Ce dimanche soir, on ne peut pas dire que le Paris Saint-Germain a fait étalage de tout son talent face aux Merlus en seizième de finale de Coupe de France. Le club de la capitale a d’ailleurs été quelque peu chahuté par les Lorientais. Mais au final, les Rouge et Bleu ont su s’en sortir en s’imposant sur le plus petit des scores grâce à un but de Pablo Sarabia (1-0). Un succès étriqué que ne bouderont pas les Franciliens. Car l’essentiel pour Thomas Tuchel, c’est d’avoir une nouvelle fois obtenu un résultat positif avec un onze de départ remanié, et surtout sans avoir à utiliser Neymar ni Kylian Mbappé.

Une économie d’énergie accordée aux deux stars qui n’est pas rien pour le coach allemand dont l’équipe est embarquée dans une série de matches infernale depuis le début de l’année, jusqu’au tant attendu huitième de finale de Ligue des Champions face au Borussia Dortmund le 18 février prochain. Linas-Montlhéry, Saint-Etienne, Monaco (x2), Lorient, Reims, Lille, Pau, Montpellier, Nantes, OL et Amiens ont ou vont être au programme des Parisiens avant le retour de la coupe aux grandes oreilles. Il est donc facile de comprendre que Tuchel se satisfasse parfois largement du résultat plutôt que de la manière lorsqu’il fait tourner en vue des grandes échéances du printemps.

« Ce n’est pas l’année où on a dit qu’on allait gagner la Ligue des Champions »

Un constat dont l’un des parfaits exemples est l’Espagnol Pablo Sarabia. Recruté 18 M€ pour jouer les remplaçants, l’ancien pensionnaire de Séville remplit son rôle. C’est d’ailleurs lui qui a inscrit le but décisif contre Lorient. « Je suis satisfait, je suis de plus en plus adapté au groupe, au jeu de l’équipe. Je suis ici pour apporter et j’essaie de le faire du mieux possible. C’est important, nous avons un très bon groupe. il n’y a pas que onze joueurs, il y a aussi ceux qui viennent du banc. On répond présent. C’est important, tout le monde se sent bien et on est tous au niveau », a-t-il expliqué en zone mixte.

Une analyse partagée par celui qui a justement façonné le groupe parisien l’été dernier, Leonardo. « C’est vrai qu’on va enchaîner beaucoup de matches. En janvier, on a déjà 24 ou 25 joueurs utilisés. C’est quelque chose de bien. Au niveau de la gestion du groupe, c’est important d’avoir des alternatives. Il y en a. On enchaîne aussi les bons résultats. C’est un groupe qui a grandi. Ça démontre l’état d’esprit, la confiance. C’est important d’avoir des résultats avec un turnover ». Satisfait, le Brésilien sait toutefois que le juge de paix sera la performance du PSG sur la scène européenne.

Sorti dès les huitièmes de finale depuis trois ans, le club de la capitale est-il enfin armé pour aborder ses grands rendez-vous printaniers en pleine forme ? Leonardo ne veut pas s’enflammer, mais il est sûr de la force de son équipe. « Il y a beaucoup de choses positives. Je le répète, ce n’est pas l’année où on a dit qu’on allait gagner la Ligue des Champions. Je ne veux pas qu’on crée quelque chose du style "on attend le huitième pour voir si on est capable". On n’a pas de souci mental par rapport à ça. On est tranquille, on a une bonne équipe. On est compétitif. On a le temps, on va grandir. On ne va pas dépenser de l’énergie sur le côté psychologique. Je suis sûr que le futur du PSG sera un futur très positif ». Premier élément de réponse dans un mois.