La rencontre disputée hier après-midi en Arabie Saoudite n’avait d’amical que le nom. Lorsque les deux géants du football sud-américain se rencontrent, peu importe l’enjeu, il faut gagner. Et vendredi, c’est l’Argentine qui a pris le meilleur sur la Canarinha, s’imposant sur le score de 1-0. Un but inscrit par Lionel Messi sur penalty peu avant le quart d’heure de jeu. Une décision arbitrale qui fait polémique au Brésil, où on estime que la star du FC Barcelone n’avait pas vraiment été fauchée par Alex Sandro. Après la rencontre, le sélectionneur du Brésil Tite a chargé le numéro 10 argentin.

« J’ai dit à l’arbitre qu’il (Messi) aurait dû prendre un carton et il (Messi) m’a dit de la fermer et je lui ai renvoyé la politesse. C’est tout. Je ne veux rien dire d’autre pour ne pas créer de polémiques. Si tu ne prends pas un grand arbitre pour ces matches, Messi fait ce qu’il veut... (...) Sur cette action-là, il méritait le carton et j’avais raison de me plaindre », a confié le technicien brésilien en conférence de presse d’après-match, relayé par ESPN.

Thiago Silva accuse Messi de vouloir contrôler les matchs

Thiago Silva, qui est l’un des seuls joueurs qui se sauve dans les comptes-rendus de match des médias brésiliens, a été encore plus virulent que son entraîneur. « Il tente de forcer l’arbitre à lui donner des situations de coup franc dangereuses. Ce n’est pas une excuse. On a parlé avec des joueurs qui jouent en Espagne. Il cherche à contrôler le jeu, c’est difficile, vu que l’arbitre doit siffler des actions qui existent vraiment. Si c’était Casemiro, les gens diraient "regardez c’est un bandit". Nous sommes pris en otage, les arbitres doivent arrêter avec ça, ils ne peuvent pas laisser qu’il (Lionel Messi) contrôle les matchs », a-t-il d’abord lancé, expliquant que l’admiration des arbitres pour La Pulga les pousse à le favoriser.

« En Ligue des Champions, il n’a pas cet avantage parce que les arbitres sont plus durs. On ne le voit pas essayer de diriger les arbitres à ce point. Mais en Espagne, ou avec l’Argentine, surtout dans un pays qui n’est pas connu pour le football (l’Arabie Saoudite, NDLR)... », a ajouté le défenseur parisien, qui a aussi condamné l’engueulade de l’Argentin avec Tite : « c’est difficile, on parle beaucoup d’éducation, et un des joueurs les plus admirés du foot veut faire taire un entraîneur... Malgré la rivalité, l’éducation doit passer avant tout ». Voilà qui est clair.