Serie A

Italie : Alessandro Del Piero prêt à révolutionner la Fédération italienne

Après Andrii Shevchenko en Ukraine et Samuel Eto’o au Cameroun, Alessandro Del Piero pourrait devenir la nouvelle légende des années 2000 à la tête d’une grande fédération de football. En effet, la rumeur de la candidature de la légende de la Juventus commence à prendre du poids en Italie.

Par Valentin Feuillette
4 min.

Le 3 février, la Fédération italienne de football (FIGC) élira son nouveau président et il n’est pas certain que Gabriele Gravina, actuel dirigeant de l’institution, restera à sa place. Largement critiqué et attaqué de tous les côtés, l’actuel numéro 1 de la Fédération de football devrait se présenter pour un troisième mandat, mais ces derniers jours est apparu un nom capable de le défier et peut-être même de le battre. C’est celui d’Alessandro Del Piero, prêt à entrer sur la liste des candidats au siège le plus convoité du football italien. Pour le moment, il n’y a pas encore eu d’annonce en bonne et due forme, mais la candidature de l’ancien capitaine de la Juventus pourrait être officielle d’ici à quelques semaines. Selon La Repubblica, Del Piero a déjà été approché pour étudier sa possible disponibilité et il n’a pas démenti à son entourage avoir rejeté les avances des dirigeants et anciens joueurs du football italien.

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En effet, Alessandro Del Piero serait déterminé à relever le défi dans de bonnes conditions. On ne sait pas encore qui le soutiendrait officiellement, mais une légende de son calibre, champion du monde en 2006 avec l’Italie de Marcelo Lippi, aurait certainement les exigences d’image nécessaires pour jouer un rôle aussi important, même au niveau international : «Je verrais bien Del Piero comme président de la Fédération de Football. Nous savons tous que c’est un personnage important, voyons ce qui va se passer. Je serais heureux pour lui s’il décidait de franchir cette étape importante. Naturellement, j’aimerais que des personnalités qui comprennent le football fassent partie de ces institutions pertinentes. Alex peut tout faire parce que c’est un personnage important et propre. Il décidera et nous attendrons. Naturellement, mon vote est là sans rien enlever à celui qui occupe actuellement ce poste», a déclaré son ami et ancien rival de l’AS Roma.

Del Piero désigné grand sauveur !

Depuis plusieurs mois, Gabriele Gravina s’est retrouvé dans l’œil du cyclone avec une gronde populaire sur plusieurs sujets. La candidature d’Alessandro Del Piero, si elle venait à se concrétiser, pourrait jouir d’un solide soutien au sein de la Fédération de football, des entraîneurs ou peut-être même d’une partie de la Lega Serie A, qui s’est souvent retrouvée en guerre avec Gravina. Le président de la Lazio, Claudio Lotito, est l’un des ennemis les plus ardents de Gravina et pourrait donc appuyer le projet d’Alesasndro Del Piero : «aucun membre, pas même l’association des footballeurs, ne m’a demandé de le faire. S’ils ne t’invitent pas, tu ne peux pas te présenter, tu dois être amené par quelqu’un. Dire non n’est pas vrai, mais à ce jour-là, il n’y a rien de concret. J’ai été comparé à un groupe marginal plutôt qu’à un autre et cela ne me ressemble pas, je ne travaille contre personne surtout à la FIGC, j’ai aussi gagné une Coupe du Monde. Je viens d’avoir 50 ans. Je ne me suis pas levé le matin et je n’ai pas décidé. Pour postuler, il faut quelqu’un qui t’emmène et aucun des membres, il m’a demandé, que dois-je dire, s’ils ne t’invitent pas, tu ne peux pas te présenter», a expliqué la légende de la Juventus. A cette rumeur, Gabriele Gravina, qui a officialisé sa candidature à sa propre succession, a ironisé sur la rumeur Del Piero : «Il faut que quelqu’un le soutienne pour qu’il se présente». A noter qu’Alessandro Del Piero possède aussi le soutien de Giuseppe Bergomi, champion du monde en 1982.

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L’éventuelle arrivée d’Alessandro Del Piero, qui a récemment fêté son 50ème anniversaire, dans les bureaux de la Fédération serait son premier poste dans le monde du football depuis qu’il a raccroché ses crampons en 2014 après des piges en Australie et en Inde. Jusqu’à présent, seule une rumeur le concernant pour entrer dans la direction post-Andrea Agnelli de la Juventus avait fait couler de l’encre : «en tant que footballeur, je suis tout. Une situation comme celle-ci doit être prise en considération avec le plus grand respect des institutions. Pour moi, l’équipe est fondamentale et il doit y avoir un esprit d’équipe, encore plus pour la FIGC. Dire que c’est faux ne serait pas vrai, mais il faut s’asseoir à une table avec quelqu’un qui veut de vous, et à ce jour, il n’y a rien de concret. J’ai déjà parlé de la présidence d’une autre équipe par le passé alors qu’il n’y avait rien de concret. Je le répète, aucun des composants de la FIGC et même l’association des footballeurs ne m’a pas appelé», a conclu l’homme aux 705 matchs et 289 buts avec les Bianconeri. Entre la vente des droits TV à l’étranger, l’organisation compromise de l’Euro 2032 avec la Turquie, le bras de fer avec l’Association des Arbitres Italiens (AIA), la crise de la sélection nationale en Coupe du Monde, les stades vétustes aux quatre coins du pays, la faible utilisation des jeunes joueurs italiens ou encore le chantier de la grande réforme des championnats, le prochain président aura du pain sur la planche pour révolutionner le Calcio.

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