Sélectionné pour participer à trois Coupes du monde, Marco Antonio Rodriguez a laissé son empreinte sur le football international. Âgé de 45 ans, le Mexicain a vécu sa première grande aventure mondiale en 2006, en Allemagne, fait partie de l’édition 2010 en Afrique du Sud avant de prendre part à la cuvée brésilienne de 2014. Et pourtant, il n’a jamais fait partie de la liste des 23 del Tri. Car oui, Marco Antonio Rodriguez est un arbitre. À son actif, on retrouve notamment et surtout une demi-finale du mondial 2014 entre le Brésil et l’Allemagne. Une rencontre devenue mémorable suite au festival de la Mannschaft sur les terres brésiliennes (7-1). Un match qui a servi également de jubilé au natif de Mexico, qui a ensuite rangé son sifflet. Ce dernier a ensuite pris un virage à 180° et décidé de devenir entraîneur de football.

Un choix plutôt surprenant, car la passerelle s’effectue en général de joueur à entraîneur. Mais cela n’a pas perturbé le moins du monde Marco Antonio Rodriguez qui avait ce plan en tête depuis un moment. C’est en tout cas ce qu’il a expliqué à l’édition mexicaine de Marca : « quand j’ai pris ma retraite, il y a quatre ans, de nombreux collègues m’ont demandé pourquoi je me retirais puisqu’il me restait encore quatre ou cinq ans au plus haut niveau. Mais j’avais déjà tout en tête. Je rêvais de diriger une équipe à haut niveau et c’est pourquoi j’ai terminé ma carrière après le 7-1 entre l’Allemagne et le Brésil. C’était mon dernier match. »

Le rêve de sélectionneur du Mexique

Une fois éloigné des terrains, Marco Antonio Rodriguez n’a pas chômé puisqu’il a passé ses diplômes afin de devenir entraîneur au plus vite. Au point de s’engager récemment avec le club de Salamanca CF UDS qui évolue en D3 espagnole. Une opportunité parfaite pour lui, comme il l’a expliqué : « j’ai ensuite obtenu le titre (d’entraîneur ndlr), une maîtrise en Espagne, puis une licence de l’UEFA et j’ai eu cette opportunité. C’est la grande opportunité que j’avais espérée. Je travaille depuis des années pour ne pas me fermer les portes. Avec la licence UEFA, je peux ainsi participer à la Ligue des Champions, de sorte qu’aucune limitation administrative ne m’empêche d’atteindre ce scénario. J’ai déjà dit qu’un jour je serai l’entraîneur de l’équipe nationale mexicaine. »

S’il lui sera difficile de prendre la succession de Gerardo "Tata" Martino à court terme, Marco Antonio Rodriguez a mis toutes les chances de son côté : « depuis 2014 et ma retraite (en tant qu’arbitre, ndlr), j’ai choisi de mener à bien mon processus d’apprentissage. J’ai parcouru le monde, appris les méthodologies et partagé mes points de vue avec différents entraîneurs de classe nationale et mondiale. Cela m’a permis d’avoir ma propre idée du football. Je suis un entraîneur très intense, mais je suis aussi proche des joueurs sans pour autant perdre en autorité. » Pour se montrer, il va devoir prendre ses marques assez rapidement. Celui qu’on surnomme Chiquimarco va prendre la place de José Luis Trejo qui avait vu sa licence être refusée.

N’ayant pas pu participer à la présaison avec sa nouvelle équipe, il est amené à vivre son premier match ce dimanche. Une réception d’Arenas Getxo qui lui permettra de se faire un premier avis sur son effectif. Créé en 2013 suite à la disparition de l’UD Salamanque, le club basé en Castille-et-León est descendu jusqu’en sixième division avant de retrouver un rang en adéquation avec ses ambitions. Voulant à terme monter en Liga Adelante, les Charros et Marco Antonio Rodriguez auront beaucoup à faire cette saison. Reste désormais à savoir si du banc de touche il remettra en cause l’arbitrage ...

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10