Ces "fils de" qui ont joué en sélection après leur père

Le football est une histoire de famille. On se souvient notamment de grandes fratries célèbres comme les De Boer (Frank et Ronald) aux Pays-Bas, les Hazard (Eden et Thorgan) en Belgique ou encore les Hernandez (Théo et Lucas) en France. Cependant, le football connaît souvent un lien de filiation et cela s'est parfois ressenti au plus haut niveau. Retour sur ces fils qui ont joué en sélection après leur père.

Llorente (Espagne), Kluivert (Pays-Bas), Haaland (Norvège), Thuram (France) et Hagi (Roumanie)
Llorente (Espagne), Kluivert (Pays-Bas), Haaland (Norvège), Thuram (France) et Hagi (Roumanie) ©Maxppp
La suite après cette publicité

Le dernier exemple en date est celui de Sveinn Aron Gudjohnsen. S'il n'a pas encore joué avec les A, il vient de connaître sa première convocation avec l'Islande suite à ses performances récentes. Le joueur prêté par Spezia à Odense au Danemark marche sur les pas de son illustre père Eidur Gudjohnsen. L'ancien joueur de Chelsea et du FC Barcelone a connu 88 sélections (26 buts) avec les Strakarnir Okkar et a participé à l'épopée islandaise en 2016 qui s'est achevée en quart de finale contre la France (5-2). Il avait fait ses débuts en avril 1996 contre l'Estonie en remplaçant son père Arnór Gudjohnsen. Les Gudjohnsen ont donc lancé une dynastie en Islande qui a débuté en mai 1979 avec les débuts d'Arnór Gudjohnsen. D'ailleurs le frère de Svein Aaron, Andri Gudjohnsen, évolue actuellement avec les jeunes du Real Madrid et pourrait aussi participer à entretenir la tradition.

L'Espagne et les Pays-Bas sont habitués

Le cas est souvent arrivé en Espagne. Petit fils de Marquitos qui a connu deux capes à la fin des années 1950 et de Marcos Alonso qui a connu 22 capes au début des années 1980, Marcos Alonso a brillé avec la Fiorentina et Chelsea. Avec les Blues, il a pu devenir international espagnol et a disputé trois matches en 2018. Actuellement sélectionné avec la Roja, Marcos Llorente est également issu d'une grande famille de footballeur. Le milieu de l'Atlético a connu 3 sélections pour le moment. Il a déjà battu son père Paco Llorente qui n'a connu qu'une cape (1 but). Par contre, il devra encore être régulier pour devancer son grand-père maternel. Le regretté Ramón Grosso avait disputé 17 matches avec l'Espagne pour 2 buts inscrits.

À la retraite, Xabi Alonso (Espagne) est un membre de la grande équipe d'Espagne avec qui il a gagné l'Euro 2008, la Coupe du monde 2010 et l'Euro 2012. Il a participé à 114 matches avec la Roja pour 16 buts. Son père Periko Alonso a lui aussi brillé en club et en sélection. Il a ainsi connu 20 sélections pour 1 but au début des années 1980. Enfin, Pepe Reina s'approche de la fin de sa carrière et n'a plus été appelé en sélection depuis la Coupe du monde 2018. Vainqueur de l'Euro 2008, de la Coupe du monde 2010 et de l'Euro 2012, il a souvent officié comme doublure, mais compte quand même 38 capes. Son père Miguel Reina qui était lui aussi gardien que ça soit à Barcelone ou à l'Atlético de Madrid a disputé 3 matches sous la tunique espagnole. Les Pays-Bas ne sont pas en reste dans ce domaine. L'exemple le plus frappant est celui de Jordi Cruyff.

Utilisé à 9 reprises (1 but) en sélection néerlandaise, il a notamment participé à l'Euro 1996. Son père Johan a davantage brillé avec notamment une finale lors de la Coupe du monde 1974 face à l'Allemagne (défaite 2-1). Riche, la carrière de Johan Cruyff en sélection a été courte. Ce dernier a néanmoins un bilan extrêmement impressionnant avec 33 buts et 20 passes décisives en 48 matches avec les Oranjes. Plus récemment, Daley Blind s'est imposé comme l'un des joueurs clefs de sa génération avec pas moins de 76 capes (2 buts) avec les Pays-Bas. Son père Danny Blind avait lui aussi connu une très belle carrière en sélection avec 42 capes majoritairement durant les années 1990. Fils de Patrick Kluivert (79 capes, 40 buts), Justin Kluivert tente lui aussi de marcher sur les pas de son père. Déjà capé à deux reprises, le joueur du RB Leipzig a encore beaucoup de chemin à faire, mais a également atteint le statut d'international.

Des exemples anciens et plus récents

L'exemple le plus marquant reste bien entendu celui de Paolo Maldini. Légende du football italien, le défenseur aux cinq Ligue des Champions a connu 126 capes avec l'Italie (7 buts) entre 1988 et 2002. Son père Cesare Maldini a lui aussi brillé avec le Milan AC et la Nazionale puisqu'il a connu 14 capes. E, Angleterre, Shaun Wright-Phillips (36 capes, 6 buts) a lui aussi suivi le chemin tracé par son père Ian Wright (33 capes, 9 buts) et a montré de belles choses entre 2004 et 2010. Le Polonais Euzebiusz Smolarek appelé aussi Ebi a lui connu 47 capes avec la Pologne (19 buts) tandis que son père Wlodzimierz Smolarek a disputé 60 matches (14 buts) avec notamment une demi-finale lors de la Coupe du monde 1982. Plus récemment, on a l'exemple Marcus Thuram en France. Déjà capé à trois reprises avec les Bleus, l'attaquant du Borussia Mönchengladbach aura du mal à dépasser son père qui a connu 140 capes avec les Bleus dont un titre mondial en 1998 et l'Euro 2000.

Comme nous vous l'avons récemment raconté, Jordan Larsson commence à briller au Spartak Moscou et possède 5 capes avec la Suède. Son père Henrik Larsson est lui un monument avec ses 104 capes (37 buts) et notamment une demi-finale lors de la Coupe du monde 1994. Également dans le nord de l'Europe, Kasper Schmeichel brille avec le Danemark. Vainqueur de la Premier League comme son père Peter, il est aussi le meilleur portier de sa génération comme son géniteur. Pourtant, Kasper Schmeichel (62 capes) ne devrait pas dépasser les 126 sélections de son père. Peter Schmeichel avait même marqué un but avec le Danemark sur penalty. En Norvège, tout le monde s'extasie devant le phénomène Erling Braut Haaland. Déjà utilisé à 9 reprises (6 buts) avec la formation norvégienne, il devrait rapidement dépasser les 34 capes d'Alf-Inge Haaland au cours des années 1990.

Actuellement performant à la Juventus, Federico Chiesa a déjà connu 23 capes (1 but) avec l'Italie. Son père Enrico avait eu 17 sélections (7 buts) à la fin des années 1990. Récemment buteur avec la Roumanie, Ianis Hagi (16 matches, 1 but) a repris le flambeau de Gheorghe Hagi. Ce sera dur d'être aussi marquant que le Maradona des Carpates et ses 125 capes (35 buts), mais Ianis Hagi est en train de grandir patiemment en sélection et avec les Glasgow Rangers. Pierre-Emerick Aubameyang n'a pas encore dépassé son père Pierre (80 capes avec le Gabon), mais continue de jouer. Avec 51 capes et 20 buts, l'attaquant d'Arsenal reste l'homme fort de son pays en matière de football. Encore en Afrique, André Ayew et Jordan Ayew ont multiplié leurs capes avec le Ghana comme l'avait fait Abedi Pelé auparavant. Fils de Diego Simeone, Giovanni Simeone a aussi porté le maillot de l'Argentine comme son père. Même son de cloche pour Denis Cheryshev fils de Dmitri Cheryshev. Enfin, l'ancien international brésilien Mazinho a vu ses fils Rafinha (Brésil) et Thiago (Espagne) porter le maillot de deux sélections différentes.

Plus d'infos

Commentaires