- David De Gea (Espagne) : cette saison encore, Manchester United peut remercier son portier espagnol, auteur de bon nombre de parades décisives tout au long de l’exercice 17/18. Mais avec la tunique espagnole, le joueur formé à l’Atlético a vécu un Mondial cauchemardesque. Un premier match catastrophique contre le Portugal en début de compétition, puis des rencontres où il n’a dégagé aucune sérénité, que ce soit sur sa ligne ou dans le jeu aérien. C’est d’ailleurs le joueur qui a réalisé le moins de parades dans un Mondial depuis 1966 !

- Joshua Kimmich (Allemagne) : lui aussi sort d’une très belle saison en Bavière, sur le flanc droit de la défense du Bayern. Il faisait donc logiquement partie des principaux éléments sur lesquels pouvait s’appuyer l’Allemagne pour tenter ce back-to-back. Mais c’est rapidement tombé à l’eau. En terres russes, il n’a rien montré de ce qu’il est capable de faire. Premièrement dans l’aspect offensif, où il brille pourtant, mais aussi dans le côté défensif, laissant énormément d’espaces à ses adversaires directs lors des trois matchs de poule.

- Jérome Boateng (Allemagne) : comme son coéquipier Kimmich, le défenseur germanique a vécu une compétition plutôt compliquée, n’ayant pas tenu son rôle de taulier aux côtés de Mats Hummels. Même s’il est vrai qu’il n’était pas aidé par ses milieux et ses latéraux, il a été à la rue contre le Mexique lors du premier match, en plus d’avoir déçu contre la Suède, où il a quitté la rencontre avant la fin en raison de ce carton rouge. Un Mondial à oublier.

- Gerard Piqué (Espagne) : le défenseur central espagnol a, à un degré moindre que David De Gea tout de même, vécu un Mondial pas évident. Lors du premier match face au Portugal, il a notamment offert le coup franc de la victoire à Cristiano Ronaldo sur une faute plutôt évitable, et a fait une main dans la surface qui a permis à la Russie d’égaliser en huitièmes.

- Raphael Guerreiro (Portugal) : le joueur du Borussia Dortmund a déçu. Il a énormément souffert dans l’aspect défensif, face au Maroc notamment où Amrabat lui en a fait voir de toutes les couleurs. Même face à l’Iran il n’a pas su rassurer. Offensivement, il n’a pratiquement pas pesé, alors que l’apport offensif est l’une de ses principales forces. Une copie trop insuffisante.

- Javier Mascherano (Argentine) : le Jefecito aurait peut-être dû s’arrêter avant ce Mondial... L’ancien du FC Barcelone a affiché des limites physiques conséquentes qui l’ont poussé à commettre bon nombre d’erreurs et de fautes. Ensuite, si l’Albiceleste a affiché énormément de difficultés à générer du jeu, c’est en partie de sa faute, puisqu’il n’a tout simplement aucune capacité à créer du jeu et sa vision du jeu reste assez faible. La compétition de trop...

- Mesut Özil (Allemagne) : il a essuyé bon nombre de critiques en Allemagne, étant l’un des joueurs de la Mannschaft les plus critiqués par la presse et les supporters au pays. Des critiques clairement justifiées, puisque celui qui devait être le dépositaire du jeu allemand a été totalement invisible lors de cette phase de poules, bien trop effacé. Il n’a pas pesé dans le jeu et a été bien trop nonchalant.

- Thomas Müller (Allemagne) : dans un registre différent du Gunner, mais lui aussi n’a pas été au niveau attendu. Souvenez-vous, on en parlait comme d’un potentiel Ballon d’Or il y a encore quelques années, grâce à ses belles prestations en sélection nationale, à la finition des actions notamment. Mais lors de ses apparitions en Russie, il n’a rien fait, soyons clair. Fantomatique, pas influent dans le jeu, introuvable dans les derniers mètres, il était tout simplement méconnaissable.

- Gabriel Jesus (Brésil) : Coutinho, Neymar ou Willian ont tous plus ou moins été au niveau lors de cette Coupe du Monde, avec des hauts et des bas. Gabriel Jesus lui en revanche, est passé bien à côté. En pointe de l’attaque brésilienne, il n’a marqué aucun but, et il a pourtant eu bon nombre de ballons exploitables dans la surface adverse. Des situations chaudes dont il n’a pas profité, de longues séquences où on ne l’a pas vu participer au jeu ; très loin du Gabriel Jesus qu’on a vu avec Manchester City cette saison.

- Mohamed Salah (Egypte) : attendu de pied ferme après sa superbe saison à Liverpool, il est malheureusement arrivé à ce rendez-vous russe un peu touché physiquement. Mais lors des deux rencontres disputées avec sa sélection, il n’a pas été au niveau. Il n’a quasiment fait aucune différence balle au pied, n’a pas su combiner avec ses partenaires et n’a pas su se montrer décisif. Mauvaise prestation, mais avec quelques circonstances atténuantes.

- Robert Lewandowski (Bayern Munich) : le Real Madrid et autres clubs intéressés ne risquent pas de continuer d’insister pour l’attaquant polonais, qui devrait d’ailleurs finalement rester à Munich. Faute de clubs intéressés ? En pointe de l’attaque polonaise, dont il est la principale star, il a été loin du niveau d’un top attaquant. A son actif : des occasions manquées, une participation au jeu anecdotique et une attitude qui n’a pas forcément plu en Pologne.

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