Europa League, Bodø/Glimt : le petit Poucet norvégien devenu un géant ambitieux
Club émergent sur la scène européenne depuis quelques années, la formation norvégienne de Bodø/Glimt est devenue la référence du football norvégien. Actuellement 10e de Ligue Europa avant de défier l’OGC Nice ce jeudi, le club du Cercle polaire veut écrire une nouvelle belle page de son histoire en se hissant en 1/8e de finale de la compétition.
«Maintenant, je pense que, peu importe quand je pars, que ce soit maintenant ou après la saison, j’ai contribué pour que Glimt remporte le titre en championnat pour la première fois», voici ce qu’annonçait Jens Petter Hauge à l’été 2020 peu avant de rejoindre l’AC Milan. Artisan du premier titre de l’histoire de Bodø/Glimt avec ses compères Kasper Junker, Philipp Zinckernagel ou encore Patrick Berg. Club capable de jouer parfois le haut de tableau en Norvège avec notamment 4 deuxièmes places (1977, 1993, 2003, 2019), Bodø/Glimt n’avait jamais été champion jusque-là et aura même connu en 2016 une relégation. Se concentrant sur l’éclosion de joueurs locaux assez jeunes et pouvant être revendus bien plus cher, Bodø/Glimt va se refaire une santé sportive et financière qui mènera à ce titre exceptionnel en 2020 avec 26 victoires, 3 nuls et 1 défaite. Une saison comparable à celle connue l’an dernier par le Bayer Leverkusen en Bundesliga avec Kjetil Knutsen dans le rôle de Xabi Alonso. Directeur du football de Bodø/Glimt, Håvard Sakariassen, est revenu avec nous sur cette hégémonie formidable qu’a su démarrer le club norvégien à l’échelle nationale.
«Nous sommes un club qui a attendu 104 ans avant de remporter le premier titre de la ligue. Nous avons déjà remporté des coupes, mais la ligue a été gagnée après 104 ans d’attente. Il y a une forte culture du football à Bodø. Vous savez, dans les années 70, nous sommes arrivés en deuxième position et aussi dans les années 90. Donc Bodø est une ville de football. Bien sûr, c’est une petite ville parce qu’il y a 55 000 habitants ici. Nous sommes au nord du cercle arctique. Nous sommes donc en compétition contre des villes beaucoup plus grandes au sud. Il a donc été difficile de devenir cette équipe stable. Qu’est-ce qui a changé ? Je pense que nous avons désormais un nom connu, c’est qu’il y a eu vraiment quelque chose de bon, ce que vous appelez, de la magie qui se produit, parce que nous avons un groupe d’acteurs avec le potentiel de devenir très bons. Ils sont plutôt locaux. Ils ont un bon âge. Et le club réunit des personnes clés autour de l’équipe, dirigée par Kjetil (Knutsen le coach ndlr). Et ensemble, en quelque sorte, avec toutes ces bonnes choses qui arrivent au club en même temps, la stabilité que nous avons réussi à créer, c’est la raison pour laquelle nous pouvons faire cela depuis tant d’années maintenant. Donc un peu de chance et du travail acharné et du bon travail. Et une unité plus forte dans le club aussi. Oui, définitivement. Il s’agit encore d’un petit club avec des lignes courtes et nous pouvons aller vite et ensemble», a-t-il ainsi déclaré.
Un prétendant au top 8 de la Ligue Europa
Depuis, l’évolution de Bodø/Glimt a été fantastique. Démarrant une hégémonie sur la scène norvégienne, le club a su remporter quatre titres de champion en cinq ans et a brillé sur la scène européenne. La Horde Jaune qui a été éliminée 3-2 au troisième tour de Ligue Europa lors de la saison 2020/2021 après avoir mis l’AC Milan en difficulté a enchaîné en 2021/2022 avec un quart de finale de Ligue Europa Conference face à l’AS Roma (défaite 5-2 au cumulé) alors qu’elle avait gagné 6-1 face aux Italiens lors de la phase de poules. «Si vous demandez aux supporters de Bodø ce qu’ils se rappellent le mieux des six dernières années, probablement beaucoup d’entre eux diront cette nuit à Bodø quand nous avons battu la Roma 6-1. Mais je pense que pour nous, c’est une sorte d’évolution sur toute la voie. C’est un résultat fou, je suis d’accord, mais c’est une des nombreuses bonnes performances qui me rend fier de ce que nous avons accompli», note d’ailleurs Håvard Sakariassen. En 2022/2023, Bodø/Glimt échouera en barrages de la Ligue des Champions contre le Dinamo Zagreb (4-2) avant d’être barragiste (1/16e de finale) de Ligue Europa Conference contre Lech Poznan (0-0/1-0). L’an dernier encore, Bodø/Glimt a su atteindre les barrages de la Ligue Europa Conference, mais a de nouveau échoué contre l’Ajax Amsterdam (4-3 au cumulé après prolongations). Des résultats stables, voire en progression pour le club norvégien qui a de nouveau échoué de peu à atteindre la Ligue des Champions cette saison. Atteignant les barrages, Bodø/Glimt avait gagné 2-1 contre l’Étoile Rouge de Belgrade avant de perdre 2-0 au retour. Reversé en Ligue Europa, le club norvégien y a fait de grandes choses.
Une véritable odyssée européenne de plusieurs années qui a permis à Bodø/Glimt de se renforcer dans l’idée de pouvoir soulever des montagnes comme nous l’évoque Håvard Sakariassen : «si vous remontez six ans en arrière, c’était un monde inconnu pour nous, mais je pense que nous le faisons depuis de nombreuses années maintenant, et pour nous qui rencontrons maintenant Manchester United, Porto, nous allons là-bas avec la ferme conviction que nous pouvons performer contre qui que ce soit. Et bien sûr, parfois, on rencontre de très bonnes équipes, comme quand nous avons joué à l’extérieur face à Arsenal, on a senti que le niveau dans ce match était peut-être vraiment élevé. Mais encore une fois, quand nous avons rencontré Arsenal à la maison une semaine plus tard ou deux semaines plus tard, c’était un match serré. Je pense donc que nous croyons en nous-mêmes, que nous croyons simplement en l’idée d’y aller et d’essayer de performer. Nous croyons réellement en notre équipe, en la culture et en la façon dont nous jouons au football. Nous essayons d’être Bodø Glimt partout où nous allons. Si nous sommes ici à Aspmyra ou que nous venons à Nice ou que nous allons à Manchester ou quoi que ce soit, nous essayons de ne pas trop nous adapter à l’adversaire, mais d’essayer d’être courageux et de jouer le jeu que nous connaissons le mieux. Et si nous le faisons assez bien, je pense que nous avons prouvé que nous sommes également capables d’obtenir de bons résultats.»
Vainqueur d’entrée du FC Porto (3-2), l’équipe de Kjetil Knutsen a notamment dominé Braga (2-1) ou encore Besiktas (2-1) tout en faisant douter Manchester United (défaite 3-2). Situé à la dixième place avec 13 points, Bodø/Glimt visera donc une place dans le top 8 synonyme de qualification directe pour les 1/8e de finale de la compétition et pour y croire cela passera par un nouveau succès ce jeudi contre Nice. «Je pense que nous allons faire comme d’habitude. On essaie de laisser le classement derrière nous et on se rend à Nice. Et on essaye… Je sais que nous allons jouer contre une très bonne équipe. Ils ont une saison vraiment bizarre, étant vraiment forts en championnat et pas si forts en Coupe d’Europe. Mais c’est une très bonne équipe et pour nous, il s’agit de bien se préparer à ce qui nous attend et d’aller là-bas et de faire une bonne performance. Et si nous le faisons, la chance de gagner est là. Et à la fin, vous obtenez ce que vous méritez» nous a ainsi confié Håvard Sakariassen, sur les chances d’accrocher un top 8. De là à entrevoir les choses en grand ? «Il n’y a pas eu d’objectifs au cours des six dernières années. Ça a été un long voyage. Donc, pour nous de dire que cette année, nous allons gagner la Ligue Europa ou nous allons jouer jusqu’en 8e de finale, demi-finale ou quoi que vous disiez. Nous ne travaillons pas de cette façon, nous ne pensons pas de cette façon. Le premier pas pour nous est d’aller à Nice, de préparer du mieux que nous pouvons et d’être courageux et essayer de faire notre meilleure performance contre Nice. Voilà donc l’objectif», a d’ailleurs martelé Håvard Sakariassen.
Un titre totalement fou décroché il y a quelques semaines
En confiance, le club norvégien peut s’appuyer sur une fin de saison folle fin 2024 qui s’est terminée par le titre de champion. En tête du championnat de la 3e à la 27e journée, Bodø/Glimt s’était fait une frayeur face à Brann Bergen dont le coach Eirik Horneland a depuis débarqué du côté de l’AS Saint-Étienne. En effet, les joueurs de Kjetil Knutsen avaient enchaîné quatre matches sans victoires contre Tromso (0-0), Rosenborg (défaite 3-2), Molde (3-3) et Fredrikstad (2-2) dans la dernière ligne droite. Doublé par Brann Bergen, Bodø/Glimt a finalement retourné la situation sur le fil en battant Odd (2-0) et Lilleström (5-2) quand dans le même temps Brann avait loupé le coche face à Molde (défaite 2-1) et au Viking Stavanger (1-1). Un scénario complètement fou pour Bodø/Glimt qui s’avance encore plus fort.
«Nous avons eu une dure bataille l’an dernier contre Brann à la fin de la saison. Au milieu de la saison, nous menions avec un nombre confortable de points. Quand nous avons joué beaucoup de matchs en automne, nous avons eu un peu de mal avec les résultats. À la fin de la saison, je pense qu’il restait deux matchs avant la fin de la saison. Brann était en fait passé devant nous au classement tout d’un coup. Heureusement, nous avons réussi à garder notre calme et à gagner les deux derniers matchs et nous avons donc fini au sommet du classement et vous savez que c’est énorme pour un club comme le nôtre d’être champions. Même si nous avons eu six bonnes années, nous sommes toujours un petit club d’une petite ville en Norvège. Donc, pour nous de gagner le championnat, c’est énorme et aussi l’impact que cela a eu sur la saison 2025. Nous sommes déjà qualifiés pour les barrages de la Ligue des champions en tant que champions, c’est également énorme pour notre club. Pour tous les adeptes, du football norvégien, je pense que c’est peut-être le scénario idéal, qu’il soit serré jusqu’à la fin», nous a ainsi avec émotion Håvard Sakariassen.
Kjetil Knutsen l’architecte de Bodø/Glimt
L’une des principales forces de Bodø/Glimt reste son identité forte et sa stabilité depuis quelques années. Fier de son ancrage géographique, le club norvégien s’est développé autour du concept d’unité. Financièrement le club est bassé d’un budget de 4,2M€ en 2017 à 25M€ actuellement. Un nouveau stade est également prévu pour 2027 et disposera d’une capacité de 10 000 places alors que l’actuel stade Aspmyra compte 8 270 sièges. D’ailleurs cette saison lors du match contre Manchester United, 6500 fans sont allés en Angleterre, soit 12% du nombre de la population de la ville. Impliqué sur de nombreuses causes comme le développement durable, Bodø/Glimt a une grosse part humaine dans son mode de fonctionnement. Justement un homme se distingue comme le chef d’orchestre sportif. Architecte de l’équipe, Kjetil Knutsen est à la tête de l’équipe depuis janvier 2018 pour un bilan tout simplement remarquable de 180 victoires en 304 matches ainsi que 4 championnats remportés sur les 5 dernières années. En 2020 alors que Bodø/Glimt avait remporté son premier titre de champion de Norvège, le club avait su faire l’unanimité par son jeu et a maintenu cette philosophie. «Les gens sont surpris et abasourdis. Ils sont impressionnés par la qualité du football qu’ils jouent. Ils ont charmé beaucoup de fans de football, même des gens qui sont pour d’autres clubs ont applaudi. Cette équipe est la plus forte de l’histoire du football norvégien. Je pense qu’ils ressemblent à Liverpool. Et l’équipe favorite de Kjetil Knutsen est… Oui, Liverpool. Et il m’a dit une fois qu’il avait l’impression qu’ils leur ressemblaient quand ils jouaient à leur meilleur niveau», nous avait d’ailleurs déclaré à l’époque Per Angell Berntsen, journaliste pour TV2. Lors de son premier titre, Bodø/Glimt avait terminé avec 19 points d’avance sur son dauphin Molde et en établissant un record de 103 buts inscrits en 30 matches.
«Kjetil est venu à nous, il y a huit ans et nous avons fait ce voyage ensemble. Il y a beaucoup de personnes clés dans le club qui ont été effectivement ensemble tout au long du voyage. Il y a donc un lien étroit entre les êtres humains dans notre club. Je pense que c’est une grande partie de son fait d’être encore ici. Nous aimons vraiment être ensemble, travailler ensemble, nous nous amusons, nous nous battons, mais nous nous faisons confiance. Et nous savons que nous nous protégeons mutuellement. Il fait confiance au club et ensuite, c’est dans les deux sens. C’est donc une partie du jeu. Je pense que Kjetil a été, comme vous l’avez dit, la personne clé dans ce projet, peut-être parce qu’étant le coach et aussi de rester ici quand vous avez toutes les offres, parce que bien sûr quand vous obtenez le résultat que nous avons eu les huit dernières années, les autres clubs essaient de le prendre, ce que je comprends parfaitement, mais cela montre quelque chose dans son caractère et sa personnalité et à quel point il est fidèle au projet que nous avons en commun. C’est une grande partie de la continuité des bonnes personnes, c’est vraiment aussi important pour Bodø/Glimt. Je suis donc content qu’il soit toujours là et je ne sais pas, peut-être que nous allons travailler un an de plus ou peut-être 10 ans. Nous ne prévoyons pas aussi longtemps à l’avance, mais je sais que nous n’avons pas le sentiment d’arriver à la fin de ce que nous pouvons faire à Bodø/Glimt. J’espère donc qu’il restera longtemps», a ainsi souligné Håvard Sakariassen. Aberdeen, les Glasgow Rangers, Norwich City, Anderlecht ou encore l’Ajax Amsterdam, nombreux sont les clubs qui ont été liés au technicien de 56 ans, mais celui-ci a toujours continué de jurer fidélité à Bodø/Glimt jusque-là. Sous contrat jusqu’en décembre 2025 avec le club norvégien, Kjetil Knutsen n’a pas fini de régaler le football norvégien et européen avec son 4-3-3 offensif.
Tous les feux sont au vert pour Bodø/Glimt
Plus mûr, Bodø/Glimt a beaucoup évolué et a su faire éclore de nombreux joueurs. Récupérant 68,74 millions d’euros sur les cinq dernières années, des montants élevés pour le football norvégien, Bodø/Glimt a régulièrement trouvé la pépite qui allait exploser en son sein pour partir nettement plus cher ailleurs. Un contexte idéal qui attire de plus en plus de joueurs prometteurs. «Je pense que l’activité de notre club dans un contexte scandinave est vraiment bonne. Comme vous l’avez dit, nous sommes un club bien connu. Les joueurs savent que nous nous battons pour des titres. Les joueurs savent que nous sommes en Europe depuis cinq ans maintenant. C’est une très bonne scène. Je pense aussi que la culture que nous avons ici, fait que les joueurs qui viennent ici progressent comme Albert Grønbæk. Il n’était pas un titulaire au Danemark quand on l’a amené ici. Je pense donc que c’est, pour le personnel d’entraînement, la culture du club, la scène locale, que nous sommes en mesure d’être un endroit où vous pouvez réellement développer et atteindre votre potentiel. Je pense que c’est vraiment une culture, et si vous faites cela pendant des années, vous devenez vraiment attrayant parce que les joueurs savent que nous pouvons aller à Bodø et jouer sur cette scène et nous sommes aussi dans une culture qui va permettre de se développer en tant que joueur de football» constate Håvard Sakariassen.
Parmi les principales ventes du club, on compte notamment Albert Grønbaek parti pour 15M€ à Rennes, Faris Moumbagna vendu pour 8M€ à Marseille, Hugo Vetlesen acheté 7,75M€ par Bruges ou encore Victor Boniface vendu 6,1M€ à l’Union Saint-Gilloise. Le Championnat de France a été assez attentif aux aventures de Bodø/Glimt car outre Albert Grønbaek et Faris Moumbagna, Lorient avait recruté Joel Mvuka à l’été 2022 pour 5,5M€ et Lens avait misé 4,5M€ sur Patrick Berg à l’hiver 2022. Faisant de bonnes opérations financières tout en révélant de nombreux joueurs, Bodø/Glimt offre un cadre familial et sain dans une petite ville de moins de 55 000 habitants dans un paysage sublime. C’est un des rares clubs au monde situé au-dessus du cercle polaire et on peut régulièrement y observer de magnifique aurores boréales. Et cela a parfois su convaincre certains joueurs de revenir. Sur les dernières années, Patrick Berg, Marius Lode, Nikita Haikin, Håkon Evjen, Jens Petter Hauge et Philip Zinckernagel ont fait leur retour au club pour relancer leur carrière et la majorité du temps avec réussite. Preuve supplémentaire de l’harmonie qui a fait de Bodø/Glimt une équipe redoutable sur le plan norvégien et européen. «Je pense que la culture dans notre club, c’est comme un sentiment de famille ici. Le vestiaire, comme je suis vraiment fier du vestiaire que nous avons, les garçons sont formidables en tant qu’individus, mais aussi ensemble. Alors, peut-être qu’ils le savent parce qu’ils ont déjà été ici et qu’ils voyagent à l’étranger. Il est également important, je pense, que les gens, tous les gens, soient dans un endroit où c’est bon pour eux. Nous pouvons également donner aux joueurs certaines des étapes, ou peut-être plus, dans un contexte international, le contexte européen, qu’ils n’avaient pas dans leurs propres clubs», a ainsi analysé Håvard Sakariassen.
Depuis le 1er décembre dernier, Bodø/Glimt n’a plus joué en championnat puisque le championnat est en trêve hivernale et reprendra à la fin du mois de mars. Dans ce contexte, le match de jeudi dernier contre le Maccabi Tel-Aviv gagné 3-1 et cette rencontre face à Nice arrive à une période assez inhabituelle pour Bodø/Glimt comme l’a rappelé Håvard Sakariassen : «c’est un peu bizarre, mais heureusement, nous avons joué presque jusqu’à Noël, donc ça n’a pas été comme deux mois de congés, mais nous avons commencé le 2 janvier et normalement, nous sommes encore en trêve. Nous avons joué deux matchs amicaux en Espagne avant de rencontrer Tel-Aviv. Il n’y a pas pour nous d’inquiétudes quand nous rencontrons Nice, ce n’est pas une excuse qu’ils soient en pleine saison. Nous sommes chanceux de pouvoir jouer au football en janvier. Je pense que nous sommes capables de préparer très bien ce match. Peut-être un avantage que nous avons sur Nice, c’est qu’ils ont joué un match il y a quelques jours, ils ont un autre match quelques jours après cela, ils doivent en quelque sorte avoir deux pensées dans leur tête. Nous, on peut maintenant se concentrer que sur l’Europa League. Donc, il y a des avantages et des inconvénients.» Adversaire de la horde jaune ce jeudi, Nice est déjà prévenu.
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