Liga Portugal

Sporting CP : l’ère post-Amorim vire au cauchemar

Désormais coaché par João Pereira après le départ de Ruben Amorim du côté de Manchester, le Sporting CP traverse une crise de résultats inédite. Fragile défensivement et inefficace offensivement, le club lisboète pleure déjà son ancien stratège…

Par Josué Cassé
3 min.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Cette maxime empruntée à Lamartine résonne avec force au moment d’évoquer la trajectoire du Sporting CP, désormais orphelin de son architecte Ruben Amorim. Depuis le départ du technicien portugais de 39 ans, aujourd’hui sur le banc de Manchester United, les Leões traversent une période plus que chaotique. Ainsi, en seulement quatre matches, la formation portugaise vient d’essuyer trois défaites, face à Arsenal, Santa Clara et Moreirense. Une spirale négative qui questionne l’avenir du club, privé de son stratège emblématique.

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Le SCP enchaîne les déconvenues

De retour au sommet du football portugais après deux décennies de disette, le Sporting CP peine, en effet, à combler le vide laissé par Ruben Amorim. Loin des principes de jeu développés par le natif de Lisbonne - à savoir une rigueur défensive, un dynamisme offensif et l’apport des jeunes talents issus de l’académie - l’actuel leader du championnat portugais brille maintenant par son manque de cohésion, sa fragilité défensive et son inefficacité offensive. Symbole de cette chute libre, les trois défaites consécutives concédées par le SCP au cours des derniers jours. Surclassés 5-1 à domicile par Arsenal en Ligue des Champions, le 26 novembre dernier, les coéquipiers de Viktor Gyökeres n’ont d’abord jamais existé face aux Gunners.

Une première cauchemardesque pour João Pereira qui s’est malheureusement confirmée sur la scène nationale. Quelques jours plus tard, le Sporting a ainsi sombré en championnat face à Santa Clara, 5e de Liga Portugal. Défaits 1-0, les Leões n’ont jamais trouvé la solution pour déstabiliser un adversaire pourtant largement à leur portée. Un début de crise renforcé après un nouveau revers concédé, jeudi dernier, contre Moreirense (1-2). Totalement désorganisée, que ce soit sur le plan offensif ou défensif, et multipliant les erreurs individuelles, la formation portugaise a finalement confirmé tous ses maux actuels. Une série négative provoquant, aujourd’hui, l’impatience des supporters lisboètes…

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Le successeur de Ruben Amorim déjà sous le feu des critiques

Déjà frustrés par le départ soudain de Ruben Amorim, les habitués de l’Estádio José Alvalade XXI constatent à présent la perte de vitesse du club. Une dynamique inquiétante alors que João Pereira appelle, lui, à la patience pour mettre en place ses idées. « Ce que je peux promettre, c’est donner le maximum et un travail quotidien pour continuer à faire du Sporting un club gagnant, pour essayer de gagner plus souvent et continuer à jouer du bon football comme tout le monde en a l’habitude », avait d’ailleurs assuré l’intéressé après la gifle reçue face à Arsenal. Leader du championnat, dixième de la phase de Ligue en C1 avec 10 unités au compteur et toujours dans la course au top 8, le Sporting Portugal va, quoi qu’il en soit rapidement devoir réagir sous peine de voir la pression monter d’un cran.

Dès lors et en attendant d’éventuels ajustements tactiques, voire quelques changements lors du prochain mercato hivernal, João Pereira peut toujours compter sur son sérial buteur : Viktor Gyökeres. Auteur de 25 buts et 4 passes décisives en 22 rencontres, l’international suédois (26 sélections, 15 buts) continue, en effet, de martyriser les défenses adverses. Mais pour combien de temps ? Impressionnant face au but, le natif de Stockholm est, aujourd’hui, l’un des joueurs les plus convoités de la planète football et son départ n’a jamais été autant discuté. Une nouvelle possible perte qui pourrait alors un peu plus compromettre les ambitions nationales et européennes du Sporting, toujours en quête de la bonne recette pour construire une nouvelle ère et rugir à nouveau…

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