Que vaut l'équipe nationale de Bolivie ?

Peu connue du grand public, la sélection nationale de Bolivie affrontera l'équipe de France ce soir, au stade de la Beaujoire à Nantes (21h). Habitués à jouer les seconds rôles en Amérique du Sud, les Boliviens font figure de victime idéale pour les Bleus.

Le défenseur bolivien Adrian Jusino célèbre avec ses coéquipiers face au Nicaragua (2-2).
Le défenseur bolivien Adrian Jusino célèbre avec ses coéquipiers face au Nicaragua (2-2). ©Maxppp

Historiquement, la Bolivie n'a jamais été une grande nation du football. Reléguée au second plan sur le continent sud-américain, où foisonnent les grandes nations du football, la Verde n'a participé qu'à trois phases finales de Coupe du monde (1930, 1950, 1994), et a écrit la plus belle page de son histoire en 1963, lorsqu'elle a remporté le Championnat sud-américain de football (ancien nom de la Copa América), sur son sol, grâce à un but de Maximo Alcocer à la 86e minute de l'ultime rencontre de la compétition, disputée face au Brésil au Stade Félix-Capriles de Cochabamba.

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Mis à part ces quelques éclaircies, difficile de trouver trace de succès récents de la sélection bolivienne. Cette dernière, installée à la 63e position du classement FIFA, ne compte qu'une seule victoire lors de ses 15 derniers matches. Une rencontre amicale disputée face au Myanmar (3-0), le 13 octobre 2018. Ce succès mis à part, la Bolivie compte sept nuls et sept défaites lors de ses 15 dernières sorties, dont un échec 1-0 face à l'île de Curaçao (82e nation mondiale).

Aucun joueur bolivien n'évolue actuellement en Europe

Contre la France, ce soir, les Boliviens auront à cœur de se préparer pour la Copa América 2019, dont ils joueront le match d'ouverture, contre le Brésil, pays hôte (15 juin). Pour espérer sortir d'un groupe relevé (Brésil, Venezuela, Pérou), la Verde comptera sur son attaquant star, Marcelo Moreno (Shijiazhuang Ever Bright, D2 chinoise), le meilleur buteur en activité de la sélection (17 buts). Âgé de 31 ans et ancien du Werder Brême et du Chakhtar Donetsk, sa convocation était assez inattendue. Non convoqué lors des trois dernières sorties de la Verde, il devrait apporter de l'expérience dans un groupe assez jeune.

Il est l'un des cadres de cette équipe de Bolivie, tout comme le portier Carlos Lampe (CD San José, D1 bolivienne), qui fait également partie de la liste des 31 hommes convoqués par le sélectionneur Eduardo Villegas, en poste depuis janvier. Cette liste, qui ne compte que trois joueurs n'évoluant pas dans le championnat local (deux en D1 mexicaine et un en D2 chinoise), sera réduite à 23 membres au lendemain du match contre les Bleus, ce qui pourrait amener Villegas à tester plusieurs joueurs à Nantes, avant de faire son choix définitif concernant l'effectif à emmener au Brésil pour la Copa.

La Bolivie n'a rien à perdre face aux Bleus

À l'approche de la confrontation contre les Tricolores, le sélectionneur bolivien sait d'ailleurs que son équipe aura du mal à exister contre les champions du monde 2018, comparant ces derniers à l'ancien champion de boxe, Mike Tyson : «Tout le monde connaissait Tyson et se faisait assommer. Nous savons que ce ne sera pas facile, mais nous allons essayer de neutraliser les attaques françaises et à travers cela, essayer de leur faire mal.»

«C’est un match de football, à onze contre onze, les dimensions du terrain sont les mêmes, on attend un bon arbitrage, un stade plein, on n’y va pas comme favoris mais on est très motivés pour faire un bon match, a poursuivi Villegas. Au-delà du résultat, nous cherchons à trouver le système de jeu dont nous avons besoin.» Mais face à des joueurs français qui voudront bien conclure leur saison et préparer au mieux leurs deux rencontres de qualifications à l'Euro 2020 (Turquie, Andorre), les Boliviens vont devoir énormément batailler pour développer leur jeu, afin de ne pas perdre le premier France-Bolivie de l'histoire du football.

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