Une saison de plus, les Français seront présents en nombre en Liga. On compte effectivement 20 joueurs tricolores dans les rangs des clubs espagnols cette saison, auxquels il faut ajouter les bi-nationaux qui ont décidé de représenter leur pays d’origine, à l’image de Geoffrey Kondogbia. La plupart d’entre eux sont des grands noms du championnat ibérique et évoluent dans les meilleures formations outre-Pyrénées. Certains sont de vrais tauliers de leur équipe, à l’image de Karim Benzema et de Raphaël Varane au Real Madrid, alors que la première saison d’Antoine Griezmann à Barcelone s’annonce excitante. Pour ces joueurs, qui ont déjà prouvé leur niveau et sortent de belles saisons sur le plan individuel, le défi sera avant tout collectif. Les deux premiers voudront probablement mettre fin à la domination catalane en Liga, alors que Grizi aura sûrement comme objectif de décrocher la coupe aux grandes oreilles, en plus de s’offrir un premier titre en championnat. D’autres en revanche, jouent très gros...

Zinedine Zidane, pas le droit à l’erreur

Avant de parler des joueurs, on est obligé de se pencher sur Zinedine Zidane. Le Marseillais a fait le pari plutôt risqué de reprendre les commandes du Real Madrid, après avoir remporté trois Ligues des Champions. Autant dire que la barre est très haute, et la pré-saison n’a pas été forcément encourageante. Premièrement, parce que le jeu produit par son équipe est jugé très insuffisant, ce qui a déjà valu une première vague de critiques au champion du monde 1998. Mais surtout, parce que la révolution tant annoncée n’a finalement pas eu lieu, et l’équipe type sera la même que l’an dernier avec Eden Hazard comme seule nouveauté. Le club a du mal à boucler les renforts demandés par Zinedine Zidane, comme Pogba, et le Français n’est pas intéressé par les mêmes joueurs que sa direction, à l’image de Donny van de Beek. L’horizon risque d’être gris, pas seulement pour lui mais pour toute son équipe, si les premières journées de Liga venaient à confirmer cette tendance pessimiste qui se dégage du côté de la capitale...

Samuel Umtiti doit se refaire

Il y a encore un an, Samuel Umtiti était une référence à son poste, surtout après la deuxième étoile glanée par les Bleus. Mais cette saison a été très compliquée pour lui. Pas totalement remis de ses problèmes récurrents au genou, il a dû laisser sa place à Clément Lenglet. Et ce dernier en a bien profité, devenant le compagnon de charnière attitré de Gerard Piqué, une place qu’il a conservée même lorsque l’ancien de l’OL est revenu. Depuis, lorsqu’il a revêtu la tunique blaugrana, Big Sam n’a pas forcément été au niveau attendu. Cette saison, il devra donc reprendre sa place de titulaire, d’autant plus que s’il est encore dans les onze de Didier Deschamps avec les Bleus, une nouvelle saison sur le banc pourrait pousser le sélectionneur à choisir un nouveau partenaire pour Raphaël Varane.

Ousmane Dembélé va avoir de la concurrence

Un autre francés qui a déçu à Barcelone l’an dernier. Dans une moindre mesure peut-être, puisqu’il a tout de même montré de belles choses par moments, mais Dembouz n’a encore jamais été à la hauteur des espérances des supporters culés. Trop irrégulier, aussi handicapé par les pépins physiques à répétition, il n’a pas réussi à démontrer qu’il reste l’un des jeunes les plus talentueux de la planète. Seulement, cette année la tâche s’annonce encore plus compliquée puisque la concurrence sera plus rude avec l’arrivée de son ami Antoine Griezmann. Et que dire d’un éventuel retour de Neymar... Tout porte à croire qu’il va devoir se contenter de porter le costume de joker offensif et profiter au maximum des minutes qui lui seront attribuées par Ernesto Valverde. Faire de meilleurs choix devant et s’améliorer dans ses déplacements sans ballon seront certains des principaux devoirs qu’il va avoir à rendre tout au long de la saison.

Thomas Lemar doit faire mieux

L’Atlético de Madrid s’apprête à vivre un nouveau cycle passionnant après cette révolution estivale, où sont partis bon nombre de cadres, remplacés par des joueurs plus jeunes et d’une qualité qui n’est plus à prouver. On parle beaucoup, à juste titre, de João Félix, auteur d’une excellente présaison. Mais le Français a lui aussi brillé pendant les amicaux disputés par les Colchoneros. Après une première saison en dents de scie, ce qui est souvent habituel chez les nouvelles recrues rojiblancas, l’heure de la vérité est venue. L’ancien de l’AS Monaco sera, avec le Portugais, le principal playmaker de l’équipe, et pendant l’été il a déjà montré qu’il avait les capacités pour prendre le jeu à son compte et faire des différences balle au pied. Il devra maintenant en faire de même dans les rencontres officielles, avec un sacré supporting cast autour de lui et surtout, une équipe qui ambitionne d’être bien plus offensive cette saison. La tendance est plutôt à l’optimisme à son sujet à Madrid.

Nabil Fekir, la nouvelle star du Betis

Son cas est un peu différent de ceux de ses compatriotes cités ci-dessus, dans la mesure où lui ne doit pas forcément encore rendre de comptes à son club, à ses partenaires ou à ses supporters après une saison ratée. C’est surtout pour lui qu’il n’a pas vraiment le droit de se louper en Andalousie. Une bonne saison au Benito Villamarin peut à nouveau lui ouvrir les portes d’un grand club, ou même lui permettre de disputer l’Europe avec le Betis, alors qu’une saison médiocre ou mitigée le mettrait dans une situation de stagnation. Il est clairement à un tournant de sa carrière, qui confirmera s’il peut devenir un cador au niveau européen ou s’il devra juste se contenter de cette étiquette de "bon joueur sans plus". Il doit par ailleurs aussi se montrer aux yeux de Didier Deschamps. Il s’agit pour lui de justifier que ce choix Betis était le bon. Une chose est sûre, il va pouvoir compter sur un public bouillant et déjà acquis à sa cause pour le soutenir, et aura toutes les cartes en main pour s’épanouir au sein d’une équipe qui pratique un jeu offensif qui devrait lui convenir à merveille.

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