Argentine - Australie : les notes du match

Par La Rédaction FM
11 min.
Argentine - Australie : les notes du match @Maxppp

Au terme d'un match poussif, l'Argentine a assuré sa qualification contre l'Australie (2-1). Avec un grand Lionel Messi.

La suite après cette publicité

Deuxième huitième de finale de ce Mondial au Qatar ce samedi avec la rencontre entre l'Argentine et l'Australie. Première du groupe C, malgré un début de campagne surprenant avec une défaite retentissante face à l'Arabie Saoudite (1-2), l'Albiceleste avait une belle carte à jouer face aux Socceroos qui après avoir mal débuté face aux Bleus (1-4) ont réussi à devancer la Tunisie et le Danemark pour finir deuxième d'un groupe D dominé par la France. Le début de la rencontre était assez calme. Lionel Messi devait descendre dans sa partie de terrain pour venir toucher le cuir mais le danger n'arrivait pas jusqu'aux abords de la surface adverse.

En tentant de déborder sur son côté, Papu Gomez trouvait un espace pour centrer mais sa passe était alors contrée par la main de Keanu Baccus dans la surface (4e). Monsieur Marciniak ne bronchait pas et n'accordait pas de pénalty à l'Albiceleste. Alors que le jeu commençait à s'équilibrer et que les Australiens s'offraient un peu plus de liberté grâce à une possession de balle à leur avantage, Lionel Messi venait libérer les siens d'une frappe soudaine et imparable pour ouvrir le score dans cette rencontre (35e, 1-0). La Pulga inscrivait à cette occasion son tout premier but en phase à élimination directe d'une Coupe du Monde pour son 1000e match en pro ! La bonne gestion défensive des joueurs de Lionel Scaloni tuait dans l'œuf les tentatives et autres velléités offensives des Australiens jusqu'à la pause.

À lire La fédération brésilienne pense à une aide psychologique pour sa sélection

L'Argentine défiera les Pays-Bas en quart de finale

La deuxième période commençait sur les mêmes bases avec une possession en faveur de l'Argentine malgré le pressing intense des Socceroos. Peu à peu, des espaces commençaient à se créer dans le camp australien et Lionel Messi, toujours lui, pouvait déclencher en trouvant sur la trajectoire de ballon, Miloš Degenek puis Mathew Ryan (51e). Quelques minutes plus tard, les Argentins passaient à deux doigts d'une erreur défense qui aurait pu être fatale. Emiliano Martínez devait se précipiter pour éviter de laisser Duke profiter d'une passe en retrait de Nicolas Otamendi trop écrasée (53e). Finalement c'est Julián Álvarez qui profitait de l'erreur du gardien australien peu avant l'heure de jeu. Alors que Mathew Ryan cherchait à contrôler avant de relancer, il se faisait presser par Rodrigo de Paul puis se faisait subtiliser le ballon par Julián Álvarez, qui n'avait plus qu'à pousser le cuir dans le but vide (57e, 2-0).

La suite après cette publicité

L'Argentine gérait tranquillement son avance de deux buts quand l'inattendu se produisait. Craig Goodwin profitait des errements défensifs de Nicolas Otamendi pour frapper le ballon. Ce dernier semblait se diriger dans les tribunes mais Enzo Fernandez se jetait et le contrait du bras le ballon pour le propulser au fond de ses propres filets en trompant Emiliano Martínez (77e, 2-1). Dans la foulée, Aziz Behich se lançait dans un rush en solitaire, éliminait quatre Argentins dont le malheureux Otamendi dans la surface adverse avant d'être repris in extremis par Lisandro Martinez (81e). Malgré ce frisson, l'Argentine trouvait les ressources pour garder le score jusqu'à la fin de la rencontre. Sans un Lautaro Martinez maladroit, les Argentins auraient pu se donner de l'air mais l'Interiste réalisait un drop seul dans la surface après un bon travail de Lionel Messi (90e). Derrière, le capitaine de l'Albiceleste prenait ses responsabilités avec un tir enroulé superbe qui fuyait de peu la lucarne opposée (90e+4). Juste avant la fin Fin de parcours donc pour les Socceroos qui se seront bien battus face à l'Argentine. L'Albiceleste, de son côté, rencontrera les Pays-Bas en quart de finale.

L'homme du match : Lionel Messi (8) : il a, encore une fois, été le déclencheur de la rencontre. Alors que l'Argentine était malmenée, il s'est créé son propre but en étant au départ et à la conclusion de l'action, d'un tir enroulé imparable, pour ouvrir le score. Au-delà de son but, il a été le plus productif et a été le seul à vraiment créer du danger (51e). L'Ahmad bin Ali Stadium s'est même levé à plusieurs reprises pendant ses rushs solitaires, qui ont failli être décisifs (65e). Un grand Lionel Messi.

La suite après cette publicité

Argentine

  • Martinez (5) : une sortie délicate (47e), avant de se montrer plus rassurant dans les airs (65e). Mais le portier argentin n'a quasiment rien eu à faire et ne peut même pas effleurer le ballon dévié par Fernandez, pour la réduction du score.

  • Molina (4) : de la difficulté au duel face à Irvine et McGree et quelques difficultés dans le positionnement (7 ballons perdus), notamment en première période, dans le temps faible de l'Albiceleste. Après la pause, il a été plus offensif, mais cela n'a pas été flamboyant. Remplacé par Montiel (81e).

  • Romero (5) : de retour dans le onze après avoir été en concurrence avec Martinez, il a été en difficulté en début de match et n'a pas toujours réussi ses relances. Mais une fois le temps fort australien passé, il a fait preuve de plus d'applications et de solidité.

  • Otamendi (4) : Le leader de la défense argentine a réalisé une rencontre appréciable. Dans les duels aériens, il a su être imposant (2 gagnés/2 joués) et a fait preuve de solidité. De plus, il s'est montré décisif en déviant le ballon vers Lionel Messi, pour l'ouverture du score. Sa prestation a tout de même été terni par le but encaissé, où il a fait preuve de fébrilité. Et après avoir été mis dans le vent par Behich, tout proche de l'égalisation (81e).

  • Acuña (5) : le latéral du Séville FC a été solide dans ses duels (6/8 gagnés). Après la pause, il a été repositionné dans un rôle de piston, où il a pu être plus offensif, à l'image d'un bon centré tenté (65e). Sans être flamboyant, Acuña a réalisé un match costaud. Remplacé par Tagliafico (71e), qui a manqué de vitesse et s'est montré fébrile.

  • de Paul (6) : il y aura eu deux Rodrigo de Paul dans cette partie, celui de la première période et celui de la seconde. Car en début de partie, il a presque tout raté et a fait preuve d'un manque cruel de technique pour trouver ses attaquants. Obligeant parfois Messi et Gomez à redescendre. Mais après la pause, il a été beaucoup plus juste, avec et sans le ballon. C'est d'ailleurs lui qui effectue un superbe travail de pressing, amenant au but d'Alvarez.

  • Fernandez (5) : après avoir gagné sa place de titulaire, Fernandez a vécu sa première soirée difficile. Devant la défense, il n'a pas eu l'impact nécessaire pour empêcher l'Australie de progresser. Cela a été un peu mieux après la pause, mais on attendait tout de même davantage de sa part, surtout après son début de Coupe du Monde excellent. Il a également dévié le tir de Goodwin et a marqué contre son camp.

  • Mac Allister (6) : il avait été l'un des seuls à casser le bloc australien en première mi-temps et s'était montré décisif en combinant avec Messi, pour l'ouverture du score. Mais il a ensuite eu plus de mal pour faire avancer son milieu de terrain, malgré une technique qui a fait beaucoup de bien pour ressortir le ballon. Fatigué, il a cédé sa place à Palacios en fin de match (80e).

  • Papu Gomez (3) : positionné sur l'aile droite, le joueur du Séville FC a vécu une première période compliquée. Très peu sollicité par ses partenaires, il n'a touché que 33 ballons et n'a pas réussi à apporter du danger, sans offrir le moindre centre et en perdant deux ballons au duel. Seulement un tir tenté, qui s'est envolé dans le ciel qatarien. Étonnamment, il a été remplacé par Lisandro Martinez (52e), qui est entré en tant que cinquième défenseur et pas exempt de tout reproche sur le but encaissé, mais auteur d'un sublime retour (80e).

  • Alvarez (7) : à l'image de toute l'Albiceleste, son entame de match a été manquée. Mais au fur et à mesure de la partie, il est monté en puissance en apportant de la vitesse et du rythme pour inquiéter la défense australienne. Son bon travail a été récompensé en s'offrant le deuxième but de la rencontre, son deuxième depuis le début du Mondial 2022. Remplacé par Lautaro Martinez (72e), qui est resté discret et a manqué une énorme occasion (88e).

  • Messi (8) : voir ci-dessus

Australie

  • Ryan (3,5) : après une première demi-heure des plus calmes, il s'est incliné sur une frappe soyeuse de Lionel Messi (35e). Craquant face au pressing argentin, le portier du FC Copenhague s'est incliné une seconde fois peu avant l'heure de jeu (57e). Dans le temps additionnel de la rencontre, il a cependant opposé son pied au ballon de trois buts à un, permettant à l'Australie de quelque peu rester à flots.

  • Behich (4) : il regrettera surement d'avoir énervé Lionel Messi, qui lui a fait payer quelques secondes après leur accrochage, déclenchant une frappe venue tromper Mathew Ryan. Plutôt discret durant toute la partie, il s'est cependant distingué par une magnifique percée à dix minutes du terme de la rencontre.

  • Rowles (5) : il est l'un des joueurs de l'Australie à avoir touché le plus grand nombre de ballons (62), témoignant de la domination globale de l'Albiceleste. Solide défensivement, il a également fait preuve d'une grande maitrise technique en n'étant dépossédé du cuir qu'à peu de reprises.

  • Souttar (5) : intraitable dans les airs, le géant australien n'a eu aucun mal à dominer ses adversaires dans ce domaine, en dépit du fait qu'il n'a jamais eu l'occasion d'en jouer sur le plan offensif. À l'inverse, il a profité de son physique pour venir fermer la porte aux attaquants adverses à plusieurs reprises et a même tenté de venir apporter de sa présence dans la surface adverse.

  • Degenek (4) : il est le joueur australien à avoir perdu le plus grand nombre de ballons (15) et, a contrario, l'un de ceux ayant remporté le plus grand nombre de duels (6). Pour sa défense, le joueur du Colombus Crew n'a pas forcément été aidé par Leckie, délaissant régulièrement son rôle défensif pour occuper une position plus avancée. Remplacé par Garang Kuol (72e) qui aurait pu devenir le héros de toute une nation, voyant sa frappe être arrêtée par un Emiliano Martinez impérial (90e+7).

  • Baccus (4) : il s'est surtout fait remarquer pour son impact dans les duels que pour la qualité de sa technique balle au pied. Combatif sur tous les ballons, il n'en a pourtant conquit que trop peu (1 duel remporté sur 6). Il a également eu beaucoup de déchet dans le jeu, ce qui lui a certainement valu d'être remplacé par Ajdin Hrustic (58e).

  • Irvine (5,5) : il a accompagné Mitchell Duke sur le front de l'attaque, mais a essentiellement été occupé à presser. Un trop-plein d'agressivité lui aura d'ailleurs valu d'être averti au quart d'heure de jeu. Pareillement venu apporter à la construction du jeu, le numéro 22 des Socceroos a eu une énorme activité et a été replacé dans le cœur du jeu pour tenter de faire profiter de sa qualité technique à ses coéquipiers.

  • Mooy (5,5) : le maître à jouer australien s'est rendu disponible à la relance et a tenté de bien organiser le jeu de son équipe. D'un style de jeu épuré balle au pied, il a fait preuve d'une grande transmission dans ses transmissions, alternant entre beaucoup de jeu court et quelques tentatives d'ouverture, avec toujours autant de réussite.

  • Leckie (4) : il a livré une féroce bataille face à Marcos Acuña sur son côté droit, comme en témoigne le nombre de duels auxquels il a été confronté (8). Il a relativement bien réussi à empêcher les montées de son adversaire, le contraignant à défendre, profitant de la rigueur de son bloc équipe, et plus particulièrement en première période. Il a cependant montré de l'agacement, dû certainement à son manque de justesse balle au pied. Remplacé par Fran Karasic (72e)

  • Duke (4) : il a fourni beaucoup d'efforts dans le premier pressing, mais n'a pas été récompensé de son implication. Il aurait pu profiter d'une passe en retrait approximative pour Emiliano Martinez, sans succès. Un match qui, on l'imagine, a été très frustrant pour le joueur de 31 ans. Remplacé par Jamie McLaren (72e)

  • McGree (4) : son influence offensive aura été moindre, mais compensée par son travail de pressing. Tenant plutôt bien son couloir gauche, il s'est également montré précis dans le jeu de passe (93% réussies). Remplacé par Craig Goodwin (58e) qui a eu le bonheur de voir sa frappe en demi-volée être déviée dans les cages argentines, offrant à l'Australie un quart d'heure d'espoir (77e).

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Fil info

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité