Avec le recul, on peut affirmer que les joueurs recrutés par l’Olympique de Marseille cet été portent satisfaction. Pipa Benedetto s’est très vite imposé en pointe de l’attaque phocéenne et affiche six buts au compteur, pendant qu’Alvaro Gonzalez s’est mis tout le Vélodrome dans la poche grâce à ses bonnes prestations dans l’axe de la défense. Quant à Valentin Rongier, arrivé peu après la fin du mercato en tant que joker, il s’est lui aussi rapidement montré important et est l’un des cadres de cet OM d’André Villas-Boas. Le milieu de terrain de 25 ans brille dans l’entrejeu marseillais.

Sa polyvalence, son activité et son intelligence dans le placement et la distribution du ballon font la différence lorsqu’il est sur la pelouse. Une adaptation express qui enchante tout le monde sur la Canebière, et sur laquelle il est revenu dans un entretien accordé à La Provence. « Pour moi, l’OM est l’endroit idéal. C’est un club français, il n’y a pas la barrière de la langue. En plus, l’équipe tourne bien et la dynamique est bonne, ce qui permet de s’acclimater plus facilement. Et puis le groupe m’a super bien accueilli », a-t-il d’abord expliqué, ajoutant avoir géré son intégration de façon intelligente.

« Je suis resté à ma place et j’y reste encore aujourd’hui »

« Je sais comment fonctionne un groupe, comment il aime accueillir un nouveau et ce qu’il n’aime pas qu’un nouveau fasse. J’ai essayé de me comporter en tant que professionnel. Je suis resté à ma place et j’y reste encore aujourd’hui. J’ai fait ça doucement, ça s’est bien passé. Quand tu as des champions du monde en face de toi, il faut les respecter, sans oublier de respecter tout le monde. Quand tu arrives ici, tu ne sais pas trop où tu mets les pieds. À Nantes, je connaissais tout le monde, j’étais capitaine de l’équipe. C’est complètement différent. J’ai été très agréablement surpris par la qualité du groupe de l’OM sur le plan humain, au-delà du sportif », a confié l’ancien Nantais. Il a également tenu à remercier les supporters pour le soutien qu’ils lui apportent, tout en étant conscient que dans un club comme l’OM, « tout va vite dans un sens comme dans l’autre ».

Mais surtout, il a eu des mots doux pour son entraîneur, André Villas-Boas. Rongier a effectivement tenu à mettre en avant la gestion de son cas par le Portugais, qui a attendu plusieurs rencontres avant de le titulariser. « On ne sait pas comment ça se serait passé s’il m’avait titularisé dès le premier match », a-t-il confié, avant d’expliquer sa relation avec l’ancien de Porto, avec qui il échange beaucoup sur le plan tactique : « il me donne de la liberté, ce que j’aime. Il ne met pas de pression particulière. On est cadré, il nous donne les clés pour réussir le match, mais on est libre. Si je pars en profondeur, il ne va pas me crier dessus en me demandant de rester dans ma zone. Nous, les joueurs, on adore ça ». Pari gagnant pour l’OM, pour le coach et pour le joueur donc...