Il y a des des défaites qui font plus mal que d’autres. Et pour les supporters grecs, le revers concédé par la sélection hellène à domicile, face aux Iles Féroé, a fait plus que mal. Vécu comme un authentique exploit côté féringien, ce résultat a été très mal accueilli au pays de Platon. À tel point que, rapidement, le sélectionneur national Claudio Ranieri est apparu sur la sellette. Arrivé tout juste cet été après avoir été débarqué de l’AS Monaco, le technicien transalpin s’est attiré les foudres de la vox populi.

Pourtant, ce vendredi soir encore, le tacticien italien croyait en ses chances de maintien sur le banc de touche : « Je pense que l’entraîneur est toujours responsable des résultats de l’équipe. Il est donc évident que je prends la responsabilité de ce mauvais résultat. Mais ce n’est pas le moment de prendre des décisions hâtives. Les décisions importantes doivent toujours être prises à tête reposée. Je prévois de rester à mon poste et de diriger cette équipe lors des prochains matches ».

Sauf que la Fédération Grecque de Football en a décidé autrement et, ce samedi matin, la guillotine a coupé la tête de Ranieri. En effet, un communiqué publié par la Fédération a confirmé le départ du coach passé par Chelsea. La piteuse défaite concédée la veille au soir et le mauvais parcours global de l’équipe grecque au cours de ces éliminatoires à l’Euro 2016, bons derniers de leur groupe avec seulement un petit point au compteur, a fini par avoir raison de la bonne volonté de Ranieri.