Après la victoire de l’Olympique de Marseille face à Amiens (2-0), la Ligue ayant décalé les rencontres Caen-Strasbourg et Bordeaux-Toulouse à demain, 15h00, à la demande des préfectures du Calvados et de la Gironde en raison de la mobilisation des "gilets jaunes", seuls deux matches comptant pour la 25e journée de Ligue 1 étaient disputés ce samedi soir de février. Deux semaines après avoir enregistré son premier succès de la saison à domicile, face à Toulouse (2-1), l’AS Monaco accueillait un FC Nantes qui n’avait remporté qu’une seule victoire sur ses six derniers matches de championnat. Le dernier, à Caen (0-1), il y a trois jours. Autorisé à assister aux obsèques d’Emiliano Sala en Argentine, Nicolas Pallois était remplacé par Edgar Ié en défense centrale, côté nantais. Valentin Eysseric était lui titulaire pour la première fois avec les Canaris.

Le 25 septembre dernier, au soir de la 7e journée, l’AS Monaco chutait à la 18e place, synonyme de barrage. Depuis, les Asémistes n’étaient plus sortis de cette zone rouge. À Louis-II, ce soir, Sidibé, Glik, Golovin et Falcao étaient les seuls rescapés de cette funeste époque. Et c’est de l’une des recrues de l’hiver, la plus décisive, que la lumière est une nouvelle fois venue à Monaco. Un but de Gelson Martins (1-0, 13e), intenable sur son côté droit, superbement servi par Rony Lopes, qui aura permis aux hommes de Leonardo Jardim - An II - de dominer un FC Nantes moribond en Ligue 1 (5D, 1N, 1V), la tête très certainement du côté de Progreso. Décisif lors de chacun des quatre matchs qu’il a disputé (3 passes, 2 buts), Gelson Martins a permis aux siens de contrôler et gérer leur avance au score, en faisant déjouer des Canaris maladroits. Dix-huit matches plus tard, Monaco retrouve des couleurs, désormais 16e et reste sur une encourageante série de trois matches sans défaite.

Le SCO passe la troisième, Nice manque l’occasion

Plus au nord, au stade Raymond-Kopa d’Angers, le SCO accueillait l’OGC Nice dans un duel du milieu de tableau. Septièmes, les Aiglons restaient sur un succès empreint de réalisme mais ô combien important face à l’Olympique Lyonnais (1-0) et avaient ce soir l’occasion de recoller à Saint-Etienne et Marseille, actuellement à la lutte pour la quatrième place. Mais en face, les Angevins restaient sur trois matches sans défaite, dont deux victoires (Dijon, Strasbourg). Dominateurs dans le jeu, les Aiglons se retrouvaient cependant menés à la pause. L’ancien Niçois Stéphane Bahoken ouvrait le score sur penalty (1-0, 44e), après un tacle mal maîtrisé dans sa surface de Christophe Jallet sur Angelo Fulgini. Le huitième but de la saison du Scoïste. Et les hommes de Stéphane Moulin repartaient de plus belle en seconde période.

Après deux minutes de jeu, Angelo Fulgini permettait au SCO de faire le break d’une reprise du plat du pied droit, bien servi en retrait par Abdoulaye Bamba dans la surface (2-0, 47e). Après ce deuxième but, et une occasion de 3-0 de Vincent Manceau annulée par Patrick Burner (51e), les locaux redescendaient d’un cran et cherchaient à gérer leur avantage. Patrick Vieira faisait entrer Jean-Victor Makengo et Pierre Lees-Melou et les Niçois mettaient Ludovic Butelle à contribution (Mankengo, 57e, Cyprien, 67e). Blessé, Ignatius Ganago était contraint de laisser ses partenaires, qui ne parvenaient pas à trouver la faille. Et dans le temps additionnel, sorti du banc à six minutes du terme, l’ancien Lensois Cristian Lopez terminait le festival d’une sublime tête plongeante (3-0, 90+2). Douzièmes, les Angevins comptent 5 points d’avance sur leurs deux premiers poursuivants et se rapprochent du maintien. L’OGC Nice gâche lui une opportunité de rejoindre l’ASSE et l’OM au pied du podium.