Le football français comptait sur l’Olympique de Marseille pour redorer son blason. Après la défaite du Paris Saint-Germain hier soir à Lisbonne (1-2) et l’humiliation subie par l’AS Monaco à Madrid (1-6), les Phocéens avaient un sacré défi à relever pour limiter la casse côté tricolore. Après avoir fait tomber Newcastle (2-1), les hommes de Roberto De Zerbi avaient l’occasion de battre au Vélodrome un autre ténor du football anglais, Liverpool. Un objectif pas simple, mais très important dans la course à la qualification pour les barrages. Seizième du classement au coup d’envoi, l’OM ne comptait que deux points d’avance sur les premières équipes classées au-delà de la 25e place. Pour réaliser l’exploit face aux Reds, RDZ devait composer sans Aguerd (retour de CAN) ni Emerson, touché à la cuisse à quelques heures du match. Pour le reste, l’Italien a misé sur un 3-4-3 avec Rulli, Pavard, Balerdi, Medina, Murillo, Hojbjerg, Kondogbia, Weah, Greenwood, Gouiri et Traoré. En face, Arne Slot dégainait un onze de départ type avec le retour de Mohamed Salah. Une première pour l’Egyptien depuis le 22 novembre dernier.
Avec de bonnes intentions, l’OM a plutôt bien démarré la rencontre avec la volonté de mettre la pression sur les Reds. Dans l’état d’esprit, rien à reprocher aux partenaires de Balerdi. Mais face à un ténor de la scène européenne, le scénario est classique : vous courez le risque de vous faire punir à la moindre petite erreur. Et Marseille a souvent joué avec le feu, notamment dans les relances de Balerdi ou des passes hasardeuses aux abords de la surface. Mac Allister a été le premier Red à mettre en alerte Rulli (19e), avant le but logiquement refusé à Ekitike pour hors-jeu (23e). Les avertissements se multipliaient pour des Phocéens de moins en moins dangereux face à un bloc anglais compact et prêt à jaillir. Sans inspiration, Marseille dépendait surtout d’un exploit individuel d’un de ses attaquants pour espérer inquiéter Alisson. Ce fut le cas à la 28e minute lorsqu’une frappe en angle fermé de Gouiri a obligé le portier brésilien à se détendre. Et puis c’est tout.
Liverpool clinique
Cette tentative a été le seul tir cadré de l’OM de cette première période. À force de jouer à se faire peur, comme ce penalty non sifflé pour Liverpool après un contact entre le ballon et le bras de Weah (43e), l’OM a fini par être puni. Après une sale faute de Balerdi sur Gravenberch à l’entrée de la surface, Szoboszlai a signé un coup franc plein de malice pour ouvrir le score (0-1, 45e). Liverpool était loin d’être impressionnant, mais les Reds ont su faire la différence sur leur seul tir cadré. Au retour des vestiaires, les Marseillais sont revenus avec l’envie de recoller au plus vite au score. Et sans surprise, il a fallu une fulgurance de Greenwood pour réveiller le Vélodrome et obliger Alisson à sortir le grand sur l’enchaînement passement de jambes-frappe de l’Anglais (52e). L’ancien Mancunien était également à l’origine d’un contre bien mené, mais Traoré n’a pas su profiter de sa passe alors qu’il se présentait seul face au portier adverse (59e).
En face, les Reds ne paniquaient pas et ont disposé de quelques balles de break comme le poteau trouvé par Ekitike (59e) ou la frappe de Wirtz dans le petit filet de Rulli (63e). Pour forcer la décision, De Zerbi a alors décidé de faire un triple changement et de faire entrer Aubameyang, Paixão et Nadir. Un coup de coaching qui n’a pas payé. Sur un débordement de Frimpong, Paixão se fait enrhumer avant de voir Rulli dévier dans ses propres buts le centre du néerlandais (0-2, 72e). Cette fois, la messe était dite. Résignés, les Marseillais n’ont plus trouvé l’énergie pour sauver l’honneur. Une aubaine pour le club de la Mersey qui n’a eu qu’à gérer les dernières minutes. Pire, Gakpo s’est permis de marquer le but du 3-0 au bout du temps additionnel. Battu, l’OM tombe à la 19e place du classement, tandis que Liverpool remonte au quatrième rang. Les Phocéens sont toujours qualifiés pour les barrages, mais il faudra faire le travail la semaine prochaine sur la pelouse du Club Bruges pour s’éviter une désillusion.
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