Voilà une information qui ne devrait pas faire sourire l’ASSE, une de plus en ces jours déjà très agités au club. Julien Sablé a remplacé Oscar Garcia durant la trêve internationale. Problème, Pierre Repellini, ancien joueur des verts de 1970 à 1980, et aujourd’hui trésorier du syndicat des entraîneurs (UNECATEF) a affirmé sur les ondes de France Bleu Saint-Etienne ce lundi soir que le nouveau coach n’avait pas les diplômes requis. Jusque là, rien de nouveau seulement la pratique, courante en Ligue 1, d’utiliser un prête-nom n’a plus cours dans les règlements de la LFP (les articles 356 de la Charte du Football Professionnel et l’article 13 de la convention collective des entraîneurs ont été réécrits, ndlr). « Alain Raverra (l’adjoint de Sablé) avec le diplôme et Julien Sablé avec les fonctions, ce n’est plus possible » synthétise la radio.

« Il n’a pas le diplôme ! Vous ne pouvez plus maintenant avoir des prêtes-noms. Ce n’est plus possible. Vous ne pouvez plus avoir d’entraîneur sur le banc de touche qui n’a pas le BEPF. Est-ce que le président de l’ASSE a pesé ce truc-là ? Sinon il les fout dans la m... », a précisé Repellini. Il reste à trouver une solution mais elle est onéreuse. Dans l’urgence, Julien Sablé peut obtenir une dérogation d’un mois ce qui l’emmène au 16 décembre (il a été nommé le 16 novembre, ndlr) mais après ce délai la note risque d’être salée. Le club devrait écoper d’une amende de 25 000 € par match, soit 500 000 € cumulés sur la saison (les 20 derniers matches de championnat). C’est l’équivalent du salaire d’un bon entraîneur de Ligue 1. Julien Sablé, occupé par son poste, n’a pas le temps de passer ses diplômes et surtout, selon France Bleu, un membre de l’ASSE est déjà en train de les passer. Le média précise que le club n’a pas voulu donner suite à ses sollicitations.