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Ederson : «le PSG ? J'étais heureux de lire ça, c'est un club gigantesque»

Par Alexis Pereira
6 min.
Ederson évolue à la Salernitana @Maxppp

Arrivé en janvier, au sortir d'une demi-saison réussie en prêt à Fortaleza en provenance du Corinthians, Ederson (22 ans) a complètement explosé à la Salernitana. Le milieu brésilien, homme à tout bien faire (15 apparitions, 2 réalisations, 1 passe décisive), en a épaté plus d'un en Italie, participant activement au maintien des Granate en Serie A alors qu'ils étaient pratiquement condamnés à la trêve. Sa folle ascension fait évidemment beaucoup parler de l'autre côté des Alpes et son nom a même été associé au Paris SG. Pour Foot Mercato, l'Auriverde a abordé tous ces sujets sans détour, évoquant également sa relation particulière avec Franck Ribéry et dévoilant même ses rêves de Seleção. Entretien.

Foot Mercato : félicitations pour le maintien de la Salernitana en Serie A, Ederson ! Certains disent que cela procure autant d'émotions que de remporter un trophée, est-ce vrai ?

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Ederson : merci ! Je suis très heureux d’avoir atteint l’objectif. Quand on m’a proposé de venir ici, à la Salernitana, il y avait la question du maintien. On a réussi à l’obtenir. Je suis heureux d’avoir rempli cette mission. C’était la réalité du club, notre mission, on est heureux d’avoir réussi ça.

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FM : comment expliquez-vous, de l'intérieur, que cette équipe, qui paraissait condamnée à la Serie B avant votre arrivée, ait pu ainsi se relancer ?

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E : je crois que c’est le fruit du travail et de la mentalité des joueurs. Comme moi, je suis arrivé avec l’envie de gagner des matches, d’aller chercher des points. On était concentré sur ça, on a réussi. La Salernitana a aussi engagé un coach habitué à ce genre de défis. Il est très positif, il a réussi à nous transmettre tout cela, on a réussi à enchaîner des victoires, c’était fondamental.

FM : vous soulignez l'importance de Davide Nicola, un spécialiste de ce genre de missions. Quel est son secret ?

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E : il a une aura incroyable, il est solaire, il transmet toujours une énergie positive, quels que soient les résultats. Il ne voulait pas parler de résultats. L’important pour lui, c’est le travail. Qu’on allait en cueillir les fruits. On a d’abord commencé par des nuls, mais il nous a dit qu’on était sur le bon chemin, nous a transmis son énergie positive. On a su prendre ça et le mettre en pratique sur le terrain.

FM : sur le plan personnel, comment jugez-vous ces premiers mois passés en Italie et en Europe ?

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E : je me suis très bien adapté. On m’a demandé de quoi j’avais besoin à mon arrivée, avec ma famille, je suis arrivé avec ma femme et ma fille. Tout cela m’a aidé à prendre mes marques rapidement. Le fait d’être accompagné m’a beaucoup aidé, au quotidien notamment. En plus du dialogue avec le club.

FM : comment expliquez-vous cette adaptation ultra-rapide pour votre première fois sur le Vieux continent ?

E : je ne parle pas encore totalement l'italien, mais j’arrive à me débrouiller, je comprends pas mal de choses. Je ne suis arrivé qu’il y a 3 mois, j’ai encore des progrès à faire, mais je m’en sors. En arrivant ici, je ne pensais pas trop à mon adaptation, je pensais surtout à moi, mon jeu, mes statistiques, à aider l’équipe à s’en sortir. Je ne pensais pas trop au reste, surtout au terrain. Je voulais simplement faire mieux que ce que j’étais en train de faire au Brésil. Je voulais aller plus loin. Ma saison est bonne, vu mes stats, en plus de l’objectif atteint.

FM : Franck Ribéry vous a plusieurs fois complimenté ces dernières semaines, notamment dans les colonnes de Tuttosport. On a l'impression qu'il joue le rôle de grand-frère pour vous. Quelle est votre relation ?

E : on s’entend très bien. Il comprend tout ce que peut vivre un jeune joueur qui change complètement de réalité. Il nous parlait beaucoup, nous mettait à l’aise, il aime le football brésilien aussi. Il me disait qu'il savait de quoi j’étais capable. Il m’a beaucoup poussé, complimenté. Il veut que j’aille loin, il me dit qu’il serait fier de me voir gagner beaucoup de choses à l'avenir. Il m’a dit que, d’ici un ou deux, quand il arrêtera sa carrière, il voulait venir me voir gagner des titres.

FM : le Français, jamais à court de blagues, a toujours été un grand animateur de vestiaires dans sa carrière. Est-ce toujours le cas ?

E : il est toujours pareil, il est drôle. Il enlève beaucoup de pression aux autres joueurs, surtout dans la situation dans laquelle le club était, il sait décontracter les autres joueurs, il a vécu tellement de choses. Il sentait quand il devait faire redescendre la pression. Avec son charisme et sa façon de parler avec les gens, il a toujours joué ce rôle dans la saison, soulageant les autres de cette pression.

FM : toute l'Italie, des journalistes aux consultants, parle de vos performances et on commence à parler de clubs plus huppés intéressés par vos services. Quelle est votre position ? Comment avez-vous réagi lorsque votre président a dit que vous valiez 30 M€ environ ?

E : je suis très heureux de voir mon travail reconnu. J’ai l’habitude de gérer ça, maintenant, le mercato, depuis mes débuts au Brésil, c’est comme ça. Je laisse toujours tout ça entre les mains de mes représentants. Ils gèrent et viennent me voir pour des choses réellement concrètes. Je vois les rumeurs, mais je ne me laisse pas perturber. Le plus important, c’est mon jeu, le terrain. Quand il y aura du concret, quand il y aura besoin de moi, de ma décision, là, je m’impliquerai.

FM : on a notamment parlé d'un intérêt du Paris SG, champion de France. Y a-t-il eu des contacts ?

E : j’étais heureux de lire ça, c’est la reconnaissance de mon travail, j’en ai parlé avec mes représentants quand c’est sorti, mais j’ai demandé à me concentrer sur la fin de saison, avec le maintien à aller chercher, d’autant que le mercato est encore loin. Cette semaine, je vais rentrer au Brésil, je vais parler à mes agents, on verra ce qui est vrai ou pas, s’il y a déjà des offres ou pas. Je vais voir ça cette semaine tranquillement avec eux.

FM : que pensez-vous du projet PSG ?

E : c'est un club gigantesque, qui vise de grandes choses, comme la Ligue des Champions. Ils ont ramené de grands joueurs au sein de leur effectif, j'ai beaucoup de respect et d’admiration pour ce club. J’attends de voir s’il y aura quelque chose d’officiel. C’est valorisant de voir ce genre de clubs s’intéresser à toi, quelle que soit l'issue. Il faut rester droit, travailler fort, cela paie toujours, cela permet d’aller plus loin, d’atteindre de nouveaux paliers. J’espère que d’autres belles choses arriveront pour que ma carrière aille plus loin encore.

FM : une première expérience réussie en Europe, sans doute un départ vers un club d'une dimension supérieure cet été puis, la suite logique, la Seleção. Y pensez-vous ?

E : je travaille pour ça, même si ça ne m’obsède pas, la Seleção, c’est la reconnaissance et la récompense du travail. La saison prochaine, j’y penserai peut-être un peu plus. Pas à pas, j’essaie d’aller chercher toujours un peu plus loin pour évoluer dans ma carrière.

FM : ce critère sera-t-il déterminant dans votre choix cet été ?

E : déjà, je ne sais pas si tous ces bruits sont vrais. On verra ensuite. Il faudra aussi parler avec la Salernitana, on prendra la décision ensemble, avec mon staff et la Salernitana. Je ne suis pas pressé. Le reste, on verra après.

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