Dans la série des attaquants brésiliens à avoir vraiment déçu dans l’Hexagone, Christian trouve assurément une excellente place. L’avant-centre, après des débuts à l’Internacional Porto Alegre, découvre rapidement l’Europe, posant ses valises au Portugal. Mais après des expériences au Maritimo, à Estoril et à Farense, le natif de Porto Alegre refait surface à l’Internacional. Auteur de 56 buts en 66 matches disputés sous ce maillot, celui qui retrouve ses sensations de goleador régale, et se voit offrir l’opportunité de retenter un grand come-back sur le Vieux continent. Christian Corrêa Dionisio de son nom complet atterrit donc en France à 24 ans, recruté par le Paris Saint-Germain contre un chèque avoisinant les 10 M€.

Pour sa première saison, l’attaquant fait parler la poudre avec 16 buts en championnat. Mais son deuxième exercice est en revanche nettement moins abouti, et l’international auriverde (11 capes) doit se résoudre à quitter le Parc des Princes pour prendre le chemin des Girondins de Bordeaux. Deux buts et dix-huit rencontres plus tard, le flop quitte l’Hexagone la tête basse, prêté successivement à Palmeiras, Galatasaray et Gremîo, sans être capable de retrouver son meilleur niveau. Le serial buteur déchu s’engage ensuite avec le club japonais d’Omiya Ardija pour se relancer, mais rien n’y fait. Et après une pige à São Paulo, Christian enchaîne les clubs dans son pays natal, toujours sans convaincre.

De Botafogo à Portuguese en passant par Juventude et l’Internacional, l’attaquant enchaîne les prestations insipides. Le renard des surfaces en bout de course s’essaye à un rebond au Mexique, sous les couleurs de Pachuca, là encore sans succès. Et après diverses expériences toujours malencontreuses au Brésil, l’ancien espoir finit par raccrocher les crampons il y a maintenant près de trois ans. Retraité, le natif de Porto Alegre a quitté purement et simplement le monde du ballon rond. Christian est en effet désormais entrepreneur, s’occupant de la vente de carburant dans la région de Rio Grande do Sul. C’est ce qui s’appelle une étonnante reconversion !