En cette période de crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, les temps sont durs pour les clubs de football, notamment sur le plan économique. Alors que la Ligue 1 est suspendue jusqu’à nouvel ordre et que le flou règne autour de la date de reprise du championnat, Bernard Joannin, le président d’Amiens, va soumettre son idée d’instaurer un salary cap au conseil d’administration de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Ce système, mis en place en NBA (depuis 1984) et par la Ligue Nationale de Rugby (LNR) notamment, permettrait d’encadrer et limiter la masse salariale des clubs.

« Le football, du fait de sa spécificité événementielle, est au cœur de ce tsunami (lié au Covid-19). Cela doit nous imposer une réflexion sur l’essence même de notre système et notre fonctionnement. Nos excès remontent à la surface. Comment une entreprise peut exister avec en permanence un résultat d’exploitation négatif et s’en remettre à des perspectives de ventes et de résultats sportifs hypothétiques pour équilibrer ces résultats ? Nous devons mener une grande réflexion sur nos équilibres budgétaires et les réformer. Ainsi, 70% de nos charges sont constituées par notre masse salariale et nos efforts de réforme doivent légitimement être axés sur ce secteur en s’inspirant de la NBA avec son salary cap. J’y suis favorable », a détaillé le dirigeant de 67 ans dans les colonnes du Courrier Picard ce lundi.