Il n’a beau avoir que 26 ans, Lynel Kitambala a déjà vécu nombre de rebondissements dans sa jeune carrière. Entre un prêt concluant à Dijon du temps où il était lié à Auxerre (14 buts) et une expérience réussie à Lorient (8 réalisations), puis des aventures plus difficiles à Saint-Etienne ou Dresde, l’attaquant a soufflé le chaud et le froid tout au long de son parcours, pour poser ses valises en Belgique l’été dernier, défendant les couleurs du Sporting Charleroi. Un passage en Jupiler League qui a permis au natif de Creil de retrouver des sensations, lui l’auteur de 5 buts en 28 matches de championnat. Mais à l’heure du bilan, l’intéressé se montre enquiquiné :

« La saison a été particulière pour moi. Je suis arrivé avec une bonne pression sur mes épaules, avec l’étiquette de l’ancien de Saint-Etienne. Avec du travail, j’ai su marquer d’entrée, et tout se passait bien. Mais le coach a ensuite revu ses plans tactiques, en privilégiant un attaquant grand de taille (Cédric Fauré). Le club a enchaîné les victoires, et il m’a été difficile d’accrocher le bon wagon », déplore l’ancien international Espoirs français. Face à ce bilan mitigé, le jeune homme de 26 ans a d’ailleurs convenu d’une rupture de contrat avec son club, comme il nous le confirme : « J’ai rompu mon contrat, me voilà libre ».

Une situation tout à fait avantageuse sur le marché, et qui permet à Kitambala de disposer de quelques touches avec des formations étrangères : « Il y a des intérêts, de la part de clubs étrangers et notamment en Turquie. Il y a aussi des possibilités en Allemagne. Pour ma part, j’aimerais simplement trouver un bon challenge, un bon défi à relever, au sein d’un club où je pourrai m’exprimer et avoir du temps de jeu. Bien sûr, un retour en France dans un club de Ligue 1 m’intéresserait, même si je suis réaliste et je sais que je ne pourrai pas rejoindre un club de haut de tableau. Mais c’est faisable dans une équipe ambitieuse, après ça dépend de l’envie des clubs ». Avis aux amateurs.