« Bruno Guimarães est là, il était remplaçant contre Strasbourg. Les événements du match ne m’ont pas permis de le faire entrer en jeu. Mais bien évidemment, on le verra incessamment sous peu », a lâché Rudi Garcia d’entrée de jeu, en conférence de presse, jeudi après-midi, au Groupama OL Training Center. Transféré contre 20 millions d’euros du Club Athletico Paranaense lors du mercato hivernal, le milieu international brésilien U23 est attendu par beaucoup comme le messie dans le Rhône. Mais d’entrée de jeu, le coach de l’OL tempère. « On a tous, supporters, staff , dirigeants, beaucoup d’attente quand une recrue arrive, peu importe qui. C’est compliqué d’arriver au mercato d’hiver, quand on ne parle pas la langue, qu’on ne connaît pas le championnat. Même Juninho déclarait récemment que ça n’avait pas été facile pour lui au début. Il faut de la patience, mais il n’y a pas de raison que ça se passe mal, et notre communauté brésilienne est une bonne chose pour son intégration », a déclaré un Garcia prudent, devant les journalistes.

Il faut dire que le coach lyonnais prépare le lancement de la fusée Guimarães depuis plusieurs semaines. « Déjà avant Strasbourg, je lui avais montré en vidéo de ce que j’attendais d’un milieu de terrain, selon qu’il évolue dans un milieu à deux ou trois, selon le poste, relayeur, sentinelle… Je lui ai montré ce que j’attendais de lui. », a expliqué Rudi Garcia, qui n’hésite pas à s’appuyer sur la communauté brésilienne de l’OL pour faire passer ses consignes (Marcelo, Marçal, Rafael, Thiago Mendes, Jean Lucas ou le jeune Camilo). « Après, on essaie de vérifier qu’il ait bien compris. S’il n’a pas bien compris les consignes, c’est que mes joueurs brésiliens ont mal traduit (rires) ». Également présent lors de cette conférence de presse, Karl Toko-Ekambi a appuyé sur le fait que le contingent brésilien aidait Bruno Guimarães dans son adaptation. « Il se sent à l’aise, il a des Brésiliens à ses côtés qui l’aident, nous aussi on essaie de faire l’effort, de lui parler, c’est un très grand joueur, on va avoir besoin de lui », a déclaré l’autre recrue hivernale de l’OL.

« Il faut maintenant qu’il comprenne le jeu de l’équipe »

Un Karl Toko-Ekambi qui n’a pas été avare d’éloges envers son nouveau coéquipier, qu’il voit comme un réel apport pour le futur de l’OL. « C’est un très bon milieu de terrain, j’ai hâte qu’il puisse être prêt le plus rapidement possible pour nous aider. On l’a vu à l’entraînement, c’est un joueur qui nous plaît, qui va nous aider. Je sais que le club ne s’est pas trompé, » a-t-il renchéri. Avant d’aider ses coéquipiers, le milieu de 22 ans doit s’adapter. C’est en tout cas ce à quoi travaille Rudi Garcia. « C’est un joueur techniquement fort, très bon dans le jeu court, dans le jeu en une touche, capable d’éliminer. Il faut maintenant lui expliquer la Ligue 1, mais il va s’en rendre compte de lui-même. Il faut maintenant qu’il comprenne le jeu de l’équipe. Le jeu avec ses partenaires, l’aspect offensif, le placement sur les coups de pied arrêtés et l’aspect défensif, pour se coordonner avec ses coéquipiers ». Reste maintenant à s’adapter à un rythme différent, mais le coach lyonnais sent que sa nouvelle recrue est prête.

« Il a fallu digérer le décalage horaire, le retour tardif. Mais maintenant physiquement, il est prêt à jouer. Ce qui va être différent c’est le rythme. La Ligue 1 ce n’est pas le rythme du championnat au Brésil (il a disputé 35 matches avec le Club Athletico Paranaense entre le 6 mars et le 4 décembre 2019, ndlr), ni le rythme du tournoi préolympique (il a disputé 7 matches avec le Brésil U23 entre le 18 janvier et le 9 février derniers, ndlr), c’est différent », a prévenu l’entraîneur qui fête aujourd’hui ses 56 ans. En attendant, le principal intéressé n’attend qu’une chose : jouer ! « On a mis les dernières séances en oeuvre pour l’aider. Il est souriant, bien intégré, il piaffe d’impatience, c’est bien comme ça, » a conclu Rudi Garcia. Vendredi, au stade Saint-Symphorien, Bruno Guimarães pourrait bien faire ses grands débuts avec l’Olympique Lyonnais. Et pourquoi pas devenir l’un des symboles d’une fin de saison réussie. C’est tout le mal que Rudi Garcia souhaite au natif de Rio de Janeiro.