Le football français a traversé ces derniers jours des moments de tension. Un comité de crise avait été créé par certains acteurs majeurs du foot hexagonal, avec à sa tête les présidents de plusieurs gros clubs du championnat comme Nasser Al-Khelaïfi (PSG), Jean-Michel Aulas (OL) et Jacques-Henri Eyraud (OM). Noël Le Graët, le président de la FFF, était aussi de la partie. Mais cela n’a pas plu... Nathalie Boy de la Tour s’est ainsi désolidarisée de l’initiative, alors que Monaco, Montpellier ou Rennes ont vu là une tentative de putsch. Une réunion d’urgence organisée par la LFP a eu lieu lundi pour tenter de calmer tout ça.

Et comme l’explique le quotidien l’Equipe, c’est réussi. L’incendie a été éteint, pour l’instant du moins, avec Nathalie Boy de la Tour dans le rôle du pompier de service. Didier Quillot a ensuite enchaîné sur les différentes options qui étaient étudiées pour la reprise du championnat, avec des dates bien précises, mais aussi assez lointaines. La première option serait ainsi celle d’un retour, avec une lecture assez optimiste, de la Ligue 1 en mai, ce qui permettrait au championnat de prendre fin avant la mi-juillet.

Des prévisions assez pessimistes

La deuxième piste à l’étude prend en compte un retour à la compétition assez tardif en cas d’évolution lente de la situation, et prévoit une saison qui se terminerait en août ou en septembre, ce qui impacterait forcément l’exercice suivant. Enfin, du côté des dirigeants des formations de Ligue 1, on se prépare aussi à une éventuelle reprise... en septembre ! L’objectif souhaité par tous reste cependant celui d’un retour aux affaires la plus rapide possible, espérant terminer la compétition avant le 30 juin, voire le 15 juillet au plus tard, avec pour but de limiter au plus possible la casse sur le plan financier.

C’est l’UEFA et la Fédération qui auront le dernier mot à ce sujet, mais on a bien compris que les clubs de Ligue 1 sont très préoccupés par les retombées financières qui pourraient être fatales. Toujours selon le journal, Jean-Pierre Caillot, le président rémois, espère par exemple trouver un accord commun autour des salaires des joueurs. Les formations françaises devront d’ailleurs dévoiler leurs besoins financiers à la DNCG pour la période mars-juin, et si besoin, bénéficier des mesures prises par le gouvernement et la Banque Publique d’Investissement. Une nouvelle réunion aura lieu vendredi matin, et on y verra peut-être un peu plus clair.