L’auditorium était forcément plein à craquer. Cet après-midi, les nostalgiques de l’OL du début des années 2000 se sont pressés pour assister à la conférence de presse de présentation de Sylvinho et de la légende lyonnaise, Juninho. Attendu comme le messie, le nouveau directeur sportif des Gones a logiquement été celui ayant été le plus interrogé par les médias. Cependant, son compatriote, qui a pris la successions de Bruno Genesio, a également été source de curiosité. Si son passé de joueur lui octroie un statut d’ex-international reconnu, Sylvinho a dû présenter son profil de technicien. Un entraîneur aux allures strictes prêt à aller au charbon.

« Aujourd’hui est un jour très heureux pour moi (en français). Je vais étudier le Français. Je suis très heureux d’être là, un projet et un club très grand avec un projet européen avec des gens de confiance comme Juninho. Je donnerai toutes mes forces et mon engagement. Je ne suis pas aussi sérieux que je le parais », a-t-il indiqué, avant d’expliquer la raison pour laquelle il a choisi d’atterrir dans la capitale des gaules alors qu’il disposait de nombreuses sollicitations. « J’ai eu différentes propositions. Je suis le 2e adjoint de la sélection depuis 8 ans. Deux choses m’empêchaient d’être numéro un. J’étais en fait dans des projets importants, à l’Inter puis avec la sélection. Je n’avais qu’un objectif, celui de faire carrière en Europe. Et c’est pour cela que j’ai refusée certaines proposition dans le passé. C’est un excellent projet aujourd’hui avec l’OL. C’est un projet inspirant et à côté de Juninho ça va devenir plus facile. »

Sylvinho : « le meilleur joueur de l’équipe, c’est Lyon »

Cependant, une autre raison a joué en faveur des Gones dans sa décision. Interrogé sur l’arrivée d’un seul adjoint, Fernando Lazardo, Sylvinho a tout simplement indiqué que le staff actuel du club lui convenait et que la présence de certaines figures brésiliennes était également un atout. « La personne qui va me rejoindre, pour avoir travaillé avec lui, c’est Fernando Lazardo qui est l’un des mes adjoints. C’est une personne qui a beaucoup de talent et qui me calme. Ça a été plus simple d’accepter ce projet car Juninho est mon directeur technique, que dans ce staff, il y a Claudio Caçapa, (Gérald) Baticle et (Grégory) Coupet. Je n‘avais pas l’utilité de venir avec d’autres personnes. Je ne suis pas venu ici pour détruire le travail mais pour construire. c’est pour ça que je n’avais besoin de personne d’autres que Fernando Lazaro ». Côté terrain, les joueurs de l’OL sont désormais prévenus : Sylvinho veut un style offensif, mais surtout très intensif.

« Ma méthodologie de travail. J’aime le 4-3-3, la possession de balle. J’aime jouer dans le camp adverse. Je vais vous parler de la qualité technique du joueur, de l’organisation tactique et de la qualité physique. Mais on ne joue pas au football sans inspiration et sans âme. On va travailler sur tous les concepts mais je peux vous dire qu’on ne manquera pas de ces principes. Le meilleur joueur de l’équipe est né le 3 juillet 1950, c’est Lyon ». Enfin, après avoir étalé sa philosophie de jeu, Sylvinho a aussi fait savoir que la Ligue 1 ne lui était pas inconnue. Loin de là. « Sur le foot français, je connais très bien. Je vis actuellement à Milan et je vois tous les Brésiliens qui jouent là bas en Europe. J’ai joué dans ma carrière contre beaucoup d’équipes françaises. Elle ont beaucoup de forces physiques, notamment en Ligue 1, et de qualités techniques très importantes. Sur les adversaires (il était interrogé sur le duel avec le PSG, ndlr), je ne peux pas encore vous dire grand-chose, mon travail est concentré sur l’OL et d’assurer la continuité d’améliorer le club. On concentrera tous nos efforts et on verra où on ça nous mènera ».

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