En Espagne, il fait partie des joueurs les plus connus de LaLiga. Et pour cause. À 38 ans, Joaquin arpente les terrains espagnols depuis la saison 2000/2001, sa première année disputée entièrement avec l’équipe première du Betis. Enfant des Verdiblancos passé par Valence (2006-2011), Malaga (2011-2013) et la Fiorentina (2013-2015), Joaquin a fait son retour dans son club de cœur il y a quatre ans, à 34 ans. Et ceux qui s’imaginaient le voir revenir pour préparer tranquillement sa retraite ont été servis.

Personnage haut en couleur, dont l’humour fait souvent parler sur les réseaux, le natif du Puerto de Santa María n’en reste pas moins un compétiteur, même si son Betis chéri lutte surtout pour une place dans le milieu de tableau. Une réputation qui s’est confirmée dimanche face à l’Athletic. Auteur d’un triplé en vingt petites minutes, Joaquin a permis aux siens de manger les Basques à domicile (3-2) et d’enchaîner une troisième victoire de rang. Une performance XXL (il s’agit du premier triplé de sa carrière) saluée comme il se doit par la presse espagnole.

Une longévité exceptionnelle

À 38 ans et 140 jours, le Betico est ainsi devenu le plus vieux joueur de l’histoire de LaLiga à signer un hat-trick. Il a en effet battu le record détenu jusque-là par le mythique Merengue Alfredo Di Stefano (37 ans et 255 jours). Mais ce n’est pas tout. Estadio Deportivo nous apprend également que le succès de dimanche a permis à Joaquin de dépasser un certain Cristiano Ronaldo au nombre de victoires en Liga (217 contre 216). Une autre performance de taille puisque l’Andalou est l’élément ayant gagné le plus de rencontres de Liga sans avoir joué une seule fois chez les équipes les plus prolifiques du championnat en termes de points (Real Madrid, FC Barcelone, Atlético de Madrid).

Une longévité exceptionnelle qui se confirme aussi dans ses statistiques personnelles. Cette saison, Joaquin a ainsi déjà fait mieux que l’an passé (autant de buts, 6, mais 2 assists contre 0). Libre de tout contrat à la fin de la saison, le Sévillan n’est donc pas là pour jouer le retraité de service. Une mentalité qui n’étonne pas Eder Sarabia, ancien entraîneur adjoint du Betis. « À chaque fois qu’il va vers un joueur (pour le dribbler), il lui prouve de quel métal il est fait. C’est un très grand professionnel. Je ne me rappelle pas d’un entraînement où il a démontré le contraire. C’est vrai qu’à un moment donné, il y avait un Joaquin qui s’éteignait… mais il aime tellement le football et il comprend le Betis mieux que tout le monde. Joaquin fait des blagues et ses vidéos (sur les réseaux sociaux) parce qu’il est l’un des rares joueurs admirés et aimés partout il où est passé. Il suffit de voir les hommages qui lui sont rendus sur les terrains. » Et aujourd’hui, il n’y a qu’à voir le traitement que lui réserve la presse espagnole pour s’en apercevoir.