Foot Mercato : Tout d’abord, comment allez-vous ?

Dimas Teixeira : Tranquillement, je suis toujours dans le milieu du football. Je suis agent de joueurs. J’ai aussi une école de football avec Hélder (ex-Paris SG, Ndlr) à Lisbonne. J’organise également des matches de vétérans d’une association d’anciens joueurs internationaux. Enfin, j’aide João Guerra pour le projet Football Dream Factory.

FM : Comment vous sentez-vous depuis que vous avez pris votre retraite ?

DT : Cela fait déjà huit ans, mais quand j’ai arrêté, j’ai ressenti un énorme manque. Comme je suis toujours dans le milieu et que je fais ce que j’aime, je suis très heureux.

FM : Vous avez participé à de nombreuses manifestations liées à la Football Dream Factory. Que pensez-vous du projet de Luís Figo et João Guerra ?

DT : Je trouve que c’est un projet novateur qui apporte quelque chose de nouveau au football. Aujourd’hui, il est très difficile d’avoir des opportunités de concrétiser ses rêves. Et grâce à la Football Dream Factory, João a créé cela. Avoir la chance de pouvoir montrer ses qualités dans n’importe quel domaine sur Internet, c’est unique !

FM : Comme eux, beaucoup d’anciens footballeurs professionnels se consacrent aux enfants d’une manière ou d’une autre. Pourquoi selon vous ?

DT : Normalement, notre passion pour le jeu est née quand nous étions enfants. Nous pensons que nos connaissances et nos expériences passées peuvent aider les enfants à atteindre leurs buts dans la vie.

FM : Avez-vous également des projets liés au football comme devenir dirigeant ou entraîneur ?

DT : Sincèrement, je suis prêt à assumer n’importe quel rôle dans le milieu du football. En ce moment, je suis agent de joueur. Je ne serais entraîneur que si j’y étais invité dans les sélections de jeunes ou dans un grand club. En toute logique, un poste de directeur sportif pourrait également me séduire. Comme la Football Dream Factory me fait rêver, je rêve de devenir président de l’Académica Coimbra un jour.





L’OM, un souvenir inoubliable

FM : Vous qui avez joué sous les couleurs de Benfica, qu’avez-vous pensé de la très belle saison des Liboètes ?

DT : Benfica s’est très bien renforcé et mérite pleinement son titre. Le club a su mettre en valeur ses joueurs et à perpétuer la grandeur du nom de Benfica.

FM : Vous avez également évolué à Marseille. Comment avez-vous vécu cette expérience ?

DT : Très bien, mais je suis arrivé à un moment difficile. Je me souviens de cinq mois dans un championnat très compétitif. Je suis très heureux que Marseille ait été champion cette année avec mon ami Didier Deschamps (ils se sont côtoyés à la Juventus de Turin, Ndlr) comme entraîneur.

FM : Quels sont vos meilleurs souvenirs sous le maillot de l’OM ?

DT : Tout a été très rapide, l’espace de 4-5 mois comme je vous l’ai dit. Je n’ai quasiment pas eu le temps de m’adapter au club et à la ville. L’expérience auprès des supporters de Marseille est unique et jouer au Vélodrome marque profondément par la passion et l’engouement qui existe pour le club.

FM : Et votre passage au Standard de Liège, qu’en retenez-vous ?

DT : Comme à Marseille, je ne suis resté que très peu de temps. J’ai vécu cette expérience de manière différente car je connaissais les personnes qui dirigeaient le club. Mon intégration a ainsi été beaucoup plus facile.

FM : Vous avez également joué en Turquie et en Italie. Quelle a été votre plus belle expérience ?

DT : Avoir joué à Fenerbahçe a été un moment très important dans ma carrière. Je peux dire que j’ai eu la chance de jouer dans des clubs où les supporters marquent les joueurs pour toute la vie grâce à leur soutien et la passion qu’ils témoignent au club. Les supporters de Guimarães, Benfica, Fenerbahçe, Liège et Marseille sont uniques. J’ai adoré la ville d’Istanbul. J’ai laissé la Juventus pour la fin, car des larmes de nostalgie m’envahissent rien que d’évoquer cet émouvant souvenir.

FM : Un dernier mot pour le public français

DT : Quand on nourrit de grandes ambitions, il est normal qu’il y ait des critiques quand les choses tournent mal. Le pire, c’est que parfois les échecs laissent place à des doutes sur l’implication de chacun au sein d’un groupe.