Foot Mercato : Nous sommes à moins d’une semaine de la fin du mercato. Où en êtes-vous ?

Florian Raspentino : J’étais en fin de contrat avec Bastia. Depuis, j’ai eu quelques contacts. Je devais signer en Grèce (Levadiakos) mais finalement ça ne s’est pas fait. C’est un choix personnel. J’ai encore des touches en France et à l’étranger. Mais pour le moment je n’ai pas encore pris ma décision. Je pense que ça va se faire d’ici la fin du mercato.

FM : Comment vivez-vous cette situation ?

FR : C’est vrai qu’au début ce n’était pas évident. On ne sait pas trop où on va aller. On se pose beaucoup de questions. Quand on a une vie de famille, ce n’est pas évident. Moi, ça va comme j’ai quelques contacts pour signer donc ça va un peu mieux dans la tête.

FM : On vous sent confiant concernant votre avenir. Est-ce qu’à un moment donné vous aviez peur de ne pas trouver un club ?

FR : Oui, c’est vrai qu’au début du mercato je me suis posé beaucoup de questions. On se demande si on va trouver, ce qu’on va faire. Et puis là quand les contacts arrivent on est beaucoup mieux dans la tête. Aujourd’hui, quand on est libre, c’est aussi beaucoup plus avantageux. On est libre de signer quand on veut.

FM : Vous l’avez dit avant, vous avez quelques touches. Quels clubs vous ont approché ?

FR : Il y a des clubs en France en Ligue 1 et en Ligue 2 et des clubs à l’étranger en Belgique et en Suisse. Je n’ai connu que la France. La question que je me pose c’est pourquoi ne pas aller voir dans un autre pays, dans un autre championnat. Ça fait six ans maintenant que je suis en France.

FM : On sent que l’étranger peut vous tenter. Quels types de projets, en France ou ailleurs, peuvent vous séduire ?

FR : C’est la question que je me pose d’aller voir à l’étranger pour changer de championnat, pour aller dans un endroit où on n’est pas connu par rapport à la France. Je pense que ça peut être une bonne chose pour moi d’aller dans un championnat où on ne me connaît pas et pour m’exprimer ailleurs.

Un joueur motivé plus que jamais

FM : On sent que vous voulez repartir de zéro. Est-ce que vous dites cela car on vous parle encore très souvent de l’OM ?

FR : Oui, aussi. L’OM, ce n’est pas du tout un regret. J’ai signé là-bas. C’est mon club de cœur. Je suis de là-bas. Même si je n’ai pas beaucoup joué, ce n’est pas du tout un regret pour moi l’OM. Mon passage à Marseille m’a ouvert des portes.(...) Peut-être que ça peut être une bonne chose pour moi de repartir de zéro à l’étranger.

FM : Justement en parlant de Marseille, vous avez été en contact avancé avec Levadiakos et José Anigo. Comment cela s’est passé ?

FR : C’est lui qui m’a contacté directement. On se connaît bien quand même. C’est lui qui m’avait fait venir à l’OM. Je suis allé là-bas (en Grèce) mais ça n’a pas accroché. Du coup, c’est pour ça que j’ai fait le choix de ne pas signer. C’était au début du mercato.

FM : C’est quand même "risqué" dans votre situation de refuser un club.

FR : C’était un choix difficile. C’était au début du mercato, il restait encore pas mal de temps. Je me suis dit j’espérais avoir autre chose. Ce n’était pas évident sur le coup de refuser. J’y ai pas mal réfléchi. C’est une décision que j’ai pris tout seul.

FM : Que pensez-vous pouvoir apporter à une équipe aujourd’hui ?

FR : L’envie. J’ai vraiment envie de me relancer et de jouer. L’année dernière, je n’ai pas beaucoup joué. J’ai envie de me relancer, de retrouver mon niveau de quand j’étais à Nantes, à Bastia ou même à Caen où j’avais fait quelques bons matches. Je suis motivé et prêt physiquement. Je veux aussi apporter mon expérience. J’ai pas mal de matches en Ligue 1 et en Ligue 2. Je crois que je dois avoir 130 matches en professionnel. C’est une petite expérience qui peut apporter.

Raspentino peiné pour Bastia

FM : Vous avez été blessé la saison dernière. Comment vous sentez-vous ?

FR : Ma blessure date d’il y a un an. Aujourd’hui, je suis vraiment bien physiquement. J’ai fini la saison avec Bastia avec l’arrivée de Rui Almeida. Ça fait maintenant un petit moment que je suis bien physiquement. C’était ma première blessure. Je me suis bien remis. Actuellement, je m’entraîne avec une équipe sur Marignane en CFA. Je m’étais entraîné à Bastia. Je fais tout ça pour être prêt quand je signerai ailleurs.

FM : Il y a un stage qui est mis en place pour les joueurs sans club avec l’UNFP. Pourquoi ne pas y participer ?

FR : On m’a déjà posé cette question. C’est un choix. On m’avait proposé d’y aller. Mais j’ai décliné l’invitation. C’est un choix personnel. Je sais que c’est très bien. On m’a dit que ça ouvre beaucoup de portes. Mais sur le coup j’avais fait le choix de ne pas y aller.

FM : Votre ancien club Bastia est dans une situation délicate. Quel regard portez-vous là-dessus ?

FR  : J’ai passé trois ans à Bastia. Une première année en prêt de Marseille puis deux ans en étant sous contrat. C’est vrai que je me sentais très bien là-bas. J’y ai vécu de bons moments. Ma fille est née là-bas. Donc c’est un club qui va rester gravé dans ma tête. C’est triste parce que c’est un club historique. Bastia est pour moi un grand club. Ne plus le voir dans le monde professionnel c’est triste. J’espère qu’ils vont pouvoir remonter petit à petit. Il va falloir du temps. Mais c’est possible. Il y a des équipes qui l’ont fait comme Strasbourg.

FF : Vous êtes aussi passé par l’OM. Comment jugez-vous le nouveau projet mis en place là-bas ?

FR  : Je trouve que c’est un bon projet. Ça a ramené du monde au stade. C’est ce qu’il faut. À Marseille il y a une grande ferveur. D’avoir un projet comme celui-ci, de ramener de bons joueurs, je pense que c’est très bien pour le club et pour la ville. Ils vont jouer l’Europa League cette saison. L’idéal pour ce club est de retrouver la Ligue des Champions. Pour moi, c’est l’un des grands clubs du championnat de France.

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