Rien ne va plus depuis plusieurs semaines à Toulouse. Plus mauvais résultats dans l’histoire du club en Ligue 1, fronde des supporters, élimination honteuse face à un club de National 2 en Coupe de France, Kombouaré limogé deux mois et demi après son arrivée en remplacement de Casanova... les sujets d’inquiétude sont multiples pour le président Olivier Sadran, qui a accepté de se livrer à un exercice qu’il n’affectionne pas vraiment, la conférence de presse. Durant plus d’une heure, il a partagé son point de vue sur la crise traversée par son club.

« J’ai dit aux joueurs que nous étions aujourd’hui en Ligue 2, et que nous avions cinq points de retard sur la Ligue 1. A eux de faire ce qu’il faut pour être en Ligue 1 en mai. (…) J’ai senti beaucoup de peur et de confiance individuelle perdue chez certains joueurs, y compris les plus expérimentés. Dans ces moments là, il faut travailler sur des choses simples, comme bien défendre en premier », a-t-il notamment déclaré. Il a pointé du doigt certaines attitudes individualistes et a rappelé que, en cas de descente en L2, plusieurs d’entre eux resteront au club pour assumer la relégation. Mais il garde une pointe d’optimisme malgré tout et il n’a ainsi pas totalement accablé ses joueurs. « J’ai voulu leur faire passer le message de l’espoir, mais celui-ci ne vaut rien sans la volonté commune. Les projets individuels existent forcément mais il faut absolument arriver à les transformer en objectifs collectifs », a-t-il martelé. Parfois désabusé, voire abattu, Sadran semble malgré tout croire à une remontée, et espère que la confiance reviendra chez les joueurs. Il a également assuré qu’en cas de descente, il assumerait ses responsabilités : à savoir qu’il resterait au club pour en assurer la pérennité économique.