Le quart de finale de la Youth League entre le Paris Saint-Germain et le Real Madrid a attiré du beau monde ce mardi soir au Stade Charléty dans le treizième arrondissement parisien. Outre la multitude de journalistes, on pouvait apercevoir dans les travées de l’antre francilienne le coach du PSG Laurent Blanc ainsi qu’un certain Zinedine Zidane venu assister au match de son fils présent au sein de l’effectif merengue. Car si l’enjeu de la rencontre, à savoir une qualification pour les demi-finales, a aidé à garnir les tribunes de Charléty, la présence du fils de l’ancien n° 10 sur la pelouse était l’un des événements qui faisait beaucoup parler.

Sur la feuille de match, pas de trace de Zidane. C’est sous le nom d’Enzo Fernandez que le milieu madrilène était présenté. Floqué du n° 10, comme son illustre père, Enzo a été épié par tous. Positionné en numéro dix derrière l’attaquant de pointe, la star du soir a réalisé un match correct face aux Parisiens. Peu avare en efforts, il a réalisé un gros pressing assez haut, tentant également un bon nombre d’interceptions sur les passes latérales adverses. Offensivement, son jeu penchait nettement à gauche où il a souvent combiné avec Legaz et Hermoso. Techniquement, il a signé quelques contrôles orientés bien sentis. Après, il a été difficile de se faire une réelle opinion sur le talent de l’un des héritiers Zidane.

Peu servi par ses coéquipiers malgré une bonne disponibilité sur le terrain, Enzo Fernandez n’a pas eu beaucoup d’actions franches à se mettre sous la dent. Hormis une frappe écrasée hors cadre (19e) ainsi qu’un centre venu de la gauche par Legaz où il s’est montré trop court (22e) face au but de Maignan, rien à signaler. Très actif et généreux dans l’effort, il s’est contenté d’aider les siens dans le pressing. Repositionné dans un rôle d’attaquant axial après l’expulsion d’Hector Martinez (55e), il a finalement cédé sa place à Agoney Gonzalez peu après l’heure de jeu (61e). Sorti sous les applaudissements, il a pu contempler du banc le but vainqueur de Jaime Sanchez.

« On voit tout de suite qu’il est le fils de Zinedine Zidane »

En coulisse, tous les médias ont espéré un signe de sa part et qu’il vienne s’exprimer face caméra. Comme cela était attendu, le n° 10 tant attendu n’est jamais venu, protégé par un Real qui veut lui éviter toute la pression médiatique que lui incombe son nom. C’est donc son entraîneur, Luis Miguel Ramis Monfort, qui est venu en dire davantage sur l’aîné des fils Zidane. « Il a fait un bon match et a fait ce qu’on lui a demandé. C’est un joueur qui bouge bien entre les lignes, qui nous offre beaucoup de solutions de passes au niveau offensif. Il continue de progresser. Comme tous ses coéquipiers, ce n’est pas une chose facile à faire que de s’adapter à la vitesse de ballon qu’exige le haut niveau. Mais il y arrive comme tous ses coéquipiers et nous sommes très satisfaits. »

Content du match de son joueur, Monfort s’est ensuite attaché à dévoiler quelques facettes du profil d’Enzo Zidane, un joueur qui a récemment été convoqué en équipe de France U19, mais que peu de gens ont pu voir à l’œuvre tout au long de la saison. « C’est un joueur avec beaucoup de capacités. Quand un joueur est au Real Madrid, c’est qu’il y a une raison. Ce n’est pas par caprice. Lui et ses coéquipiers ont beaucoup de qualités. Il a une bonne coordination. Techniquement, c’est un joueur remarquable. C’est un joueur au profil offensif. Les comparaisons sont difficiles et nous ne devons pas en faire car ça n’a rien à voir. Il travaille avec beaucoup d’ambition pour être un bon joueur. Et pour le moment il y arrive. »

En face, les éloges ne manquent pas non plus. Car si le gardien parisien Mike Maignan estime qu’il « faut encore laisser du temps » à son homologue merengue, son entraîneur, Laurent Bonadei, a accepté de jouer au jeu des ressemblances entre les deux Zidane. « On voit que c’est un garçon qui a de la qualité technique. C’est un joueur qui a beaucoup d’humilité, qui joue pour le collectif, capable de jouer à une touche de balle, il se place bien dans les interlignes. (…) Il a quelques attitudes (de son père). Quand on regarde les onze joueurs du Real Madrid, on voit tout de suite qu’il est le fils de Zinedine Zidane puisqu’il a une attitude et une démarche qui lui ressemble. » Espérons pour lui que sa vitrine de trophées ressemblera également à celle de son père.