Inter Milan - FC Barcelone : les notes du match

Bien mauvaise opération ce soir pour le Barça, qui s'est incliné 1-0 sur la pelouse de l'Inter pour cette troisième journée de phase de poules de la Ligue des Champions.

Çalhanoğlu marque le but décisif pour l''Inter face au Barça
Çalhanoğlu marque le but décisif pour l''Inter face au Barça ©Maxppp
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En pleine bourre en Liga, le FC Barcelone effectuait un déplacement compliqué en Ligue des Champions sur la pelouse de l'Inter, qui de son côté va mal en Serie A. Battus lors du dernier match de C1 à Munich face au Bayern, les Blaugranas étaient sous pression au coup d'envoi de cette rencontre, d'autant qu'un peu plus tôt dans la journée, les Bavarois ont largement battu Plzen (5-0). Xavi pouvait tout de même compter sur ses hommes forts du moment comme Lewandowski, Dembélé ou encore Pedri et Gavi. Inzaghi lui jouait sa tête et titularisait Calhanoglu en soutien du duo Lautaro-Correa. Le meneur turc démarrait fort, donnant le tempo à son équipe. Il se signalait une première fois d'une lourde frappe (7e). Ce début de match était clairement à l'avantage des Italiens entre une main de Garcia finalement non signalée dans la surface (22e) et un but de Correa refusé (29e).

C'est finalement juste avant la mi-temps que Calhanoglu récompensait les siens d'un tir au ras du poteau (1-0, 45e+2). La soirée ne s'arrangeait pas pour les Catalans avec la sortie sur blessure de Christensen (58e). Cela coïncidait pourtant avec la montée en régime de Dembélé. Après une tentative sur le poteau (61e), il envoyait un centre décisif pour Pedri, bien aidé par la sortie ratée d'Onana (67e). Sauf que la VAR intervenait une nouvelle fois, sauvant la mise des Nerazzurri en signalait une main de Fati sur l'action. Xavi perdait un peu ses nerfs, alors que son équipe tentait de revenir au score. Skriniar frôlait le csc (86e), Busquets ne cadrait pas sa tête et la VAR n'accordait pas de penalty sur cette intervention de Dumfries (90e+2). L'Inter a résisté et s'impose 1-0, prenant seule la 2e place de la poule C, trois points derrière le Bayern, trois points devant le Barça. Revanche dans une semaine.

L'homme du match : Calhanoglu (8) : en ouvrant le score quelques secondes avant la pause, le Turc a mis un vrai coup de massue sur la tête des Catalans. Sa magnifique frappe excentrée sur le côté gauche, à l'entrée de la surface, a libéré le peuple milanais (45e+3) : son premier but depuis 6 ans en Ligue des champions. Titularisé dans un rôle inhabituel de numéro 6 à la place de Brozovic, il a su se montrer précieux sur les phases de transitions milanaises mais aussi de loin avec une première frappe puissante de loin arrêtée par ter Stegen (6e). En seconde période, il a continué à être juste et régulier, affichant 88% à la passe. San Siro lui a réservé une standing ovation bien méritée. Remplacé par Asllani à la 84e minute.

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  • Onana (5) : une première période assez calme où le portier n'a pas eu beaucoup de travail à faire, alors que le Barça peinait à se montrer dangereux puis est venue la première grosse frayeur. Sur le centre d'Ousmane Dembélé, il a complètement loupé sa sortie aérienne, Pedri rodait derrière pour marquer mais l'arbitre a annulé l'égalisation pour une main de Fati (69e). Quelques arrêts en fin de rencontre mais rien de bien fameux pour un mardi soir où il a été rarement mis en danger.

  • Skriniar (6) : malgré quelques phases où il a semblé hésitant, comme sur ses deux passes très mal dosées qui ont conduit à une perte de balle devant sa surface (15e, 22e), le Slovaque est resté bien en place avec ses deux comparses défensifs. Si la défense milanaise a avant tout été un travail collectif, il faut reconnaître une cohérence et une régularité dans la soirée du défenseur tant convoité par le PSG. Deux récupérations et un interception pour lui.

  • de Vrij (7) : le meilleur défenseur de l'Inter ce soir, le véritable patron du trio derrière. Auteur de quatre tacles, trois interceptions et cinq récupérations, il a réalisé un gros travail pour fermer les espaces et laisser le minimum d'opportunités à Lewandowski. Difficile de trouver du négatif dans la prestation du Néerlandais ce mardi soir, tant il a été dominant, vocal et constant. Remplacé par Acerbi à la 77e minute

  • Bastoni (6) : comme ses autres voisins du secteur défensif, l'Italien a conservé sa même productivité pour rassurer les tifosi milanais, notamment dans la dernière demi-heure où le Barça poussait. Dans le premier acte, il a réalisé de grosses interventions défensives en contrant plusieurs ballons, face à Dembélé ou Lewandoswki (19e, 28e). Il termine la rencontre avec quatre précieuses récupérations.

  • Darmian (5,5) : s'il a été dépassé par le rythme imposé par le Barça à plusieurs fois, il faut lui reconnaître une certaine propreté dans ses interventions avec un parfait quatre sur quatre en duels. Il est resté concentré sans prendre trop de risques dans ses relances. Pas d'étincelle ou de fioritures, un match correct sans grosse erreur. Remplacé par Gosens à la 77e minute

  • Barella (5) : sans commettre de vraies erreurs, le milieu italien a eu plus de difficultés à déployer son jeu. Rapidement averti pour contestation (22e), il ne s'est pas montré assez propre sur ses offrandes, à l'image de cette passe mal donnée à Martinez (73e) pourtant bien placé dans la surface catalane. Il a souvent hésité avant de prendre de vraies transitions, au point de ralentir le jeu milanais. En défense, Barella a souffert face à la gestion parfaite de Pedri. Il a commis trois fautes, perdu dix ballons et n'a finalement pas touché énormément de ballons par rapport à ses standards habituels.

  • Mkhitaryan (5,5) : il a eu du mal à suivre son coéquipier turc. Quelques passes ratées et trop d'hésitation sur les phases de contres. Mkhitaryan a parfois été intéressant en défense en venant en aide au trident derrière mais sa lenteur est trop souvent handicapante, parfois trop déconnecté des autres. Il a néanmoins tenté certains centres dangereux sur le côté lorsqu'il dézonait (20e).

  • Calhanoglu (8) : voir ci-dessus.

  • Dimarco (7) : le latéral italien a été l'un des artisans majeurs de l'ouverture du score intériste grâce à une magnifique ouverture sur son côté gauche qui amène l'occasion puis le but de Calhanoglu (45e+3). Dimarco a de manière générale parfaitement rempli son rôle de piston en se montrant efficace sur les contres de son équipe malgré du déchet à la passe. Il a également fait trembler San Siro avec une reprise de volée des suites d'un corner (21e). Remplacé par Dumfries à la 77e minute

  • Correa (5,5) : critiqué et sous pression, il a réalisé une performance frustrante. Il avait bien provoqué un penalty sur une belle opportunité de contre, finalement annulée par la VAR pour un hors-jeu (22e). L'ancien lazialo croyait avoir ouvert le score sur un formidable numéro devant Ter Stegen mais l'arbitre l'a finalement signalé hors-jeu (29e). Touché au genou dans le premier acte, il est sorti rapidement en seconde période avec aucun tir tenté. Remplacé par Edin Dzeko à la 56ème minute qui n'a pas eu d'opportunités réelles.

  • Martinez (5,5) : l'attaquant vedette de l'Inter a eu beaucoup de mal à se montrer dangereux et efficient. Il ne s'est procuré que très peu de véritables opportunités. La plupart des occasions franches des Italiens est venu des côtés. Sa (très légère) position de hors-jeu a annihilé le possible penalty provoqué par Correa sur la main de Garcia (22e). L'Argentin a souvent douté balle au pied, ce qui a entraîné passes ratées et pertes de balles. Il n'a tenté qu'une seule frappe en presque 100 minutes - un tir contré par le bloc espagnol.

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  • Ter Stegen (5) : il avait bien commencé le match, se montrant serein sur cette tentative lointaine de Çalhanoğlu (7e). Mais le Turc l'a finalement battu sur une nouvelle frappe de l'extérieur de la surface, bien placée, mais où l'Allemand met peut-être un peu trop de temps à se jeter au seul. En dehors de ce but dont il ne peut tout de même pas être tenu responsable, pas grand chose à signaler de son côté.

  • Sergi Roberto (4,5) : de retour en tant que titulaire à droite suite aux différentes blessures dans l'effectif de Xavi, le quatrième capitaine du Barça a été plutôt moyen. Pas foncièrement mauvais, mais pas bon nonplus, comme souvent avec lui. Les joueurs de couloir gauche de l'Inter ont finalement passé une soirée assez tranquille avec lui, puisqu'il n'a que très peu attaqué sur son couloir si on met de côté quelques assauts désespérés en fin de rencontre.

  • Christensen (6) : l'ancien de Chelsea a rendu une copie honnête ce soir. Il a tenu son rôle, on peut le dire, confirmant les bonnes sensations laisées depuis le début de saison. Il n'a que très rarement été pris à défaut par ses vis à vis offensifs, remportant plusieurs duels, tout comme il a transmis beaucoup de sécurité au reste de ses coéquipiers. Il a cependant dû laisser sa place à Piqué peu avant l'heure de jeu à cause d'une blessure, et le numéro 3 a été assez correct malgré son manque de rythme.

  • Eric Garcia (6) : il s'était fait une frayeur en début de match, avec une main qui aurait pu offrir un pénalty aux Milanais, finalement non-sifflé en raison d'un hors jeu plus tôt dans l'action. Mais le défenseur catalan a finalement été plutôt bon, comme son acolyte de la défense centrale. Son intervention est décisive sur le but hors-jeu de Correa (28e), s'avançant au tout dernier moment, comme son tacle décisif à la 73 pour empêcher Lautaro Martinez de se présenter seul face au but. Il a aussi joué assez haut et été plutôt bon avec le ballon.

  • Marcos Alonso (4) : préféré à Balde sur le flanc gauche de la défense catalane, il n'a clairement pas justifié ni rendu légitime le choix de son entraîneur. Certes, il n'a pas vraiment été mis en difficulté par l'Inter, mais il a été assez insipide sur les séquences offensives, n'apportant pratiquement rien quand son équipe attaquait. Il a laissé sa place à Balde à la 63e, qui a joué un peu plus haut et a apporté des solutions à ses joueurs offensifs.

  • Busquets (4) : devant la défense, il a été dépassé. Comme souvent dans les grands matchs où l'intensité est un peu plus élevée que lors de la majorité des rencontres de championnat, l'expérimenté milieu de terrain a beaucoup été en retard sur les séquences défensives. Et quand son équipe a eu le ballon, il n'a pratiquement pas pesé, laissant notamment Pedri lancer les actions. De quoi relancer, une fois encore, les débats autour des vétérans de l'équipe et en particulier autour de sa personne.

  • Pedri (5,5) : le maître à jouer du club catalan a rendu une copie correcte. Comme souvent lorsque son équipe est dans le dur, c'est lui qui prend ses responsabilités et prend des initiatives. Il a ainsi temporisé et distribué les ballons, et même s'il a peut-être manqué cette passe éclair pour offrir un but à un partenaire ou ce geste qui crée des différences énormes, il est un des rares Barcelonais à pouvoir quitter Milan avec la tête plus ou moins haute.

  • Gavi (5) : la pépite de La Masia a été un peu plus effacée qu'à l'accoutumée. Il a beaucoup travaillé sans ballon, ce qui est toujours appréciable pour ses entraîneurs, mais n'a pas vraiment brillé quand le cuir a transité par ses pieds. A noter quelques ballons bien distribués à son actif tout de même, à destination de Dembélé notamment (60e). Xavi l'a sorti pour faire entrer Kessié (83e) qui s'est positionné assez haut sur le terrain sans pour autant réussir à changer le déroulé du match.

  • Raphinha (3,5) : le Brésilien n'a pas brillé, dans un registre un peu plus intérieur qu'à l'accoutumée, collant moins la ligne de touche. Un pari totalement manqué pour Xavi. Le joueur de la Canarinha a ainsi été plutôt maladroit avec le ballon et a fait bon nombre de mauvais choix dans les derniers mètres. C'est simple, il n'a rien réussi. Ansu Fati l'a remplacé à la 63e mais n'a pas vraiment pu tirer son épingle du jeu.

  • Lewandowski (4) : après un sacré début de saison sous ses nouvelles couleurs, le buteur bavarois a eu un peu plus de mal ce soir. Il a globalement été bien muselé par la défense de l'Inter, mais il faut dire qu'il a eu peu de bons ballons à se mettre sous la dent. En revanche, contrairement à ce qu'on a pu voir à plusieurs reprises dernièrement, il n'a que très peu participé au jeu et n'a donc pas pesé dans l'élaboration des actions offensives de son équipe.

  • Dembélé (4,5) : sur le flanc droit de l'attaque, le Français a été le joueur offensif catalan le plus tranchant. C'est de loin celui qui a le plus tenté, multipliant les débordements et les tentatives de un contre un. Avec très peu de réussite et 20 ballons perdus notamment rien que sur les premières 45 minutes, mais il aura au moins eu le mérite d'essayer. Malheureux, il touche même le poteau à la 60e minute après un service de Gavi.

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