O Monstro n’était pas vraiment là, ce samedi après-midi, à Amiens (4-4, 25e journée de Ligue 1). Titulaire, Thiago Silva (35 ans) a vécu une première période sans. Le capitaine du Paris SG est directement impliqué sur les trois buts d’Amiens lors des quarante-cinq premières minutes de jeu. Pris dans son dos sur l’ouverture du score de Sehrou Guirassy (5e), le Brésilien a ensuite laissé trop d’espaces à Gaël Kakuta (29e) puis Fousseni Diabaté (40e) qui ont su en profiter.

Lent, attentiste et toujours sur les talons, l’Auriverde n’a franchement pas été inspiré. La facilité avec laquelle Kakuta l’efface lors d’une action au cœur du premier acte restera comme le symbole de cette prestation à oublier. L’ancien Milanais, souvent pointé du doigt pour sa fragilité mentale à l’approche des grands rendez-vous, ne s’est cependant pas caché en fin de match, allant répondre aux questions des journalistes en zone mixte. Et s’il reconnaît une partie voire un état d’esprit collectif défaillant lorsqu’il était sur le terrain, le n° 2, en fin de contrat en juin, glisse aussi une autre explication à sa copie ratée.

« Mardi, un match complètement différent »

« C’est vrai qu’après 10-15 jours sans jouer avant Dijon, c’était fatigant. Aujourd’hui, j’ai senti ma jambe un peu plus fatiguée », a-t-il avoué, expliquant que son remplacement à la pause n’avait rien d’une sanction. « Tout était prévu avant avec le coach pour que je fasse 45 minutes et Marquinhos aussi, qui revient lui aussi d’une grave blessure, pour que tout le monde soit prêt pour mardi », a-t-il glissé. Dans quel état seront sa jambe et lui mardi, à Dortmund, pour le tant attendu 8e de finale de Ligue des Champions ?

Le Carioca se veut positif. « Je me sens de mieux en mieux », a-t-il indiqué avant de poursuivre. « Il faut rester positif. Mardi, c’est un match complètement différent. Il faudra être très attentif, à 110%, pour bien jouer là-bas et essayer de ramener un bon résultat ». Sa performance du jour n’invite, elle, pas forcément à l’optimisme. Une mauvaise nouvelle pour le PSG à l’heure où la seule certitude défensive en termes de forme se nomme Thomas Meunier.