Cinq matches en 2019, cinq victoires. Depuis le début de l’année, le LOSC est sur un nuage. Auteur de trois succès en Ligue 1, dont le dernier face à l’Olympique de Marseille la semaine dernière (2-1 à l’Orange Vélodrome), le club nordiste a aussi battu Sochaux (1-0) et Sète (0-1) en Coupe de France. Et justement, avant de défier le Stade Rennais en huitième de finale, les Dogues avaient rendez-vous au stade Pierre Mauroy ce vendredi avec un match contre l’OGC Nice en ouverture de la 23e journée du championnat de France. Les locaux voulaient enchaîner pour conforter leur deuxième place, tandis que les Aiglons, septièmes, pouvaient s’installer au cinquième rang. Côté lillois, Christophe Galtier conservait exactement le même onze que contre l’OM. Dans les rangs niçois, Patrick Vieira optait pour un 5-3-2 avec la titularisation de Burner.

Rapidement dans cette rencontre, les Dogues prenaient les choses en main et ne lâchaient pas le ballon dans les premières minutes face à des Niçois défensifs. Après une première opportunité pour Ikoné, dont la frappe déviée terminait sa course en corner (4e), les Dogues ouvraient la marque. Auteur d’un début de match compliqué avec plusieurs pertes de balle, Atal lâchait encore le cuir et Ikoné pouvait déborder pour centrer. Sarr manquait son intervention et Leao n’avait plus qu’à fusiller Benitez (7e, 1-0). Complètement sous l’eau, les joueurs de Patrick Vieira continuaient de souffrir. Bamba trouvait de son côté Benitez (11e), mais Pépé envoyait sa frappe sur la barre transversale après avoir éliminé Danté (15e). Et les affaires niçoises ne s’arrangeaient pas du tout ensuite avec la blessure d’Atal au bout d’une vingtaine de minutes de jeu. Rattrapé par Koné dans le couloir droit, l’international algérien se tenait rapidement la cuisse ensuite et devait laisser sa place à Maolida dix minutes plus tard (32e).

Soirée noire pour les Aiglons

Et juste avant ce changement, Leao frôlait lui le doublé mais son retourné était sorti par Benitez sur sa droite. Le gardien niçois ne faisait que retarder l’échéance puisque le LOSC doublait la mise sur l’action suivante. À la suite d’un ballon perdu par Sarr, Pépé fixait Danté pour rentrer dans la surface et décocher une belle frappe enroulée. Benitez tentait alors de sortir cette tentative mais ce dernier ne faisait qu’effleurer le cuir (37e, 2-0) sur cette belle réalisation du désormais deuxième meilleur buteur de L1 avec Edinson Cavani (16 buts, derrière Mbappé - 18). Le LOSC était donc devant à la pause. Au retour des vestiaires, les Dogues continuaient sur cette belle lancée. Ikoné décalait Pépé côté droit mais Benitez venait gêner le buteur lillois, excentré par la suite (48e). L’OGC Nice réagissait alors enfin derrière. Danilo et Sarr combinaient dans le couloir gauche et le ballon arrivait sur Saint-Maximin. Un peu court, l’ailier niçois touchait le cuir de la tête mais n’arrivait pas à cadrer sa tentative (54e).

Les Aiglons retrouvaient donc des couleurs et Danili obligeait même Maignan à se coucher sur une frappe cadrée (60e). De l’autre côté du terrain, Ganago essayait lui de marquer d’un retourné mais Benitez restait vigilant (74e), avant un autre but lillois. Suite à une contre-attaque, Pépé servait Bamba dans le dos de la défense niçoise. L’ailier du LOSC prenait ensuite son temps pour ajuster Benitez d’une frappe de l’intérieur du pied (75e, 3-0). Et après avoir trouvé la barre transversale en première période, Pépé envoyait le ballon sur le poteau en fin de match (85e) suite à une frappe déviée par Danté. Le cauchemar continuait d’ailleurs pour l’OGCN puisque Lees-Melou était expulsé par M. Miguelgorry pour une semelle, certainement involontaire, sur Araujo (90e). Rémy enfonçait même le clou de la tête (90e+4, 4-0). Auteur d’un grand match, le LOSC s’imposait donc 4-0 sur sa pelouse et confrtait sa place de dauphin.