.

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OM

De Lange (6) : peu sollicité en première période, le portier néerlandais de l’OM s’est montré sérieux lorsque Strasbourg a trouvé le cadre. Il capte sans difficulté la tentative de Sousa (21e), avant de s’interposer sur la frappe de Yassine (32e). Il passe ensuite une soirée plus tranquille en seconde partie de rencontre.

Weah (6) : disponible dans son couloir droit, l’Américain a tenté d’apporter de la profondeur et de la qualité dans ses transmissions. Son excellent centre pour Harit aurait notamment pu déboucher sur une situation dangereuse, mais le Marocain n’est pas parvenu à enchaîner (13e). Défensivement, il n’a quasiment jamais été mis en difficulté.

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Egan-Riley (6) : une première période plutôt sobre pour le défenseur anglais, qui s’est surtout appliqué à sécuriser sa surface. Il s’est surtout distingué par une bonne intervention de la tête (36e). En seconde période, il a globalement été peu sollicité. Remplacé par Nayef Aguerd (75e), de retour à la compétition, après avoir raté la Coupe du Monde avec le Maroc et alors que son avenir demeure encore très incertain. Il a écopé d’un jaune pour une faute sur Reyna (79e).

Kondogbia (6) : solide dans ses interventions, le Marseillais a également affiché une très bonne qualité de relance depuis l’arrière. Il intervient proprement devant Mara (4e), avant de couper la trajectoire d’un centre de Doué (10e). Très bon dans sa lecture des trajectoires de passes, l’ancien joueur de l’Atlético de Madrid termine la rencontre avec cinq récupérations, trois interceptions et, surtout, cinq duels remportés sur six, preuve de sa solidité durant cette soirée de reprise de Ligue 1. Il cède sa place à quelques minutes de la fin, visiblement touché. Remplacé par Derek Cornelius (83e), de retour dans le championnat de France après son prêt chez les Rangers.

Emerson (5,5) : une première période plus compliquée défensivement pour le latéral gauche. Trop loin d’Amo-Ameyaw sur certaines situations, il a régulièrement laissé l’ailier strasbourgeois revenir sur son pied gauche et centrer vers la surface marseillaise. En seconde période, la supériorité marseillaise lui a permis d’être un peu plus tranquille et de ne pas avoir beaucoup d’oppositions face à l’Anglais et à Yassine.

Abdelli (4,5) : quelques chiffres intéressants, avec six récupérations et cinq passes dans le dernier tiers, mais une influence beaucoup trop limitée dans le jeu marseillais. Contrairement à Højbjerg, beaucoup plus présent dans l’orientation et la construction, l’ancien Angevin a eu du mal à réellement peser dans l’entrejeu et à se rendre disponible entre les lignes. Remplacé par Tochulwu Nnadi (83e).

Højbjerg (7,5) : toujours aussi présent dans le milieu, le Danois a surtout cherché à donner de l’équilibre au milieu marseillais. Une tâche qu’il a réussie avec pas mal de récupérations (8) et d’interceptions (3). Il s’est essayé de loin sur deux frappes puissantes, passées nettement à côté (31e, 41e). En seconde période, il est victime d’un vilain geste d’El Mourabet, qui écope d’un carton rouge. Il conclut sa belle prestation avec un but en fin de match pour parachever la belle victoire marseillaise (90e+6).

Gomes (7) : le Marseillais le plus dangereux de cette première période. Après une première frappe contrée (4e), il passe tout près d’ouvrir le score d’une tentative qui frôle le poteau gauche de Jørgensen (8e), avant de buter sur le portier strasbourgeois sur une nouvelle grosse occasion (19e). Très actif dans la récupération aussi et très mobile avec beaucoup de déplacements sur la largeur du terrain, il est décisif sur le premier but de la saison olympienne, avec cette passe pour Gouiri (46e). Un match réussi pour celui qui retrouve Génésio, avec qui il avait brillé à Lille.

Harit (5) : pour son premier match de Ligue 1 depuis deux ans, le Marocain a été très actif sur son aile droite dans un premier temps, cherchant à créer des différences dans les petits espaces. Il aurait toutefois pu mieux exploiter l’excellent centre de Weah à la 13e minute. Il a ensuite disparu dans le second acte, alors que ses deux compères de l’attaque se sont montrés davantage présents et ont été tous deux décisifs. Remplacé par Keyliane Abdallah (83e), buteur pour la première fois sous les couleurs de l’OM, pour sa troisième apparition en Ligue 1. Il est aussi à l’origine du 7e but en Ligue 1 de Højbjerg en fin de match.

Gouiri (8,5) : voir ci-dessus

Paixão (7,5) : remuant sur son côté gauche, même s’il a parfois manqué de justesse dans ses prises de balle, à l’image de cette intervention d’Omobamidele qui l’a stoppé dès la 5e minute. Son premier véritable déboulé a toutefois failli faire mouche : son centre dévié revient sur Gomes, qui bute sur Jørgensen (19e). En début de seconde période, son déboulé sur le côté gauche est à l’origine de l’ouverture du score de Gouiri, puisqu’il trouve Gomes. Il est encore impliqué sur le deuxième but de l’Algérien, puisqu’il provoque le penalty avec cette faute subie face à Doué (65e).

Strasbourg

- Jorgensen (4) : peu serein au pied face au pressing marseillais en début de rencontre, il se rattrape rapidement sur sa ligne. À la 18e minute, il maintient Strasbourg dans le match avec un superbe arrêt réflexe sur une frappe d’Angel Gomes à seulement trois mètres du but. Il prend ensuite confiance et réalise notamment une excellente sortie aérienne avant de se relever très vite pour détourner une frappe d’Harit qui prenait la direction de la lucarne à la 42e. Avec trois arrêts en première période, il permet à son équipe de rentrer aux vestiaires à 0-0. Il ne peut rien faire sur l’ouverture du score de Gouiri à la 46e, laissé seul pour reprendre le ballon, avant de remporter un nouveau duel face à l’attaquant marseillais sept minutes plus tard. Pris à contre-pied par Gouiri sur penalty à la 67e, il est ensuite masqué sur le troisième but et ne peut pas se coucher suffisamment vite sur la frappe d’Abdallah. Un quatrième but sur lequel il est fautif, avec des mains qui ne sont pas assez fermes.

- Antwi (4,5) : costaud durant la première demi-heure, il s’impose sur l’homme grâce à sa puissance et se montre rapide dans les un-contre-un. Sa bonne lecture du jeu lui permet également d’être rarement pris dans son dos. Il affiche toutefois certaines limites dans les duels aériens, où son manque de taille et d’expérience lui coûte plusieurs situations. Son match devient beaucoup plus compliqué après la pause : sur l’ouverture du score, il ne resserre pas suffisamment sur Gouiri et lui laisse l’espace nécessaire pour reprendre le centre et marquer. Progressivement dépassé par le rythme imposé par Marseille, il perd l’impact affiché en début de rencontre et finit par s’éteindre. Il est remplacé par Del Blanco (78e), qui manque à son tour de solidité sur le troisième but marseillais.

- Hogsberg (5,5) : très costaud dans les airs et à l’aise balle au pied, il participe à la relance propre de son équipe depuis la défense. Dur sur l’homme, présent pour contrer les frappes, il resserre rapidement sur le porteur et oblige régulièrement les Marseillais à reculer ou à tenter leur chance de loin. Sa seconde période est en revanche plus compliquée. Alors que Strasbourg éprouve énormément de difficultés à ressortir proprement le ballon, il ne parvient pas suffisamment à prendre les commandes de sa défense et se laisse progressivement submerger par la pression marseillaise. Il tente beaucoup de jeu long pour sortir son équipe de cette situation, mais avec seulement 50 % de réussite dans cet exercice.

- Omobamedele (6,5) : très costaud dans les duels, il réalise une première période presque parfaite défensivement, sans pratiquement rien laisser passer. Impérial dans les airs comme au sol, il remporte tous ses duels et ses tacles avant la pause, faisant parler sa puissance et sa qualité d’anticipation. Il est en revanche beaucoup moins à son avantage sur l’ouverture du score marseillaise, où son placement manque de justesse et laisse trop d’espace à l’attaque adverse. Malgré cette erreur, il ne sort pas de son match et reste le véritable patron de la défense strasbourgeoise pendant 90 minutes, solide dans les duels et autoritaire dans ses interventions.

- Doué (3) : très actif en première période, il multiplie les courses vers l’avant et accompagne régulièrement les contre-attaques strasbourgeoises pour apporter du danger. Mais son match bascule complètement au retour des vestiaires. Dès la 46e minute, il est surpris par l’accélération marseillaise et pris de vitesse par Paixão, laissant ensuite l’OM développer l’action qui aboutit à l’ouverture du score de Gouiri. En grande difficulté par la suite, il concède un penalty largement évitable sur Paixão après avoir tenté de dribbler dans une zone dangereuse. En manque de lucidité et de plus en plus limité dans ses montées, il souffre jusqu’au bout. Une première avec le brassard particulièrement compliquée.

- Sousa (4) : très engagé dans les duels, il apporte beaucoup d’impact physique au milieu et signe la première frappe cadrée de Strasbourg à la 21e minute, malheureusement trop écrasée pour véritablement inquiéter De Lange. Il s’éteint progressivement avant la pause et se retrouve davantage dans un rôle de l’ombre. Trop brouillon balle au pied, il manque surtout de propreté dans ses transmissions et affiche un taux de passes réussies trop faible. À la 49e minute, une perte de balle dangereuse au milieu aurait même pu coûter cher si Abdelli avait mieux négocié la situation. Une première en Ligue 1 compliquée, durant laquelle il n’a pas suffisamment maîtrisé son jeu. Il est remplacé par Pape Demba (69e).

- El Mourabet (3) : très intéressant techniquement en première période, il est omniprésent au milieu et affiche un véritable profil de box-to-box, aussi à l’aise techniquement que physiquement. Souvent dominateur dans les duels, il se distingue également par la qualité de son jeu long pour écarter et faire respirer son équipe. Il connaît en revanche une seconde période beaucoup plus difficile face à des assauts marseillais de plus en plus intenses et répétés. La frustration finit par prendre le dessus et, sur un geste d’humeur à la 56e minute, il écope d’un carton rouge mérité. Une expulsion qui vient gâcher une prestation pourtant intéressante avant la pause.

- Yassine (4,5) : peu en vue dans l’ensemble, il paye surtout le fait que le jeu strasbourgeois penche majoritairement de l’autre côté. Lorsqu’il est trouvé, il se montre pourtant serein balle au pied, réussit plusieurs prises de balle et dribbles et tente de créer des différences. À la 31e minute, il parvient notamment à se mettre en position de frappe dans un angle fermé et oblige De Lange à intervenir. Sa capacité à provoquer pousse également plusieurs Marseillais à commettre des fautes. Trop peu alimenté pour peser véritablement sur le match, il tente malgré tout de sonner la révolte en fin de rencontre, avec notamment une frappe à la 81e minute qui termine dans le petit filet extérieur.

- Amo-Ameyaw (4,5) : replacé sur l’aile droite, il est l’un des Strasbourgeois les plus recherchés en première période. Très vif et intéressant techniquement, il provoque beaucoup et oblige régulièrement son vis-à-vis à commettre la faute. Son activité manque toutefois d’efficacité dans les derniers mètres : sur ses quatre centres tentés avant la pause, aucun ne trouve un partenaire. Il tente également sa chance à la 38e minute, mais sa frappe passe largement au-dessus. Complètement effacé en seconde période, il accumule davantage de déchet et ne parvient plus à créer de différences. Il est logiquement remplacé par Reyna (69e) qui reste lui aussi invisible dans un rôle de milieu récupérateur qui ne correspond pas vraiment à ses qualités.

- Nanasi (4) : positionné trop bas pour réellement exprimer ses qualités techniques, il redescend beaucoup afin de participer au pressing et au travail défensif. Lorsqu’il parvient à évoluer plus haut, il montre pourtant qu’il peut créer des décalages et trouver la passe qui amène une frappe. Mais il touche beaucoup trop peu de ballons pour peser sur la rencontre, un constat insuffisant pour un numéro 10 capable techniquement de faire basculer une action. Il se montre davantage durant les quelques minutes qui suivent l’ouverture du score marseillaise, avant de disparaître de nouveau. Il est logiquement remplacé par Baldé (78e), qui multiplie les courses offensives sans parvenir, lui non plus, à faire la différence.

- Mara (4) : disponible et généreux dans les efforts, il multiplie les courses offensives en début de rencontre sans réellement parvenir à faire la différence. Pris ensuite en marquage individuel, il disparaît progressivement malgré ses appels et ses tentatives pour se démarquer. Trop peu influent dans les derniers mètres, il ne pèse pas suffisamment sur la défense marseillaise pour permettre à Strasbourg de se montrer réellement dangereux. Sa frustration se ressent à la 60e minute lorsqu’il donne un coup de coude à Kondogbia dans un duel aérien. Un match très compliqué dans le jeu, avec trop peu de différences créées et d’impact offensif. Il est remplacé par Ortega (69e), dont l’entrée s’effectue dans des conditions difficiles, avec très peu de ballons touchés et aucun dans la surface marseillaise.

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