Au cours d’un long entretien accordé à L’Équipe, Didier Deschamps s’est confié à quelques jours de sa 100e sur le banc de l’équipe de France. Le sélectionneur national a notamment évoqué son pire moment à la tête des Bleus. À l’été 2016. Lorsque sa résidence secondaire à Concarneau est vandalisée avec la mention raciste. « Là, c’est la bascule. La ligne jaune est franchie. À partir de là, plus rien n’est pareil. Et beaucoup de choses ont changé dans mon approche. Ce que j’ai subi est inconcevable. C’est certainement la conséquence d’autres choses dites avant mais... », a-t-il lancé avant de poursuivre.

« Déjà que j’avais une âme de protecteur, là, elle a été décuplée. On touche à ma famille et ce n’est pas possible. Je me souviens de ce moment-là. Quand je l’ai appris, j’étais à Metz (avant d’affronter l’Écosse en amical). Oui, j’ai basculé. (Est-ce une conséquence de l’interview de Karim Benzema à l’époque ?) Pas forcément. C’est un ensemble de choses. Après, chacun doit assumer ses propos. Je ne peux pas tous les citer. Je l’ai dit à certains de vive voix », a-t-il expliqué. À bon entendeur...