Avant la Ligue des Champions la semaine prochaine, le Paris Saint-Germain avait une nouvelle échéance importante, sur la scène nationale cette fois. Les Parisiens accueillaient ainsi Dijon dans le cadre des quarts de finale de la Coupe de France. Éliminés à ce stade de la compétition par Guingamp en Coupe de la Ligue, on pouvait imaginer que les troupes de Thomas Tuchel avaient à cœur de se rattraper. Pour ce match, l’entraîneur allemand décidait d’aligner une équipe légèrement remaniée mais qui avait tout de même fière allure. On retrouvrait donc Gianluigi Buffon dans les cages, protégé par un trio Kehrer, Silva, Kimpembe. Meunier et Bernat étaient alignés sur les côtés, pendant que Paredes et Verratti composaient l’entrejeu. Devant, Eric Choupo-Moting était épaulé par Di Maria et Draxler. Aucune des trois stars habituelles n’était présente devant donc. Côté dijonnais, Antoine Kombouaré optait pour ses hommes habituels, à quelques exceptions près, mais choisissait de les aligner dans un système à trois défenseurs. Au final, le PSG s’est qualifié pour les demi-finales grâce à sa victoire 3-0.

Après un très court round d’observation, le club francilien a rapidement pris le contrôle de la partie. Choupo-Moting avait quelques bons ballons dans la surface, mais n’en profitait pas, à l’image de ce duel face à Runarsson remporté par le portier islandais (4e). Les Parisiens allaient très vite faire la différence. D’une superbe passe qui brisait toutes les lignes bourguignonnes, Draxler trouvait Di Maria. L’Argentin signait ensuite un superbe lob devant le gardien adverse et le cuir finissait sa course au fond des filets (1-0, 8e). Les Dijonnais peinaient à répondre, et c’est toujours le club de la capitale, mené par un bon Fideo, qui dominait les débats. Les Parisiens trouvaient facilement le chemin de la surface adverse, dans le dos de la défense. Choupo-Moting était proche de percer les filets, mais Runarsson s’interposait bien pour détourner sa frappe (21e). Il a fallu attendre la 22e minute pour assister à la première réponse du DFCO, sur cette tête non cadrée d’Amalfitano (22e). La défense de Dijon tenait sur un fil et Runarsson devait une fois encore se montrer décisif, cette fois sur Di Maria (24e).

Un Angel Di Maria des grands soirs

Il n’allait en revanche rien pouvoir faire sur l’action suivante. Draxler, une fois encore, trouvait Di Maria en profondeur. Cette fois, l’ancien du Real Madrid décalait pour Choupo-Moting ; Coulibaly interceptait le ballon qui revenait cependant sur l’Argentin, qui n’avait plus qu’à le pousser au fond (2-0, 28e). Julio Tavares, servi par Sliti, trouvait tout de même le poteau sur cette belle action dijonnaise ; première frayeur du match pour les Franciliens (32e). Choupo-Moting tenait à s’illustrer ce soir, mais sa nouvelle tentative, bien sentie, était détournée par un défenseur (35e). Les assauts s’enchaînaient sur la surface de Runarsson, les Parisiens n’étant pas rassasiés. Di Maria était tout proche du triplé, mais Chafik sauvait sur sa ligne (43e). L’équipe d’Antoine Kombouaré pouvait s’estimer heureuse de repartir aux vestiaires avec un retard de seulement deux buts. Le jeu parisien était fluide, avec ce duo Paredes-Verratti plutôt en vue, alors que Draxler brillait devant eux. Ça recommençait d’ailleurs très fort pour les locaux, puisque le gardien de Dijon devait sortir un arrêt sublime sur ce coup franc botté par Paredes (47e).

On sentait tout de même des Dijonnais un peu mieux en place en ce début de seconde période, laissant moins d’espaces aux Parisiens et mettant un peu plus d’intensité que lors des quarante-cinq premières minutes. Tavares venait même inquiéter un Gianluigi Buffon peu sollicité ce soir mais vigilant (57e). En face, Runarsson continuait ses miracles et cette fois, c’est face à Draxler qu’il gagnait un duel (61e). Peu à peu, les Parisiens baissaient un peu le rythme, donnant l’impression de se réserver en vue des prochains rendez-vous. Choupo-Moting, dont le Parc attendait un but, a cependant réussi une belle action dans la surface, avec cette passe en retrait pour Thomas Meunier qui crucifiait Runarsson, pliant définitivement la rencontre (3-0, 77e). Sérieux et serein, le PSG peut maintenant se concentrer sur ce déplacement à Caen en Ligue 1 ce week-end, avant ce match retour tant attendu contre les Red Devils...

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