Droits TV 2021/22 : la répartition des revenus pour les clubs de Ligue 1 est connue

Mercredi dernier, la LFP transmettait le guide de répartition des droits audiovisuels 2021-2022 aux clubs de Ligue 1. Validé par le conseil d'administration, chaque écurie du championnat de France connaît désormais les revenus auxquels elle peut prétendre à l'issue de la saison. Des montants inférieurs à l'ancien contrat 2020-2021 abandonné par Mediapro.

Rituel d'avant-match en Ligue 1
Rituel d'avant-match en Ligue 1 ©Maxppp

Le montant des droits télés nationaux versés par les diffuseurs pour la saison 2021-2022 est connu ! Une nouvelle de premier ordre pour les clubs professionnels de Ligue 1, qui plus est au regard du contexte économique actuel. Une somme déterminée en fonction du classement final et de différents critères externes. Et si le futur champion de France de L1 peut prétendre à ramasser un joli pactole, les informations du quotidien L'Equipe mettent en exergue une légère baisse des revenus d'une manière générale... Avant de rentrer dans les détails de cette répartition, au total le football français professionnel se partagera donc 734,5 millions d'euros brut.

La suite après cette publicité

Le sportif et la notoriété s'ajoutent à une part fixe

259 M€ par saison versés par Amazon pour huit rencontres de Ligue 1 et huit de Ligue 2, 331 M€ par saison venant de Canal+ pour la diffusion de deux matches par journée, sous-licencié par beIn Sports, 30 M€ annuels pour deux rencontres de L2 de la part de la chaîne qatarie et 42 M€ versés par Free pour des extraits de 100 % des matches de L1 en quasi-direct. Un total de 662 M€ auquel il faut ajouter les droits internationaux s'élevant à 72,5 M€ et versés par beIN Sports. Plus précisément, une fois les charges - estimées à 121 M€ - retirées et les remboursements d'emprunt effectués, le football français professionnel peut prétendre à un total de 560,7 M€, où 479,8 M€ seront distribués à la L1 et 80,8 M€ à la L2.

Comment répartir ces 560,7 millions d'euros ? Dans un premier temps, chaque club perçoit une part fixe de 10,27 M€ (6,16 M€ + 4,11 M€ au titre de la licence club), un montant en baisse par rapport au contrat de la saison passée où les clubs percevaient 11,5 M€. Ajoutés à cette part fixe, les clubs se verront versés un certain montant lié aux résultats sportifs et donc au classement final de la saison en cours mais également des cinq dernières saisons. Ainsi, le premier du classement sportif encaissera 14,8 M€ (16,66 M€ en 2020-2021) alors que le 17e se contentera de 1,5 M€ (1,77 M€ la saison passée). Le premier du classement sportif sur les cinq dernières saisons révolues percevra par ailleurs un bonus de 2,9 M€ (3,3 M€ en 2020-21) et le dernier de 183 000 €.

Le Paris Saint-Germain seul prétendant au jackpot final

Enfin, le classement de la notoriété qui correspond au nombre de diffusion TV sur les cinq dernières années permet de déterminer un dernier montant à se partager. Le club terminant premier au critère de la notoriété empochera 18 M€ alors que le 20e devra se contenter de 767 000 €. Ainsi, si on cumule les parts fixes, le classement sportif et celui de la notoriété, le champion de France 2022 pourra toucher 46 M€ au maximum et seul le Paris Saint-Germain pourra prétendre à ce montant, étant donné que le club de la capitale est la seule écurie en L1 à pouvoir prétendre à la première place du classement de la notoriété. Une belle somme en ligne de mire pour les Parisiens qui s'avère malgré tout moins conséquente que la saison passée. 6 M€ de moins que dans ce qui avait été acté en 2020-2021 après le retrait de Mediapro (52,4 M€) et 26 M€ de moins que ce qui avait été prévu avant le retrait de Mediapro (72,6 M€). Un moindre mal au regard de la guerre engendrée par les droits TV ces derniers mois...

Plus d'infos

Commentaires