Julien Fournier livre ses dernières vérités sur l’affaire Christophe Galtier
Ancien directeur du football de l’OGC Nice, Julien Fournier avait quitté ses fonctions à Nice d’un commun accord. Après les révélations autour de l’affaire Galtier, son départ prenait plus de sens et malgré la relaxe envers l’entraîneur de 58 ans, l’ancien dirigeant azuréen est revenu sur cette histoire lourde ce vendredi.

En 2023, le feuilleton Galtier avait provoqué un tollé. Ancien coach de l’OGC Nice, Christophe Galtier avait été soupçonné d’être à l’origine d’un comportement raciste à l’égard de plusieurs joueurs de son effectif. À l’époque, l’affaire avait été ébruitée après un mail envoyé par Julien Fournier, directeur du football de Nice jusqu’en 2022, à l’un de ses dirigeants, Dave Brailsford. Alors que Christophe Galtier a été relaxé depuis, cette affaire a écorné l’image de toutes les personnes impliquées malgré la décision claire prise par la justice autour de cette affaire.
Maintenant entraîneur d’Al-Duhail, l’ancien coach du PSG et de l’ASSE est passé à autre chose, mais Julien Fournier n’a pas su rebondir après cette histoire. Sans club depuis la fin de son aventure avec Nice, l’ancien dirigeant de l’OM, aujourd’hui âgé de 50 ans, s’occupe actuellement de l’académie du Racing Club Abidjan. Ce vendredi, l’ancien directeur sportif azuréen s’est exprimé auprès de nos confrères de L’Équipe. L’occasion pour lui de revenir en longueur sur cette affaire pour la dernière fois.
Les franches confidences de Julien Fournier sur l’affaire Galtier
Forcément, son après-carrière a été évoquée par les journalistes du quotidien. L’occasion pour lui de livrer sa vérité et expliquer qu’il ne sait pas vraiment si son incapacité à retrouver un poste est due à l’affaire Galtier ou non : «j’exerce un métier où il y a beaucoup de concurrence, les places sont chères dans les clubs qui peuvent m’intéresser. J’appartiens à une niche, peut-être que je me trompe, mais j’ai le sentiment que c’est ça, la réalité. Il faudrait demander aux propriétaires de clubs ! Après, j’ai une personnalité clivante, ça peut être un frein. Mais, non, l’affaire n’est pas un frein et à l’étranger, encore moins. La question est malvenue. Je ne me suis mis dans aucun bourbier. Si je suis un lanceur d’alerte ? Non, du tout. Si ça avait été le cas, je l’aurais assumé. Cela n’a jamais été un combat Fournier - Galtier. Au printemps 2022, Dave (Brailsford) me dit : « Attention, Julien, ne pas l’ouvrir, c’est encore pire que ce que Christophe a fait. » Comme tous les gens ayant vécu des choses, tel Bob Ratcliffe, avaient été écartés, j’ai dit : « Je vais partir, je t’écris le truc à toi, stop et fin. » C’est ça l’histoire, on ne va pas repartir là-dedans.»
Forcément relancé sur son avis après la relaxe prononcée par la justice envers Christophe Galtier, Julien Fournier a une nouvelle fois chargé l’ancien coach du PSG en expliquant que l’entraîneur de 58 ans aurait dû être jugé réellement pour les faits commis : «je me suis opposé à lui pour des faits que je considérais très graves, des propos et comportements douteux, voire répréhensibles. Ce n’est pas ce qui a été jugé au tribunal. Ma frustration est là. Je n’ai jamais parlé de harcèlement au travail, de discrimination à l’embauche, il a été jugé là-dessus. On a fait une confusion entre ce que moi, j’ai vécu et ce sur quoi il est allé au tribunal et a eu un non-lieu. Je ne souhaite pas une condamnation, mais j’aurais aimé qu’il puisse être reconnu de ce qu’il a fait, pas dévier le sujet sur le harcèlement moral, par exemple. C’est comme si je vous mets mon poing dans la figure, que je vais au tribunal pour meurtre et que je suis innocenté… Vous allez dire : "Attendez, je n’ai jamais dit que M. Fournier était un meurtrier, il m’a juste mis son poing dans la figure".» Le message est passé.
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