Ce samedi, le Stade de Reims recevait l’Olympique de Marseille au Stade Auguste-Delaune pour le compte de la 23e journée de Ligue 1. Et ce sont les Rémois qui l’ont emporté (2-1) grâce à des réalisations de Tristan Dingomé (21e) et Hyun-jun Suk (68e). C’est Clinton Njie qui a réduit le score pour l’OM (86e). Mais comment expliquer cette 9e défaite de la saison pour les Marseillais ? Qui de mieux que le coach pour nous livrer sa version des faits.

C’est un Rudi Garcia bavard qui s’est présenté en conférence de presse. En tout cas sur la première question. Pour justifier le score de deux buts à un en défaveurs de ses hommes, le technicien marseillais a commencé par évoquer la prestation de son équipe, jugée trop irrégulière. « On n’a fait que quinze bonnes minutes en première mi-temps, et quinze bonnes minutes en deuxième période, les dernières », déclare-t-il. La seconde justification se rapproche un peu de la première, reprochant à ses joueurs d’avoir « été trop en réaction. Il a fallu qu’on prenne un deuxième but pour qu’on se réveille enfin, qu’on pousse et qu’on réduise le score ». Effectivement, le but de Clinton Njie est arrivé trop tard, à la 86e minute. Et malgré les 6 minutes de temps additionnels, l’OM n’est pas parvenu à égaliser.

Lucas Ocampos au cœur des excuses

Pour la troisième, place à l’équipe adverse, et les louanges envers le portier rémois : « on est tombés sur un très très grand gardien qui a fait des arrêts de grande classe, notamment sur la frappe d’Ocampos en pleine lucarne (ndlr : à la 88e minute) ». L’attaquant marseillais se retrouve d’ailleurs au cœur de la quatrième excuse. « On perd aussi parce qu’on aurait dû jouer à onze contre dix pendant trente minutes après la faute sur Ocampos ». C’est à la 59e minute que Tristan Dingomé, buteur durant la rencontre, n’a reçu qu’un carton jaune pour un tacle en retard sur le Marseillais. L’Argentin est resté au sol et a reçu l’assistance des soigneurs. D’ailleurs, quand il est passé devant les journalistes en zone mixte, son genou le faisait visiblement toujours souffrir. Le joueur boitillait et grimaçait.

Cinquième point, la faute à pas de chance. « On perd parce qu’on prend deux buts contrés par nos défenseurs, donc ça c’est peut-être un manque de réussite », lâche-t-il en insistant sur le fait que Steve Mandanda aurait pu arrêter le deuxième but si le ballon n’avait pas été contré par son propre coéquipier. Sixième et dernière : « on perd aussi parce qu’on fait des erreurs défensives, on a très mal défendu sur la seule occasion de Reims en première période et sur la deuxième. Il y a de quoi rire jaune ». Marseille reçoit Bordeaux dès mardi et les joueurs peuvent donc compter sur leur coach pour apprendre de leurs erreurs. « Je crois que c’est une analyse complète et globale », termine Rudi Garcia, et c’est le moins qu’il puisse dire.

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10