« C’est de ma faute, j’ai raté les changements et on a perdu le contrôle du match, c’est ma responsabilité. C’est de ma faute aujourd’hui. L’arbitre a raison, il n’y a pas faute sur Valère Germain, mais par contre il y a faute sur Sakai à la fin. L’arbitre de touche doit l’aider, mais il y a déjà 2-2 ». André Villas-Boas a tenu à calmer un peu le jeu lors de ses déclarations d’après-match, mais il était particulièrement énervé au coup de sifflet final. Il avait ainsi écopé d’un carton rouge après avoir protesté, avec véhémence, contre l’arbitrage, une fois le match terminé.

C’est notamment ce penalty accordé aux Amiénois à la 83e minute, suite à une faute d’Amavi sur Guirassy, qui a rendu fou le tacticien portugais : « c’est la jambe de Guirassy qui va contre celle d’Amavi. Ce n’est pas un penalty, je ne comprends pas ». Les joueurs phocéens eux étaient aussi particulièrement énervés, mais n’ont pas forcément évoqué l’arbitrage de la rencontre. « Ce match nul est vraiment rageant et frustrant. On n’a pas réalisé un énorme match, mais on a fait ce qu’il fallait pour l’emporter. Le relâchement à la fin fait qu’on part avec un point. Il faut mieux gérer nos fins de matches. On a un peu la tête sous l’eau, il va falloir vite se ressaisir et se remobiliser pour faire des résultats sur les rencontres à venir », a par exemple lancé Bouna Sarr.

« On ne doit s’en prendre qu’à nous »

« Il y a eu du relâchement, on s’est peut-être trop enflammé, ce qu’on ne faisait pas auparavant. Amiens a profité de nos erreurs. Ce n’est pas une bonne opération, on ne va pas se le cacher. On lâche deux points à la maison, à nous de bien rebondir à Montpellier, de travailler pour ne plus reproduire de genre de prestation. La frustration et la déception dominent, ça fait cogiter », a de son côté expliqué Bouba Kamara, alors qu’Alvaro Gonzalez estime que les responsables de cette contre-performance sont les joueurs : « je ne sais pas s’il y a penalty, je n’ai pas revu les images. De toute façon je préfère parler de notre prestation plutôt que celle de l’arbitre. Car ce soir, on avait notre destin entre nos mains et on aurait pu se mettre à l’abri d’un retour adverse. On ne doit s’en prendre qu’à nous ».

« On a la chance d’avoir le match en mains, de ne pas être en danger, c’est encore plus frustrant de prendre deux buts dans les dernières minutes. Je n’ai pas vu l’action de l’égalisation, j’étais en train de sortir du terrain, mais j’ai vu la fin et ça m’a bien fait chier, comme tout le monde dans le stade. Perdre deux points comme ça, ça fait mal au moral, sachant qu’on a deux matches difficiles qui nous attendent », a conclu Morgan Sanson. Même si les Phocéens ont encore une avance confortable sur le Stade Rennais - neuf points dans l’attente du match des Bretons face à Montpellier - les Marseillais savent qu’ils n’auront pas le droit à l’erreur face aux Héraultais dans une semaine...