La saison du PSG est désormais lancée. Il ne peut pas en être autrement alors que se profile la première journée de la Ligue des Champions mercredi, avec le choc face au Real Madrid. Sauf que l’exercice 2019-2020 ne semble pas bien né, surtout si on le compare avec le précédent. Pour la première année de Thomas Tuchel, le PSG avait vite enchanté avec de larges succès et une qualité de jeu au rendez-vous. Ce n’est pas le cas actuellement. Les deux victoires à domicile en août, contre Nîmes et Toulouse, bien que larges, n’étaient pas accompagnées d’une prestation collective aboutie. Celle obtenue à Metz avait été sérieuse à défaut d’être séduisante. Contre Strasbourg, le club de la capitale a livré un match très médiocre, aussi bien dans l’engagement physique (où Idrissa Gueye fut l’un des rares à surnager) que dans la créativité offensive.

Le retour de Neymar a certes amené un peu de jus, mais dans un contexte particulier pour le Brésilien, il ne pouvait pas véritablement rayonner. Du coup, on a vu une équipe parisienne sans idée directrice, avec très peu de mouvements offensifs, et une inspiration quasi nulle. Di Maria a été imprécis, Sarabia fantomatique, et Choupo-Moting est redevenu Choupo-Moting. En zone mixte, le défenseur central Abdou Diallo, plutôt convaincant dans ses interventions sur le pré, a préféré positiver. « Ça fait partie du foot. Il faut savoir jouer des matches difficiles, reconnaître que l’adversaire a été bon, et essayer de s’en sortir du mieux qu’on peut. Ça va nous forger et ça va nous servir pour la suite. »

Des absences préjudiciables

Qu’en est-il de Thomas Tuchel ? Il est conscient que son équipe n’a pas livré un match abouti, mais il a préféré retenir la solidité défensive. « Oui, mais c’est aussi le quatrième match où l’adversaire n’a pas marqué, dans un moment où les joueurs reviennent de la trêve internationale avant un grand match de Ligue des Champions. Contre Strasbourg, c’est toujours un peu compliqué pour nous. Ce n’était pas notre meilleur match, mais on est restés dedans avec une belle réaction en seconde période. On a montré une belle mentalité après la blessure de Colin Dagba, alors qu’on était à 10. C’est très positif. Alors oui, c’est toujours mieux si on n’attend pas la dernière minute, je ne veux pas être dur au niveau de la critique. »

Peu emballant depuis l’entame de la saison, le PSG s’apprête à recevoir le Real Madrid, qui n’a pas non plus, de son côté, apporté toutes les garanties d’une grande saison. Ce sera sans Neymar, suspendu, sans Kylian Mbappé, blessé, et peut-être avec Edinson Cavani, qui n’était pas dans le groupe pour affronter Strasbourg. Interrogé sur ces absents, Tuchel a partagé son inquiétude. « Ça fait trop et j’espère qu’on ne perdra pas de confiance. On doit jouer ensemble. L’équipe fait ça, mais peut-être qu’on ne doit pas attendre les mêmes choses qu’avec Ney, qu’avec Kylian ou Edi. C’est différent au niveau individuel, grâce à leur qualité. C’est différent pour la confiance, mais aussi pour l’adversaire car quand tu joues contre Ney ou Kylian, c’est autre chose. » Mais puisque le début de saison est différent de celui de la saison passée, on se rappellera que le PSG avait débuté sa campagne européenne, avec Neymar et Mbappé titulaires, par une défaite sur la pelouse de Liverpool.