Espagne : Unai Simon, le gardien qui a mis David De Gea et Kepa Arrizabalaga au placard

Luis Enrique a enfin trouvé son gardien titulaire en la personne d'Unai Simon, le portier de l'Athletic.

Unai Simon, le nouveau dernier rempart de la Roja
Unai Simon, le nouveau dernier rempart de la Roja ©Maxppp

Le Pays-Basque a l'habitude de fournir des gardiens de très grande qualité à la sélection espagnole. José Ángel Iribar, Luis Miguel Arconada, Andoni Zubizarreta et José Manuel Ochotorena, entre autres, pour citer certaines figures historiques du football ibérique. Aujourd'hui encore, de nombreux gardiens espagnols brillant en Liga ou à l'international ont été formés en terres basques, à l'image d'Aitor Fernandez (Levante), Alex Remiro (Real Sociedad) ou même Kepa Arrizabalaga (Chelsea), bien que ce dernier traverse des moments difficiles. Et que dire d'Unai Simon, le portier de l'Athletic.

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Pour les amateurs de Liga, la prise de pouvoir du natif de Vitoria-Gasteiz est tout sauf une surprise. Depuis la saison dernière déjà, le portier de 23 ans défend avec brio les cages de l'Athletic, s'affirmant comme l'une des références à son poste dans le championnat de nos voisins du sud. « Quand j'étais petit, je m'inspirais de Casillas et de Buffon », expliquait récemment le principal concerné, dont le profil est pourtant assez différent des deux légendes. Balle au pied principalement, un domaine où Luis Enrique est très exigeant avec ses gardiens, tout en ayant une panoplie assez complète lui permettant de briller lorsqu'il faut faire des arrêts réflexes comme de s'imposer dans le jeu aérien comme c'est nécessaire, bien aidé par son gabarit (il dépasse le mètre 90).

Le profil parfait pour Luis Enrique

« Il y a plusieurs facteurs qu'on prend en compte avec le gardien, en plus de sa technique dans les cages. Comme le langage non-verbal, ou la façon dont ils acceptent certaines choses à l'entraînement. Les gardiens doivent participer au jeu et nous apporter de la fluidité. Dominer le jeu aérien sur les corners et les coup francs parce que nous ne sommes pas très puissants dans ce domaine, couvrir la ligne défensive quand on fait le pressing dans la moitié de terrain adverse. Unai Simon, même s'il doit progresser, a un très haut niveau dans ces domaines là », résumait bien Luis Enrique pendant la trêve.

On a encore vu face à l'Allemagne que le portier basque n'a pas froid aux yeux lorsqu'il faut jouer balle au pied dans sa surface, jouant à la limite, là où David De Gea et Kepa ont peut-être plus tendance à balancer loin devant. Et ça se sent dans le jeu, puisque dès le départ de l'action, Simon permet de briser une première ligne en sautant le pressing des attaquants adverses via un ballon bien senti pour des ses défenseurs centraux, ses latéraux ou même parfois ses joueurs offensifs. Contre l'équipe allemande, il n'a pas eu énormément de boulot sur sa ligne, mais face aux Pays-Bas en amical et contre la Suisse, on a pu voir qu'il dégageait bien plus de sérénité que ses deux concurrents.

Il jouait en D2 il y a deux ans !

Du côté de Bilbao, on a en tout cas rapidement oublié Kepa. Mais pour que Simon arrive à ce poste de numéro 1, il a fallu un sacré concours de circonstances. Le transfert du premier cité à Chelsea, ainsi que le départ d'Alex Remiro à la Real Sociedad alors qu'il était le remplaçant désigné du joueur des Blues, ainsi qu'une blessure de Iago Herrerin, qui devait être le numéro 1 pour la saison 2018/2019, ont ouvert les portes de l'équipe première à Simon. Il avait d'ailleurs été prêté à Elche, en deuxième division espagnole, à l'été 2018... avant d'être rappelé en catastrophe quelques semaines plus tard pour dépanner. Il avait démarré la saison, mais avait perdu sa place au retour d'Herrerin.

C'est lors de la saison 2019/2020 qu'il s'est emparé de la place de titulaire, qu'il n'a logiquement plus lâché, offrant des prestations de haute volée week-end après week-end. Très vite, les observateurs l'ont propulsé au rang de candidat sérieux pour le poste de gardien de la Roja. En sélection et loin du cocon basque, il leur donne raison et semble même, après trois matchs seulement, indiscutable, bien aidé par la méforme de Mancunien et du Londonien, il faut aussi le dire. Un dossier compliqué de moins à gérer pour Lucho !

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