La langue de bois, très peu pour lui. Bernard Lacombe n’hésite jamais à dire ce qu’il a sur le cœur, aussi bien à son président qu’aux médias. Si parfois cela provoque des tensions en interne (Claude Puel n’a jamais apprécié les sorties médiatiques corsées de Lacombe), cela donne surtout un autre éclairage sur les prestations des joueurs de l’Olympique Lyonnais. A l’occasion de la trêve internationale, Bernard Lacombe a été invité par Le Progrès à faire le bilan de la première partie de saison.

Au rayon des satisfactions, il place au premier rang Bakary Koné et Alexandre Lacazette. « Bakary Koné qui a fait un début exceptionnel. Et ensuite, il y a Lacazette, il s’est révélé. Il est le plus près des pros au niveau des attaquants. Il me fait penser à Sylvain Wiltord dans ses enchaînements, la prise de balle, il sent le jeu, il est footballeur, il joue juste. Clément Grenier aussi a bien participé. Les jeunes sur lesquels on a tiré, ont lâché. Ils ne se connaissent pas bien non plus, même un peu éprouvés, ils sont tellement contents de jouer, qu’ils ne disent rien. Ils sont dans le rouge, et poum !, ils explosent », explique-t-il. La fatigue accumulée depuis août a coûté cher à l’OL pour Lacombe.

« Oui, on a eu des temps forts, des matches supers intéressants, et des matches plus compliqués, comme celui de Lille, ou on a eu la balle de match par Bafé. Jimmy Briand aussi est bien revenu. Ces trois premiers mois ont été terribles. Mais quand on est à la corne tout le temps, au bout d’un moment, on est carbonisé », lance-t-il, avant d’évoquer ses déceptions. « Le non-match à Madrid. Il y a un écart entre les deux équipes, mais ce n’est quand même pas le fossé que l’on a vu ce soir-là. On les a regardés, respectés, mais pas dans le bon sens. On a senti de l’impuissance. J’ai été déçu aussi par le dernier match à Sochaux. Gourcuff et Ederson qui sont toujours en phase de reprise ont dû jouer. Ils ont été arrêtés longtemps, six mois. Et on leur a demandé de jouer rapidement. En trois semaines ils ont plus joué que depuis des mois, alors forcément, ils n’étaient pas au top. En plus des éléments donnés plus haut, on a perdu Bastos qui avait été décisif, et qui avait aidé Gomis », glisse-t-il.

Au final, nous sommes loin des attaques en règle de la période Puel et l’intransigeant Lacombe est globalement satisfait du travail effectué. Rémi Garde peut souffler, le conseiller spécial du président Aulas a rendu un rapport positif à l’encontre de son travail !