Monaco : Cesc Fabregas vide son sac

En fin de contrat le 30 juin prochain, Cesc Fabregas va quitter l'AS Monaco. Avant cela, l'Espagnol a lâché ses vérités et évoqué la suite de sa carrière.

Cesc Fabregas en plein encouragement avec l'AS Monaco
Cesc Fabregas en plein encouragement avec l'AS Monaco ©Maxppp

Un sacré coup. En janvier 2019, l'AS Monaco pensait avoir fait une belle prise en mettant la main sur Cesc Fabregas. Passé par le Barça, Arsenal ou encore Chelsea, l'Espagnol arrivait sur le Rocher pour apporter son expérience et sa connaissance du très haut niveau à une équipe jeune et en souffrance, dirigée à l'époque par un certain Thierry Henry. Mais ce dernier avait été limogé un mois seulement après l'arrivée du milieu de terrain né en 87. De quoi donner des regrets à Fabregas ?

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«J'ai mon opinion. Il est inutile de trop en dire. A l'époque, j'ai signé avec un objectif : sauver l'équipe, alors 19e avec 13 points. J'ai pris un gros risque car la relégation était possible. Le premier match, on fait nul à Marseille (1-1, 20e journée). Puis, j'ai marqué contre Toulouse (2-1, 23e journée) le but d'une victoire cruciale pour la suite de la saison. On peut être satisfait d'avoir sauvé l'équipe. Je suis fier de ce que j'ai apporté ces six mois-là», a-t-il avoué à l'AFP. La saison suivante ne lui a, en revanche, pas donné satisfaction.

Fabregas est amer

«L'équipe a mal débuté et moi aussi. L'arrivée de Robert Moreno en janvier a permis d'aller mieux. On a été bons, notamment à Paris (3-3, 20e journée). Mais la saison a été interrompue pour cause de Covid. Entre Nice (1-2, 7 mars 2020) et la reprise contre Reims (2-2, 23 août), six mois ont passé, avec un nouveau changement d'entraîneur. Après une blessure en avant-saison, j'ai joué régulièrement et été constant avec Niko (Kovac)». Puis il a continué sur le sujet, estimant qu'il avait eu un apport positif.

«J'ai disputé une trentaine de rencontres, surtout en sortant du banc. Je me souviens de Paris, Brest, Lille où j'ai influé sur la rencontre. Avoir cet impact, c'est toujours ce que je recherche. On a accroché le podium. Pour moi, ces deux ans et demi ont donc été positifs. En revanche, l'actuelle saison est très mauvaise, la pire de ma carrière. Et de loin ! Je n'avais jamais vécu ça. Mais sans moi, l'équipe va, j'espère, encore terminer sur le podium». Lucide, Fabregas souhaite le meilleur à Monaco, qu'il va quitter à la fin du mois de juin.

La fin de son aventure sur le Rocher

«Non, c'est sûr que c'est fini entre Monaco et moi. Mon contrat expire en juin prochain, et je cherche un nouveau départ. Ma tête a besoin d'un nouveau départ ailleurs». Car Fabregas est déçu, lui qui n'a pratiquement pas joué de la saison (5 apparitions, 0 titularisation) en raison de plusieurs pépins physiques. «Au niveau individuel, ça se termine mal, c'est certain. Tout professionnel veut jouer et se sentir important. Mais au niveau collectif, je suis satisfait. Monaco peut se qualifier en Ligue des champions. C'est l'objectif du club».

Un club qui lui avait aussi donné pour mission d'épauler les jeunes. Ce qui l'a convaincu d'entraîner par la suite. «Je le leur ai déjà dit ! Ils le savent (rires) ! Mais avant, je veux encore jouer. Je ne veux pas finir comme ça. L'année a été trop mauvaise pour terminer ainsi. Je veux prendre du plaisir, terminer avec de bonnes sensations. J'ai de nombreux contacts. J'ai déjà rencontré quelques personnes. Rien n'est décidé. J'écoute. Je suis ouvert à tout. Peut-être faudra-t-il que le niveau du club baisse. Mais il existe, en C1, des équipes de niveau moins élevé. Une chose est claire en tout cas : j'irai dans un club où je jouerai, où on croit en moi».

L'Espagnol veut entraîner

Il poursuit : «je ne sais pas (encore combien de temps il va jouer). Le temps le dira. Ensuite, j'envisage de me renconvertir entraîneur le plus rapidement possible. Ce métier me passionne. J'ai de plus en plus envie d'apprendre, d'être bien préparé. Je passerai mes diplômes en Espagne. Avec (Andrés) Iniesta, on a déjà évoqué la possibilité de suivre le cursus ensemble. (...) J'ai ma propre philosophie du jeu. Le style d'une équipe dépend toujours de la qualité et des caractéristiques des joueurs. Il ne faut pas être fou, sinon on ne gagne jamais».

Prêt à se lancer dans une carrière de coach, il n'en a donc pas terminé avec le football pour au moins 20 ans. «30 ans plutôt ! Ma femme le sait déjà. Elle me demande : « Quand m’offriras-tu la vie que tu m’avais promise ? » Je réponds : « Jamais ! » (rires) On prendra six mois pour découvrir le monde. Et puis, je replongerai !» Avant cela, l'ancien joueur du Barça compte encore relever un nouveau défi en tant que joueur. Histoire de terminer sur une bonne note...

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