« Il a soudainement senti une douleur dans les ischios. Il sera absent plusieurs semaines ». Jonas De Roeck, nouveau coach du RSC Anderlecht, l’affirmait en conférence de presse à l’issue de la victoire sur la pelouse de Charleroi (1-2, 10e journée de Jupiler League), Samir Nasri (32 ans) est sur le flanc pour plusieurs semaines. Un nouveau coup dur pour le meneur de jeu, sorti prématurément, avant la demi-heure de jeu face aux Zèbres.

La Dernière Heure estime que l’ancien international tricolore (41 sélections, 5 buts) loupera entre 2 et 4 matches dans les semaines à venir. Pour Saint-Trond et Eupen (11e et 12e journées), l’ex-Marseillais sera à coup sûr trop juste. Et, à la vue de sa sortie du stade, en béquilles, le quotidien belge imagine que son absence pourrait durer plus longtemps et le priver des chocs face à La Gantoise et au Cercle Bruges (13e et 14e journées).

Une cascade de déchirures

Un coup dur alors que ce dernier commençait à s’imposer comme un titulaire en puissance chez les Mauves, qu’il a rejoints cet été (5 titularisations depuis le 9 août), et prendre de nouvelles responsabilités, à l’image de sa prise de parole face à des supporters en colère il y a quelques jours. Mais un coup dur prévisible pour celui qui, sur les deux dernières années, entre Antalyaspor et West Ham, n’a débuté que 12 matches pour 14 apparitions toutes compétitions confondues. Entre efforts pour se mettre en forme et en condition (il a perdu du poids), il paye aujourd’hui les pots cassés... et une certaine fragilité musculaire du bas du corps.

La publication belge publie en effet un historique de ses lésions de ce type et le bilan est éloquent, avec une déchirure aux ischios à Arsenal en janvier 2010 (deux semaines), trois à Manchester City en septembre 2012 (six semaines), mai 2015 (un mois) et octobre 2015 (six mois), puis trois déchirures au mollet lors de ses passages à Antalyaspor et West Ham. Suspendu dix-huit mois pour dopage entre juillet 2017 et janvier 2019, Samir Nasri est rattrapé par son corps alors qu’il relançait doucement mais sûrement la machine. Un obstacle de plus dans son opération reconquête. Un obstacle de trop ?