L’Olympique Lyonnais a des raisons d’être heureux. Samedi, les Fenottes se sont imposées en finale de la Women’s Champions League. Un sixième sacre européen pour les coéquipières d’Ada Hegerberg qui n’ont fait qu’une bouchée du FC Barcelone (victoire 4-1) à Budapest. Une fête à laquelle Jean-Michel Aulas n’a pas pu participer puisqu’il était présent aux côtés de l’équipe masculine qui jouait son dernier match de la saison au Groupama Stadiumde Décines. Une rencontre remportée par les Gones. La fête était donc totale pour l’OL. C’est donc tout sourire que Jean-Michel Aulas s’est présenté en zone mixte. Forcément, il n’a pas pu échapper aux questions concernant le prochain entraîneur de l’Olympique Lyonnais. Et il a mis fin au suspense assez rapidement.

Aulas délègue une partie de ses pouvoirs à Juninho

« Je voulais vous dire de manière tout à fait confirmée que Juninho va nous rejoindre. Ça fait trois semaines que je travaille sur ce sujet de manière confidentielle. C’est pour ça que les choses n’étaient pas trop sorties. C’était important pour que ça soit réussi que ça soit confidentiel. Donc parfois on ne peut pas tout vous dire. Ce n’est pas pour vous embêter, mais c’est uniquement pour réussir quelque chose de formidable. Juninho va nous rejoindre. Il va arriver rapidement en tant que directeur sportif. Il a préparé ces dernières années son diplôme de manager de l’UEFA, ce qui lui permet d’être directeur sportif, manager. Avec la quasi-totalité des responsabilités sportives, ce qui va me faire un petit peu de bien il faut le concéder. Il vient avec Sylvinho qui a été libéré hier par la fédération brésilienne. On va l’accueillir à bras ouverts ».

Il a ajouté ensuite : « C’est Juninho qui l’a choisi. Alors j’ai entendu qu’il n’avait pas une longue expérience en tant qu’entraîneur principal. Mais bon, sans vouloir comparer Sylvinho à Zidane, on a vu que de très grands joueurs pouvaient très vite s’inscrire dans des projets ambitieux. On a un projet ambitieux. Sylvinho va arriver avec un autre adjoint de la Seleção. Il va s’occuper de l’aspect statistique et l’aspect vidéo. On aura une base solide, novatrice. Mais on va aussi essayer de garder le maximum de joueurs de l’équipe. C’était un projet très complexe à réaliser. On va le mettre sur pied. On va donner des moyens à ces garçons qui arrivent ». Le président lyonnais a toute confiance en eux pour mener l’OL vers les sommets, même si cela reste malgré tout risqué.

Un risque calculé

« Vous savez quand on est entrepreneur et qu’on investit 500 millions d’euros dans un stade qui est unique en Europe et même dans le monde (...) Ma vie a été faite de prises de risque où non seulement j’ai parfois réussi, mais j’ai aussi tout remis en question. Donc c’est une prise de risque permanente. Mais c’est une prise de risque savamment calculée. Elle est aussi conforme à ce que j’avais entendu, à ce que vous avez parfois écrit ou exprimé. Ce que mes supporters ont aussi exprimé. Je les ai encore reçus la semaine dernière, c’est de comprendre ce qu’ils voulaient au fond du cœur (...) Oui, on prend des risques. Mais on prend des risques pour passer la vitesse supérieure. Si on réussit, on dira que c’étaient des génies d’avoir été chercher Juninho, que tout le monde considérait comme perdu, et puis d’avoir récupéré Sylvinho, qui a un palmarès que tout le monde voudrait avoir ».

Il a enchaîné : « On a la chance d’avoir deux anciens joueurs avec des diplômes UEFA, l’un de manager, l’autre d’entraîneur. Le risque est calculé. Mais vous le savez, la samba brésilienne a quand même coïncidé avec des jours fantastiques pour l’Olympique Lyonnais. On espère revenir au plus haut niveau français et européen avec cette samba brésilienne. On va essayer de garder beaucoup de personnes dans le staff pour garder cette complémentarité ». JMA a donc choisi d’innover en laissant le choix de l’entraîneur à Juninho. Un choix qu’il assume totalement. « Je ne m’attendais pas à cela. Mais comme vous m’aviez expliqué que c’était bien de faire confiance à des gens compétents, je vous ai écouté (...) J’ai une immense confiance en Juninho. Vous avez vu le plaisir de centaines de supporters. Ça valait le coup d’imaginer nommer des gens compétents et qui réussissent ». Enfin, le président lyonnais a indiqué que cette décision avait aussi pour objectif d’assainir les relations entre le club et ses supporters. « Bien sûr, tout est calculé pour essayer d’avoir, non pas la notoriété de Juninho, mais les raisons pour lesquelles Juni est adulé à Lyon (...) Si Juninho est populaire, ce n’est pas parce que Jean-Michel Aulas l’a choisi, mais c’est parce qu’il est bon ». La révolution est donc en marche à Lyon !

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